Méditation du vendredi 7 août 2026


Thème : Puissance de la foi et de la prière


Pensée : L’incrédulité était la cause de l’échec des disciples. Le remède de l’incrédulité est le jeûne (Matthieu 17 :20-21). Sans incrédulité, la foi du grain de sènevé produit des résultats.

Marc 9 :14-29; LSG


Étude


« Maître, j’ai amené auprès de toi mon fils, qui est possédé d’un esprit muet […] J’ai prié tes disciples de chasser l’esprit, et ils n’ont pas pu. (Verset 17 et 18). Dans les Évangiles, la foule et les responsables religieux évaluaient souvent un maître à travers le comportement de ses disciples. Les pharisiens demandent ainsi à Jésus pourquoi il mange avec les pécheurs (Marc 2:16). Ils l’interrogent sur le fait que ses disciples ne jeûnent pas (Marc 2:18). Ils lui reprochent également ce que ses disciples font le jour du sabbat (Marc 2:23-24). Ils lui demandent : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? » (Matthieu 15:2). Ainsi, les actions des disciples engageaient la réputation et l’autorité de leur maître. La foule ne les considérait pas comme indépendants de Jésus, mais comme les membres visibles de son ministère. La perception populaire pourrait se résumer ainsi : « Si vous êtes les disciples de Jésus, vous devez avoir appris de lui et être capables d’agir en son nom. »

C’est à Jésus que le père, qui avait entendu de nombreux témoignages de guérison et de délivrance, avait amené son fils. Comme Jésus se trouvait sur le mont Thabor avec Pierre, Jean et Jacques, il s’était naturellement tourné vers les neuf autres disciples pour trouver une solution au problème auquel il était confronté : la délivrance de son fils. Les disciples de Jésus avaient été formés pour délivrer, guérir et enseigner. À plusieurs reprises, Jésus les avait envoyés et ils avaient connu le succès. Cette fois-ci, ils échouent à répondre aux besoins de celui qui s’est adressé à Jésus. En tant qu’associés à Jésus, le monde s’attend à ce que nous représentions pleinement le Jésus de la parole. « J’ai amené mon enfant vers toi, mais tes disciples n’ont pas pu l’aider. » Notre échec atteint indirectement la réputation de Jésus. La foule s’était rassemblée, les scribes discutaient avec les disciples et le père avait exposé leur incapacité. La puissance du ministère de Jésus semblait alors remise en question. C’est ce qui se passe quand Jésus descend de la montagne. Les scribes avaient probablement saisi cette occasion pour contester Jésus et ses disciples. L’échec d’un disciple peut en effet affecter la manière dont les autres perçoivent son maître. C’est une vérité que Paul exprimera plus tard. « Le nom de Dieu est blasphémé parmi les païens à cause de vous. » Romains, chapitre 2, verset 24. En tant que disciples de Jésus Christ, nous avons une grande responsabilité : nous devons nous représenter convenablement devant les hommes. Notre échec atteint indirectement sa réputation.

« Race incrédule, leur dit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi » (verset 19). Jésus n’a jamais renvoyé un malade sans lui donner le don de guérison. Il n’a jamais renvoyé un opprimé sans lui donner le don de la délivrance. Il n’a pas trouvé d’excuses aux neuf disciples qui avaient manqué l’occasion de glorifier Dieu. Il a pointé du doigt la racine de leur échec : l’incrédulité. Contrairement à ce que l’on pense souvent, ce n’est pas une faiblesse, mais un péché. « Êtes-vous encore sans intelligence, et ne comprenez-vous pas ? Avez-vous le cœur endurci ? Avez-vous des yeux, et ne voyez-vous pas ? Avez-vous des oreilles, et n’entendez-vous pas ? » Et n’avez-vous point de mémoire ? » leur avait-il demandé six jours plus tôt (Marc, chapitre 8, versets 17 à 18). L’incrédulité, c’est le refus de croire que Dieu fera ce qu’il a dit. Ce n’est donc pas que Dieu ne voulait pas délivrer ce jeune enfant. Ce n’est pas non plus que Dieu voulait que ce père continue à porter sa croix pour apprendre l’humilité ou d’autres vertus, comme certains le prétendent pour justifier leurs faiblesses. C’est l’incrédulité. Par notre incrédulité, nous fermons notre cœur au Saint-Esprit qui a déjà agi. À la croix, l’Agneau de Dieu a été immolé. Son sacrifice est la provision pour toute forme de guérison et de délivrance. C’est l’incrédulité qui nous ferme l’accès à la victoire de la croix. En parfaite harmonie avec la volonté de Dieu, qui désire que nous soyons en bonne santé et que nous prospérions, et qui veut toujours nous donner ce que la croix nous a acquis, Jésus demande que l’enfant lui soit amené.

« Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus » (verset 24). Selon le récit de Matthieu, le père avait présenté son fils comme un lunatique (Matthieu 17:15). Le mot grec traduit par « lunatique », selēniazomai, reflète l’ancienne croyance selon laquelle certaines crises étaient influencées par la Lune. Plusieurs traductions modernes rendent donc l’expression par « il est épileptique ». La médecine aurait vraisemblablement diagnostiqué une épilepsie sévère, probablement accompagnée d’un trouble de l’audition ou du langage. Cependant, le diagnostic narratif et spirituel de Marc est celui d’un esprit impur dont l’action produisait des manifestations ressemblant à des crises épileptiques. Les maladies et les infirmités n’existaient pas avant la chute d’Adam. Ainsi, elles découlent de la mort et du péché. Les Écritures les présentent comme les œuvres du diable (Actes 10:38). Jésus discerne un esprit muet et sourd, à qui il s’adresse spécifiquement. Nous devons apprendre à parler à la montagne. Sur l’ordre de Jésus, l’esprit se manifeste et quitte l’enfant, qui retrouve alors toute sa santé.

« Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière » (verset 29). Jésus répond à la question des disciples qui n’avaient pas compris, lorsqu’il avait pointé l’incrédulité comme la cause de leur échec, que l’esprit impur n’était pas particulièrement fort ou résistant. Le problème était qu’ils avaient cru ce que leurs yeux voyaient plutôt que la parole de Dieu. Face aux manifestations de l’enfant, ils étaient incapables de croire que Dieu allait accomplir sa promesse de soutenir nos paroles qui s’alignent sur les siennes. « Cette sorte » est donc mise pour « incrédulité » et non pas pour une catégorie de démons. Souvenons-nous que Jésus les a dépouillés à la croix (Colossiens 2.15).
La prière et le jeûne purifieront notre cœur pour enlever la peur, le doute, l’incrédulité et les autres impuretés du genre. Lorsque le cœur est pur, la puissance coule naturellement. Tout esprit est soumis au nom de Jésus. Ne l’oublions pas.

POUR ALLER PLUS LOIN

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La foi qui rend possible l’impossible
(Matthieu 17:20-21 ; Matthieu 21:21-22 ; Marc 11:22-24 ; Luc 17:5-6 ; Hébreux 11:1-6 ; Jacques 1:5-8)
L’incrédulité comme obstacle à la puissance de Dieu
(Matthieu 13:54-58 ; Marc 6:5-6 ; Marc 8:17-18 ; Hébreux 3:12-19 ; Hébreux 4:1-2 ; Jacques 1:6-7)
La prière et le jeûne contre l’incrédulité
(Matthieu 6:16-18 ; Matthieu 17:19-21 ; Marc 9:28-29 ; Luc 5:33-35 ; Actes 13:2-3 ; Actes 14:23)
La puissance d’une vie de prière
(Jérémie 33:3 ; Matthieu 7:7-11 ; Luc 11:5-13 ; Luc 18:1-8 ; Jean 15:7 ; Jacques 5:15-18 ; 1 Jean 5:14-15)
L’autorité des disciples sur les esprits impurs
(Matthieu 10:1,7-8 ; Marc 3:14-15 ; Marc 6:7,12-13 ; Luc 9:1-2 ; Luc 10:17-20 ; Actes 16:16-18)
La puissance du nom de Jésus
(Marc 16:17-18 ; Luc 10:17 ; Jean 14:12-14 ; Actes 3:6-8,16 ; Actes 4:10-12 ; Philippiens 2:9-11)
Parler avec foi à la montagne
(Zacharie 4:6-7 ; Matthieu 17:20 ; Matthieu 21:21 ; Marc 11:22-24 ; 2 Corinthiens 4:13 ; Romains 4:17-21)
La victoire de Jésus sur les œuvres du diable
(Genèse 3:15 ; Luc 4:18-19 ; Actes 10:38 ; Colossiens 2:13-15 ; Hébreux 2:14-15 ; 1 Jean 3:8 ; Apocalypse 12:11)
Persévérer jusqu’à l’établissement de la victoire
(Luc 11:5-10 ; Luc 18:1-8 ; Romains 4:18-21 ; Galates 6:9 ; Éphésiens 6:13-18 ; Hébreux 10:35-39)
Représenter dignement Jésus devant le monde
(Matthieu 5:14-16 ; Jean 13:34-35 ; Romains 2:21-24 ; 2 Corinthiens 5:20 ; Philippiens 2:14-16 ; Tite 2:7-10 ; 1 Pierre 2:11-12)

Requête


Père, au nom de Jésus, purifie mon cœur de toute impureté. Apprends-moi à ignorer les témoignages du monde pour me concentrer sur ce que proclame ta parole. Tu es mon Dieu.


Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki

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