Pensée
Méditation du Jeudi 30 avril 2026
Thème : Le Christ, modèle du service désintéressé
Pensée
Dieu appelle les forts à supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas. Autant que cela soit possible, gardons la paix et l’unité. La gloire de Dieu surpasse nos intérêts personnels.
Romains 15:1-6 ; LSG
Étude
« Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes » (Romains 15:1). Ceux qui sont forts doivent se soucier des plus faibles et ne pas seulement regarder à leur propre intérêt. Le Saint-Esprit revient sans cesse sur cette recommandation, car dans le monde, les personnes intelligentes, compétentes et rapides ont généralement du mal à s’associer avec celles qui ne sont pas au moins aussi rapides, intelligentes, etc.
Je me souviens des années passées à l’université : lorsqu’il fallait constituer des groupes pour faire des projets, ceux qui n’étaient pas reconnus comme étant les plus forts dans une matière donnée étaient les derniers à être choisis. Parfois, ils se retrouvaient sans groupe. L’enseignant devait alors les imposer à un des groupes constitués.
Dans le contexte de l’Église que Dieu bâtit, ceux qui sont forts doivent faire preuve de patience envers ceux qui ne le sont pas. La force dont il est question dans ce verset désigne la maturité spirituelle. Celui qui est spirituellement mature cherchera donc le bien de son prochain.
Le verset 2 dit : « Que chacun de nous doit complaire au prochain en faisant ce qui est bien pour l’édification », c’est la Bible Louis Segond. La version Darby dit : « Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain pour son bien et pour l’édification ». Il n’est pas question de sacrifier la vérité de la parole de Dieu, mais de manifester sa miséricorde pendant que nous nous restreignons dans la jouissance des privilèges que nous confère notre statut d’enfant de Dieu.
Le contexte, ici, est celui de la nourriture et de l’observance de certains jours. Si ma conscience ne me juge pas lorsque je consomme certaines viandes, je dois, par égard pour celui qui me dirait que telle viande a été sacrifiée sur un autel, m’abstenir. C’est de cela qu’il est question : je dois protéger la faiblesse de l’autre et faire attention.
Le verset 3 dit : « Christ ne s’est pas complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit : les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi ». Jésus-Christ non plus n’a pas regardé à lui-même. Il a regardé aux intérêts du Père. Il a regardé à nous, qu’il voulait sauver. Il a donc souffert un certain nombre de choses. Il s’est tu lorsqu’il était outragé. Il n’a pas ouvert la bouche. Il aurait pu parler, mais il a gardé le silence par égard pour le travail que le Père accomplissait à travers lui pour notre bien. C’est cet exemple-là que nous sommes invités à suivre.
« Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (versets 5 à 6).
L’unité est l’une des conditions de réussite de toute organisation. C’est pour cette raison que nous devons nous donner une même vision afin de favoriser cette unité. Le Saint-Esprit dit : « Afin que tous ensemble, d’une même bouche, vous glorifiiez Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. » C’est l’unité qui est recherchée.
La persévérance, évoquée dans ce passage, consiste à demeurer ferme sous la pression, à tenir sa position malgré les épreuves et à continuer sans abandonner. Nous avons besoin de persévérance. Alors que les différences de conviction, de points de vue et d’opinions créent des tensions et des frictions qui peuvent rendre difficile l’avancement commun, le Dieu de la persévérance, qui nous encourage à marcher dans l’unité, nous donnera la grâce de continuer à faire ce qu’il nous montre afin que cette unité soit accomplie.
Il est aussi le Dieu de la consolation. La consolation, c’est l’encouragement, l’exhortation, le réconfort actif. En effet, nous aurons besoin de persévérance et de consolation, car il nous arrivera d’être blessés par notre prochain, d’être offensés par quelqu’un, et nous aurons alors besoin d’être relevés, d’être encouragés à continuer d’avancer.
Les sentiments que nous sommes invités à avoir les uns envers les autres selon Christ nous viennent de Jésus-Christ lui-même. Ce n’est pas dans la chair ni dans l’âme que l’on trouvera les ressources pour cheminer ensemble, alors que l’on travaille à aplanir les différences. Le Dieu de la persévérance, qui nous a précédés et a ouvert le chemin, nous donnera de suivre les traces de Jésus-Christ, qui bâtit son Église, qui est une, et qui a donné son Esprit, qui est un. Il nous rappelle encore et encore que notre force est dans l’unité.
Que sa paix repose sur toi, au nom de Jésus.
Pour aller plus loin

Service et amour du prochain : Jean 13:14-15, Galates 5:13, Philippiens 2:3-4, 1 Pierre 4:10, Marc 10:45 ;
Renoncement à soi : Luc 9:23, Matthieu 16:24, Philippiens 2:5-8, 2 Corinthiens 5:15 ;
Unité dans le corps de Christ : Jean 17:21-23, Éphésiens 4:1-6, 1 Corinthiens 1:10, Colossiens 3:14-15 ;
Patience et support mutuel : Colossiens 3:12-13, Éphésiens 4:2, 1 Thessaloniciens 5:14, Jacques 5:7-8 ;
Consolation et encouragement : 2 Corinthiens 1:3-4, Romains 15:4, Hébreux 10:24-25, 1 Thessaloniciens 5:11 ;
Modèle de Christ dans la souffrance : 1 Pierre 2:21-23, Hébreux 12:2-3, Ésaïe 53:3-7, Philippiens 2:8 ;
Requête
Père, au nom de Jésus, remplis-moi de la sagesse et des sentiments qui sont en Jésus. Que la vision de cette Église unie qui marche avec toi et en toi ne me quitte pas.
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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