Méditation du jeudi 25 juin 2026
Semaine de jeûne et de prières
Thème : Enfin Libre
Thème 4 : Jésus-Christ en nous
Pensée :
Le dessein éternel de Dieu n’a jamais été de simplement pardonner les péchés de l’homme, mais de le rétablir dans sa communion, de le transformer à l’image de son Fils et de le faire participer à son règne et à sa gloire. Depuis la chute d’Adam, l’humanité est à la recherche de ce qu’elle a perdu : la présence de Dieu, la vie véritable et la puissance qui découle de cette communion. Ce que les prophètes avaient annoncé durant des siècles est désormais révélé en Jésus-Christ : « Christ en vous, l’espérance de la gloire. »
Colossiens 1:26-27 ; LSG
Étude
Appelé à son règne et à sa gloire
Le mystère de la gloire de Dieu
Le mot hébreu « kabôd » qui est traduit « gloire » dans l’Ancien Testament signifie abondance, honneur, splendeur, réputation, dignité de la position ; relatif à la condition et aux circonstances extérieures. Le mot grec « dókos » qui est traduit « gloire » dans le Nouveau Testament signifie honneur, renommée. Il s’agit d’une qualité particulièrement divine, la manifestation tacite de Dieu, sa splendeur.
Ainsi, la gloire de Dieu est liée à sa présence. Lorsqu’il a prononcé ces paroles : « Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire » (Matthieu, chapitre 6, verset 13), Jésus nous a révélé le mécanisme par lequel la gloire de Dieu est manifestée. Celui qui a les yeux pour voir constatera qu’au départ se trouve le règne de Dieu. Le « règne de Dieu » évoque son trône et sa présence.
Le Saint-Esprit, qui est lié à la présence de Dieu, manifestera la puissance de Dieu pour étendre son règne. Le travail du Saint-Esprit fait nécessairement éclater la gloire de Dieu, qui sanctifie son nom. Notre Dieu est le seul vrai Dieu. Il est saint. Il est très saint.
Quelqu’un peut-il comprendre l’amour que le Père nous porte en nous faisant ses enfants ? Il nous appelle à partager son règne et sa gloire.
La nouvelle naissance est ce miracle par lequel notre cœur a été changé. C’est de notre esprit dont les Écritures parlent. Il a été recréé en Jésus (Éphésiens 2.10). Jésus est venu habiter en nous par son Esprit. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas (Romains 8.9).
Christ en nous, la semence du ciel destinée à nous rendre parfait
Comprendre la perfection
Le mot grec « telios », traduit par « parfait » dans le verset 28, ne signifie pas d’abord « sans défaut », « sans péché » ou « absolument irréprochable », comme nous l’entendons souvent aujourd’hui. Il désigne plutôt un être mature, accompli, parvenu à son plein développement, achevé dans sa croissance, adulte spirituellement. L’idée est celle d’un fruit arrivé à maturité ou d’un homme devenu adulte.
Paul ne dit pas qu’il veut présenter des croyants qui n’ont jamais commis d’erreur. Il veut présenter des disciples enracinés dans la foi, affermis dans la vérité, transformés à l’image du Christ, capables de discerner la volonté de Dieu et arrivés à une maturité spirituelle.
Le ministère de la prédication, de l’exhortation et de l’enseignement a précisément pour but de faire grandir les croyants jusqu’à cette maturité.
La force de Jésus agit puissamment dans le parfait
L’apôtre Paul, qui était parfait, nous permet de comprendre quel est le chemin de la perfection que Dieu désire tant pour chacun de ses enfants.
La lecture attentive des versets 28 et 29 permet de comprendre que Paul travaillait beaucoup. Il combattait avec la force de Dieu. Celle-ci agissait puissamment en lui. La maturité à laquelle il était parvenu n’était pas le fruit du hasard. Dans le livre des Galates, au chapitre 1, nous apprenons qu’après sa conversion, il s’est rendu en Arabie, où il a été enseigné par Jésus-Christ lui-même. Les choses qu’il enseignait ne venaient pas de l’homme. Il les avait apprises de Jésus. C’est la parole de vérité reçue dans notre cœur qui nous transforme. Jésus est dans sa parole. Au verset 28, l’apôtre choisit d’instruire les hommes et de leur annoncer les choses qu’il a reçues de Dieu. Nous voyons qu’il ne voulait pas le faire en se basant sur la sagesse des hommes. Il voulait le faire par l’intermédiaire du Saint-Esprit. C’est la sagesse de Dieu qui transforme l’homme. C’est en Dieu que se trouve la vie véritable. Cette vie nous est transmise par sa parole.
Il avait compris que le chemin de la perfection passait par une vie menée à la lumière de la révélation de la parole de Dieu. Jésus est la Parole qui était au commencement avec Dieu et qui s’est manifestée dans le monde afin que les hommes entrent en communion avec Dieu. C’est cette communion avec Dieu qui produit la vie et la croissance.
L’homme doit faire le choix conscient de se détourner de lui-même, du diable et du monde, pour se focaliser sur Dieu et sur les choses célestes. Tout son être doit désirer être rempli de Dieu et des choses célestes. Lorsque sa Parole habite richement en nous, nous sommes rendus participants de sa vie. Une transformation profonde doit se faire chez l’homme qui est passé de la mort à la vie. Sa volonté, ses sentiments, son imagination, sa mémoire, toutes les facettes de son âme doivent être visitées par l’Esprit de Dieu, transformées et rendues des outils de la justice divine, capables d’agir avec puissance et sans limitation par une personne qui s’est ainsi offerte à lui. C’est le désalignement d’une dimension quelconque avec le ciel qui limite ce que Dieu peut faire avec un homme. Plus nous sommes en contact avec notre être profond, notre âme, plus grande sera la force qui agit en nous. C’est l’œuvre du Saint-Esprit qui amène l’homme de gloire en gloire.
Son Esprit qui repose sur nous
Marie et la révélation du design de Dieu pour la manifestation de sa gloire
Marie était la jeune fille vierge par qui allait s’accomplir la prophétie d’Ésaïe : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : voici, la vierge concevra et enfantera un fils, et elle l’appellera du nom d’Emmanuel » (Ésaïe, chapitre 7, verset 14). Environ 730 ans plus tard, l’ange Gabriel fut envoyé vers Marie, qui crut en ses paroles concernant la venue de Jésus. Lorsqu’elle lui demanda ce qui allait se passer concrètement, car elle était vierge, Gabriel répondit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’enfant saint qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. » (Luc, chapitre 1, verset 35).
Il est important de noter que sa foi avait permis à Dieu de faire s’accomplir en elle la parole relative à la venue de Jésus. La semence de ce que le Père voulait faire avait été placée en elle. Ceci est à mettre en parallèle avec le concept « Christ en nous ».
Le Saint-Esprit est venu sur Marie. Elle a été recouverte par l’ombre de la puissance du Très-Haut, exactement comme une poule couve ses œufs. La semence a commencé à croître pour produire ce que le Père avait destiné à produire, car les conditions de la croissance étaient réunies.
L’alliance de la grâce qu’il a conclue avec Jésus pour notre bénéfice inclut l’Esprit en nous et l’Esprit sur nous. La première expérience fait de nous des enfants de Dieu ; nous sommes cohéritiers avec Jésus de tous les trésors du ciel. La deuxième expérience nous donne accès à la puissance infinie de Dieu.
La perfection en Christ est impossible en dehors de ce schéma clairement révélé dans les Écritures.
Une promesse qui doit être reçue par la foi
Beaucoup sont dans la confusion au sujet du Royaume de Dieu et des promesses que le Père nous a faites, car ils n’ont pas compris le ministère et la personne du Saint-Esprit. Ils n’ont pas compris qu’en devenant enfants de Dieu, ils étaient entrés dans le Royaume de Dieu, un royaume céleste qui ne fonctionne pas selon les règles de ce monde. Jésus-Christ avait dit à ses disciples : « Je vous ai beaucoup de choses à annoncer, mais vous n’êtes pas capables de les porter. » Lorsque le Saint-Esprit, l’Esprit de vérité, serait venu, il les conduirait dans toute la vérité (Jean 16:12). Lorsqu’il quittait la Terre, dans le livre des Actes, chapitre 1, il demande expressément à ses disciples de ne pas quitter Jérusalem et d’attendre d’être revêtus. Ceux à qui il s’adressait étaient nés de nouveau, mais ils n’étaient pas configurés comme Jésus l’était lorsqu’il marchait sur terre. Lorsque Jésus-Christ est entré dans l’eau pour être immergé, le Saint-Esprit est descendu sur lui. Ce jour-là, deux choses se sont produites. Il inaugurait le premier baptême chrétien en exemplifiant la mort et la résurrection. Il était entré dans l’eau, puis en était ressorti : le baptême d’eau et le baptême dans le Saint-Esprit.
Le jour où il quitte la Terre, il demande à Pierre, Jean, Jacques et aux autres de ne pas quitter Jérusalem et d’attendre. Le Saint-Esprit est d’une importance capitale pour nous. Lorsqu’il vient, il nous apprend à vivre en provenance du ciel. Il nous apprend à mourir aux choses de la terre pour vivre de plus en plus dans le monde spirituel. Voilà quelque chose qui nous a échappé et que nous ne comprenons pas. La Terre est le dernier endroit où les choses se manifestent. Elle commence dans le monde spirituel. Ce n’est pas pour rien que ceux qui se rendent dans le monde astral et qui ont fait allégeance à Satan travaillent de nuit et accomplissent toutes leurs actions dans le monde astral. Ils se rendent dans leur chambre, font des projections astrales et se déplacent dans différents endroits. Ils font des choses qui auront des répercussions sur la Terre. La domination sur la Terre s’exerce à partir du monde spirituel. Ils se retirent donc dans le monde spirituel pour influencer ce qui se passe sur Terre. Jésus a vécu exactement de cette façon. Il savait se retirer pour prier, passait la nuit à prier et nous dit qu’il ne faisait rien qu’il n’avait vu auprès du Père. C’est ce chemin que nous devons suivre. Nous devons tout faire dans la prière et apprendre à nous retirer pour agir dans le monde spirituel afin d’avoir de l’influence dans ce monde.
La vie de L’Esprit libère de la prison du moi – Romains 8:13; LSG
J’ai su que l’heure était venue d’attendre d’être revêtu, car l’expérience de l’Esprit sur nous nous donne la puissance de marcher comme des fils de Dieu. Celui qui est né de nouveau n’a pas cette puissance. Il a la vie de Dieu en lui, mais il lui manque l’activateur. Il lui manque la personne qui fait germer et croître la semence du ciel qui est en lui. La vie de Dieu que nous avons reçue dans notre esprit doit grandir et remplir toute notre âme. Elle doit conquérir notre âme. C’est par le Saint-Esprit qui nous recouvre que cela est possible. Le Saint-Esprit nous apprend à détester le monde. Il nous sépare de ce qui est commun. Lorsque Jésus-Christ a été baptisé et que le Saint-Esprit est descendu sur lui, il l’a conduit dans le désert, où Jésus a jeûné et prié pendant 40 jours. Lorsqu’il est sorti de cette période de consécration, de privation, de renoncement et de purification, il est dit qu’il était revêtu de la puissance d’en haut. Son âme s’était soumise entièrement au Saint-Esprit. C’est la vie de l’âme au service d’un cœur corrompu qui ferme les portes des fleuves d’eau vive de Dieu qui veulent couler à travers nous. Lorsque nous amenons toutes les dimensions de notre âme à la croix, nous permettons à la gloire de Dieu de se manifester. Celui qui, bien qu’il soit devenu chrétien, a connu la nouvelle naissance, s’il vit par la chair et continue de vivre comme un homme commun, il mourra. Il ne parviendra pas à la stature parfaite du Christ.
En revanche, s’il fait mourir les actions du corps par la puissance de l’Esprit, il instaure le règne de Dieu dans sa volonté, son imagination, ses sentiments, sa mémoire, bref, dans toutes les dimensions de son être. Dieu sera alors Dieu dans toutes les dimensions de son être. Il n’y aura alors plus aucune limite à la puissance de Dieu. En vivant par l’Esprit, nous n’accomplirons pas les désirs de la chair. En vivant par l’Esprit, il nous délivrera de la prison du moi. Le Christ en nous, c’est l’espérance d’une vie puissante par le Saint-Esprit. Souvenons-nous que nous avons besoin du Saint-Esprit sur nous. Ce manteau de puissance active la vie de Dieu en nous et nous permet de conquérir tout notre être et le monde.
En conclusion, disons que le salut ne marque pas la fin de l’œuvre de Dieu en nous ; il en est le commencement. La nouvelle naissance dépose en nous la vie de Christ, mais cette vie est appelée à grandir jusqu’à remplir toutes les dimensions de notre être. Le Père ne cherche pas seulement des croyants sauvés, mais des fils et des filles mûrs, transformés, capables de manifester sa gloire sur la terre.
POUR ALLER PLUS LOIN

CHRIST EN NOUS : Jean 14:16-23 ; Jean 15:4-7 ; Galates 2:20 ; Éphésiens 3:16-19 ; Colossiens 1:26-29 ; Colossiens 2:9-10 ; 1 Jean 4:13-16 ;
LA NOUVELLE NAISSANCE : Jean 3:3-8 ; Ézéchiel 36:25-27 ; 2 Corinthiens 5:17 ; Tite 3:5-7 ; Jacques 1:18 ; 1 Pierre 1:23 ;
LA MATURITÉ SPIRITUELLE : Matthieu 5:48 ; Romains 8:28-30 ; Éphésiens 4:11-16 ; Philippiens 3:12-15 ; Colossiens 1:28 ; Hébreux 5:12-14 ; Jacques 1:2-4 ;
LE SAINT-ESPRIT EN NOUS : Jean 7:37-39 ; Jean 14:26 ; Romains 8:9-17 ; 1 Corinthiens 3:16 ; 1 Corinthiens 6:19 ; Galates 5:22-25 ;
LE SAINT-ESPRIT SUR NOUS : Ésaïe 61:1 ; Luc 3:21-22 ; Luc 4:18 ; Actes 1:4-8 ; Actes 2:1-4 ; Actes 4:31 ; Actes 10:38 ;
MARCHER PAR L’ESPRIT : Romains 8:1-14 ; Galates 5:16-25 ; Colossiens 3:1-17 ; Éphésiens 5:15-21 ;
LA TRANSFORMATION À L’IMAGE DE CHRIST : Romains 12:1-2 ; 2 Corinthiens 3:17-18 ; Philippiens 2:5-13 ; Colossiens 3:9-17 ; 1 Jean 3:1-3 ;
LA GLOIRE DE DIEU : Exode 33:18-23 ; Exode 40:34-38 ; Ésaïe 6:1-8 ; Jean 1:14 ; Jean 17:22-24 ; Romains 8:17-18 ; 2 Corinthiens 4:6-7 ; Apocalypse 21:22-23 ;
LA PRIÈRE ET LA COMMUNION AVEC DIEU : Psaume 27:4 ; Jérémie 29:12-13 ; Matthieu 6:6 ; Marc 1:35 ; Luc 5:16 ; Jean 15:7 ; Hébreux 4:16 ;
LA MORT À SOI-MÊME : Matthieu 16:24-25 ; Luc 9:23-24 ; Jean 12:24-26 ; Romains 6:1-14 ; Galates 6:14 ; Philippiens 3:7-11 ;
Requêtes
Père, au nom de Jésus, apprends-moi à recevoir l’Esprit qui donne la puissance de marcher comme un fils de Dieu.
Note importante :
N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21 ; LSG).
Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
No responses yet