Méditation du Samedi 25 avril 2026 

Thème : Le respect mutuel dans la diversité 

Pensée 


Si l’Esprit de Dieu nous encourage à prêcher la parole à temps et à contretemps, il veut également que nous évitions les discussions qui n’édifient pas. Choisissons bien nos batailles. 

Romains 14 :1-4 ; LSG 

Étude 


« Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions » (verset 1). Le verbe grec « proslambanō », qui est traduit « faire accueil », signifie accueillir avec enthousiasme, en y prenant un vif intérêt ; recevoir favorablement (avec bienveillance) ; admettre dans son cercle (relation, communion) ; accueillir avec affection (et non avec jugement) ; prendre avec soi (idée d’intégration réelle). Ainsi, il ne s’agit pas juste de tolérer quelqu’un, mais bien de l’inclure intentionnellement. La différence d’opinions sur des choses non essentielles ne doit pas être une raison de rejeter autrui. 

Le Saint-Esprit nous aidera à comprendre où poser les limites de l’association avec des frères qui auraient des opinions différentes des nôtres sur une telle doctrine ou pratique. 

« Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes » (verset 2). Ce sont les habitudes culinaires qui étaient au cœur des différences entre les chrétiens de l’Église de Rome. Les chrétiens d’origine juive avaient tendance à garder la loi sur les viandes pures et impures telle que donnée à Moïse par Yahweh (Lévitique chapitre 11 verset 1 à 47 ; Deutéronome chapitre 14 verset 3 à 20). Lors de la réunion qui s’était tenue à Jérusalem concernant les règles à prescrire à ceux qui venaient du monde païen pour rejoindre Christ, il leur avait été dit de s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, en plus de l’impudicité (Actes chapitre 15 verset 29). Les chrétiens d’origine païenne, quant à eux, avaient tendance à manger de tout. Ils mangeaient, par exemple, de la viande, du porc, etc. 

Dans le cas expressément cité par Paul, certains poussaient les restrictions jusqu’à ne manger aucune viande. Dans le contexte romain, en effet, beaucoup de viandes vendues sur les marchés avaient été offertes aux idoles. C’est probablement la raison pour laquelle certains chrétiens préféraient éviter tout risque de pollution spirituelle en décidant radicalement de ne pas manger de viande. 

Il est bien de savoir qu’il existe — depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui — plusieurs courants religieux et spirituels qui excluent la viande pour des raisons ascétiques (discipline, pureté, maîtrise de soi, élévation spirituelle). Exemple : jaïnisme, hindouisme, bouddhisme (certaines écoles). Dans les spiritualités modernes telles que le New Age, on pratique le végétarisme ou le véganisme pour des raisons d’harmonie avec la nature, de pureté spirituelle et d’énergie du corps. Fermons cette parenthèse qui avait pour but d’élargir notre horizon sur la pensée des hommes au sujet du chemin par lequel on trouve la paix. 

Souvenons-nous de ce que Jésus avait dit au sujet de la nourriture : « Il n’est hors de l’homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller ; mais ce qui sort de l’homme, c’est ce qui le souille… Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres » (Marc chapitre 7 versets 15 et 21). 

« Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli » (verset 3). Compte tenu du fait que Dieu a accueilli l’un et l’autre, il est malvenu pour celui qui mange de tout de mépriser celui qui se restreint. De même, il est déplacé pour celui qui exclut toute viande de son alimentation de juger (condamner) celui qui, exerçant sa foi, choisit de manger de tout. Nous n’avons pas le droit d’exclure celui que Dieu a accueilli. 

C’est cette importante vérité que le Saint-Esprit a enseignée à Pierre lorsqu’il lui donna une vision alors qu’il était à midi sur un toit à Joppé pour prier. Lorsqu’il refusait de prendre et de manger les animaux impurs qui étaient dans un voile descendu du ciel, le Saint-Esprit lui dit : « Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé » (Actes 10 verset 15). Yahweh avait choisi de porter l’Évangile aux païens que les Juifs considéraient aussi impurs que les animaux interdits dans le Lévitique. Lorsqu’il arrive chez Corneille, Pierre prononce des paroles qui nous invitent à la réflexion : « Vous savez, leur dit-il, qu’il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d’entrer chez lui ; mais Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur » (Actes 10 verset 28). 

« Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir » (verset 4). Seul Jésus, en tant que propriétaire des brebis, a le droit de condamner celui que nous avons tendance à rejeter ou à mépriser. Il est important de rappeler la différence entre juger, qui consiste à analyser une situation pour voir si elle s’aligne avec la parole de Dieu, et le jugement (condamnation), qui place l’homme dans une position de perdition définitive. 

Jésus tient la vie de ses enfants dans ses mains, et il a la capacité de les affermir. Prions pour celui qui est faible, pour celui qui ne comprend pas encore. Accueillons-le dans les limites indiquées par l’Esprit de Dieu et montrons-lui de l’amour et de la considération. Le Saint-Esprit est Celui qui convainc. Il trouvera le chemin du cœur des faibles, plus rapidement que nous ne l’imaginons, si nous prions avec instance pour leur croissance dans les choses spirituelles. 

Pour aller plus loin 

Accueillir et aimer les frères : Romains 15:7 ; Jean 13:34-35 ; 1 Jean 4:7-8 ; Hébreux 13:1-2; 

Ne pas juger ni condamner : Matthieu 7:1-5 ; Jacques 4:11-12 ; Luc 6:37 ; 1 Corinthiens 4:5 

Liberté chrétienne et conscience : 1 Corinthiens 8:9-13 ; 1 Corinthiens 10:23-24 ; Galates 5:13 ; Colossiens 2:16-17 ; 

Édification et paix dans l’Église : Romains 14:19 ; Éphésiens 4:1-3 ; 1 Corinthiens 10:31-33 ; Hébreux 12:14 : 

Transformation du cœur plutôt que des apparences : 1 Samuel 16:7 ; Matthieu 15:11 ; Proverbes 4:23 ; Ézéchiel 36:26 ; 

Requête 


Père, au nom de Jésus, garde-moi humble devant toi. Que les choses que tu me fais connaître ne me transforment pas en juge de mes frères. Je rejette tout esprit de calomnie, de médisance et de critique. Déconnecte ma bouche et mon cœur de toute source amère. 

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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