Méditation du lundi 6 juillet 2026 

Thème : La nouveauté de la grâce  

Pensée : 

Les juifs ne comprenaient pas parce qu’ils étaient demeurés dans l’ancien système. Celui qui refuse d’être transformé par le renouvèlement de son intelligence pourra-t-il entrer ?  

Marc 2 :18-22; LSG 

Étude 

« Les amis de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux? Aussi longtemps qu’ils ont avec eux l’époux, ils ne peuvent jeûner. » (verset 19).  Examinons quelques éléments clés de ce verset empruntés à la tradition des mariages juifs.  

« Les amis de l’époux », doit être compris comme « les fils de la chambre nuptiale », c’est-à-dire les proches et témoins du marié lors d’un mariage juif. À cette époque, les noces duraient parfois une semaine entière et étaient marquées par la fête, et non par le jeûne. Il aurait été absurde, voire insultant pour l’époux, que ses invités jeûnent alors qu’il est présent et que la fête bat son plein. 

Jésus s’identifie ici, de façon implicite, à l’époux. Ce n’est pas une image choisie au hasard : dans l’Ancien Testament, Dieu est fréquemment présenté comme l’époux d’Israël (Ésaïe 62, 5 ; Osée 2, 16-19 ; Ézéchiel 16). En reprenant cette image pour lui-même, Jésus fait donc une affirmation discrète, mais réelle, sur son identité : il est celui qu’on attendait, dont la venue inaugure les noces du Royaume de Dieu. 

« Aussi longtemps qu’ils ont l’Époux avec eux » : la logique est simple. Dans le judaïsme, le jeûne exprime avant tout le deuil, la repentance ou l’attente d’une intervention de Dieu (souvent liée à l’espérance messianique). Or, le Messie est arrivé. Sa présence transforme le deuil en joie. Jeûner maintenant reviendrait à passer à côté de ce qui se passe réellement, à nier la joie que sa venue apporte. 

« Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là. »  (verset 20) C’est, dans l’évangile de Marc, la première allusion à sa mort à venir. La joie de sa présence sera interrompue par son départ — et c’est alors que le jeûne retrouvera son sens, comme expression du désir de son retour. 

Un autre niveau de compréhension des paroles de Jésus s’offre à nous. Il avait dit à ses disciples : « Il est avantageux pour vous que je m’en aille. » En effet, si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous. Mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. » Jean, chapitre 16, verset 7. Lorsqu’il était au milieu de ses disciples, il était leur défenseur. Il était leur modèle, la nouvelle création. Il accomplissait toutes choses. La guérison, les délivrances, les enseignements : tout cela se passait sous ses yeux. Oui, on les envoyait pour mettre en pratique ce qu’ils avaient appris. Mais c’est Jésus qui accomplissait tout. Sa présence parmi eux était semblable à celle d’une mère prenant soin d’un bébé. Quand il est dans les bras de sa mère, l’enfant n’a pas à se soucier de quoi que ce soit. Mais quand il commence à grandir, à devenir autonome et à mûrir, il est un peu laissé à lui-même. Jésus-Christ leur avait montré à quoi ressemble la vie d’un homme qui vit par le Saint-Esprit. L’Esprit de Dieu en nous, la nouvelle création ; l’Esprit de Dieu sur nous ; la grâce qui vient de la résurrection ; la puissance de marcher comme des fils de Dieu. Il fallait que les disciples qui suivaient Jésus entrent véritablement dans la position où il se trouvait. Il n’avait donc pas besoin de jeûner lorsqu’il était là, car tout était à sa disposition, et c’est lui qui agissait. Après son départ et l’arrivée du Saint-Esprit, ils allaient entrer dans la maturité ; ceux qui étaient encore des enfants ou des bébés allaient eux aussi marcher de leur propre pied, bien sûr avec le soutien du Saint-Esprit. À ce moment-là, le jeûne leur serait donc nécessaire, comme Jésus, au début de son ministère, s’était retiré pendant 40 jours pour jeûner et prier avant de commencer à enseigner et à guérir. Pour marcher comme lui, ils devaient aussi développer l’habitude du jeûne, de la prière et de la consécration, qui est le moyen par lequel l’homme se soumet à l’Esprit de Dieu comme un instrument qui désire être utilisé puissamment. Voilà une autre raison importante pour laquelle il ne pouvait pas jeûner. Il n’était pas nécessaire de prendre le deuil, d’humilier leur âme ; ils étaient encore à la phase d’enfance, où le bébé est nourri gracieusement par sa mère. 

« Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire » (verset 21). Bien que Jésus-Christ ait exercé son ministère sous l’Ancienne Alliance et qu’il ait parfaitement observé toutes les lois de Dieu pour notre bénéfice, il a inauguré quelque chose de totalement nouveau. Les prophètes Ézéchiel et Jérémie l’avaient annoncé. Dieu allait faire quelque chose de nouveau. Les termes de la Nouvelle Alliance seraient gravés dans les cœurs, et non plus sur des tables de pierre. Les cœurs de pierre seraient changés en cœurs de chair. La bonne nouvelle du royaume de Dieu recherche des personnes transformées, recréées. Les disciples de Jean-Baptiste et les pharisiens jugeaient constamment Jésus à l’aune de leur tradition et de leurs coutumes, qu’ils considéraient comme éternelles. Mais un autre Dieu avait fait un autre chemin. Jésus-Christ était le nouveau chemin. Le message qu’il a porté était du vin nouveau pour les nouvelles outres. Tant que nous restons prisonniers des lois et des commandements des hommes, des traditions, nous n’entrerons pas dans le royaume de Dieu. Il faut renaître et marcher dans une obéissance quotidienne. Sa justice s’établit dans la vie de ceux qui se laissent transformer par le renouvellement de leur intelligence. Ils se lèvent et marchent à nouveau. Ils sont les autres neufs, les cœurs renversés, le vin nouveau. Sortons donc de l’ancienne tradition. Jésus parle du royaume de Dieu. Il n’a rien à voir avec les traditions et les commandements des hommes. 

Pour aller plus loin 

LA NOUVELLE ALLIANCE : 

Jérémie 31.31-34 ; Ézéchiel 36.25-27 ; Hébreux 8.6-13 ; Hébreux 10.15-18 ; Luc 22.20 ; 

LE VIN NOUVEAU ET LES OUTRES NOUVELLES : 

Marc 2.21-22 ; Matthieu 9.16-17 ; Luc 5.36-39 ; 

LA NOUVELLE CRÉATION : 

Jean 3.3-8 ; 2 Corinthiens 5.17 ; Galates 6.15 ; Éphésiens 2.10 ; Colossiens 3.9-10 ; 

LE RENOUVELLEMENT DE L’INTELLIGENCE : 

Romains 12.1-2 ; Éphésiens 4.22-24 ; Colossiens 3.1-3 ; Tite 3.5 ; 

LA LIBERTÉ PAR RAPPORT AUX TRADITIONS DES HOMMES : 

Ésaïe 29.13 ; Matthieu 15.3-9 ; Marc 7.6-13 ; Colossiens 2.8 ; Colossiens 2.20-23 ; 

LE JEÛNE DANS LA NOUVELLE ALLIANCE : 

Matthieu 6.16-18 ; Actes 13.2-3 ; Actes 14.23 ; 2 Corinthiens 6.4-5 ; 2 Corinthiens 11.27 ; 

MARCHER PAR LE SAINT-ESPRIT : 

Jean 16.7-15 ; Romains 8.1-17 ; Galates 5.16-25 ; Éphésiens 5.18 ; 2 Corinthiens 3.17-18 ; 

Requêtes 

Père, au nom de Jésus, ouvre mes yeux afin que je vois les choses nouvelles que tu as inaugurées avec la nouvelle alliance. Je te loue de ce que je suis une nouvelle créature. Saint-Esprit conduis-moi sur le chemin de la vie. 

Note importante : 

N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21 ; LSG). 

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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