Méditation du mercredi 24 juin 2026
Semaine de jeûne et de prières
Thème : Enfin Libre
Thème 3 : Jésus-Christ crucifié
Pensée :
Parmi toutes les vérités révélées dans les Écritures, aucune n’est plus centrale que celle de la crucifixion de Jésus-Christ. Depuis la chute d’Adam, Dieu poursuit un seul et même objectif : réconcilier l’homme avec lui-même et restaurer en lui l’image qu’il avait perdue. Les prophètes l’ont annoncé, les sacrifices de l’Ancienne Alliance l’ont préfigurée, et les apôtres l’ont proclamée : la croix est au cœur du plan de Dieu pour l’humanité.
1 Corinthiens 2 :1-5 ; LSG
Étude
Stratégie d’avancement du royaume de Dieu
Le problème du cœur de l’homme: La futilité des efforts humains
Au fil des siècles, les hommes se sont penchés sur des questions existentielles telles que : « D’où venons-nous ? », « Pourquoi existons-nous ? », « D’où vient le mal ? », « Pourquoi le mal existe-t-il ? », « Comment rendre l’homme meilleur ? »… et un certain nombre de réponses ont été proposées. Des religions polythéistes sont nées dans plusieurs peuples qui tentaient de répondre à ces questions. Les philosophes ont également tenté d’y répondre. Les psychologues ont également proposé des solutions et des explications. Même les politiques essaient d’expliquer ce qui se passe et pourquoi le mal existe. Qu’ont-ils fait pour améliorer l’homme ? Aujourd’hui, plusieurs personnes m’ont parlé de développement personnel et de différentes méthodes pour améliorer la vie de l’homme et trouver un sens à ce qui se passe. En ce qui concerne le problème fondamental de l’homme, le Saint-Esprit le répète à plusieurs reprises dans les Écritures : c’est le péché. Et le péché est lié à la nature de l’homme, qui a changé. Créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, l’homme était alors gouverné par le Saint-Esprit et ne produisait que des actes de justice. Après sa chute, il a hérité de la nature du diable, l’iniquité, et s’est retrouvé emprisonné dans la mort et le péché. Son cœur est foncièrement mauvais et il est impossible de l’améliorer.
Les efforts que les uns et les autres déploient pour améliorer le cœur de l’homme et rendre sa vie meilleure sont vains. Le cœur de l’homme est mauvais par-dessus tout. On ne peut pas l’améliorer. C’est pour cette raison que l’Agneau de Dieu a été immolé avant la fondation du monde, afin d’offrir un chemin par lequel l’homme peut être racheté. L’amour de Dieu avait prévu qu’il y aurait un moyen de le relever s’il advenait que l’homme tombe. Il a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. C’est le cœur méchant qui est ôté et remplacé par un cœur à l’image et à la ressemblance de Dieu. Le prophète Ézéchiel parle de cœurs de pierre remplacés par des cœurs de chair. Il est important de comprendre la nature des choses auxquelles nous faisons face et la réponse que Dieu a choisie. Pour que notre mission soit un succès, nous ne devons pas dévier de la ligne qu’il a tracée. Le cœur de l’homme est mauvais par-dessus tout, et ses problèmes viennent du péché. Si sa nature est changée, sa destinée le sera aussi. Son expérience le sera également. C’est une question d’identité.
Tout part de notre identité. Ceux qui descendent d’Adam ont hérité de l’identité de Satan, tout comme lui. Ils sont foncièrement opposés à Dieu. Éphésiens, chapitre 2, nous explique qu’ils sont conduits par l’esprit du monde, le prince de la puissance de l’air, celui qui a abandonné sa place dans le ciel. Autrefois, il était parfait, mais un jour, l’iniquité fut trouvée en lui, car il avait choisi de regarder à lui plutôt qu’à Dieu. Le cœur de l’homme ne peut pas être amélioré par des techniques de psychologie, de développement personnel, de philosophie ou de religion. Le cœur de l’homme doit être changé, et Dieu seul peut opérer cette transplantation. C’est un miracle.
Jésus-Christ nous a envoyés avec le même message qu’il a reçu de Dieu le Père. Les hommes doivent se détourner de leurs mauvaises voies pour revenir à lui. Ils doivent considérer ce qui s’est passé sur la croix et se donner entièrement afin que le miracle de la transplantation cardiaque puisse se produire. Il n’y a pas d’autre chemin de justice que celui-ci.
Le témoignage de Dieu que nous annonçons est centré sur la croix
Le Seigneur Jésus avait prononcé ces paroles lorsque, envoyant son serviteur Ananias vers Paul, qui jeûnait et priait depuis le jour où Jésus l’avait rencontré sur la route de Damas, il lui dit : « Va, car cet homme est un instrument que j’ai choisi pour porter mon nom devant les nations, devant les rois et devant les fils d’Israël. » Actes, chapitre 9, verset 15. Paul avait donc été choisi pour rejoindre les autres qui avaient reçu le même mandat : porter le nom de notre Seigneur Jésus devant les nations. À propos de ce nom, l’épître aux Philippiens de Paul nous dit qu’il est au-dessus de tout autre nom dans tout l’univers. Ce nom, qu’il a reçu de Dieu, fait fléchir les genoux de tout être dans les cieux, sur la terre et sous la terre. Il s’agit toujours d’une démonstration de puissance. Les hommes sont appelés à reconnaître qui est Dieu. Qui est le plus grand, qui est le plus fort ? La shema Israël dit : « Écoute, ô Israël, l’Éternel, ton Seigneur, est le seul Éternel. » (Deutéronome chapitre 6 verset 4) Cela signifie qu’il est au-dessus de tous ceux qui se présentent aux hommes comme des rochers, comme des dieux.
Et pourquoi a-t-il reçu un tel nom ? Il a reçu ce nom parce qu’il était l’égal de Dieu et qu’il existait sous forme de Dieu, mais qu’il n’a pas considéré comme une proie arrachée d’être égal à Dieu. Il s’est dépouillé lui-même en prenant la forme d’un serviteur, en devenant semblable aux hommes et en apparaissant comme un simple homme. Il s’est humilié. Il a été obéissant jusqu’à la mort, et même jusqu’à la mort sur la croix. Le Père avait besoin d’un sacrifice pour sauver la descendance d’Adam. Jésus-Christ a offert ce sacrifice. En s’humiliant jusqu’à la mort sur la croix, le Père lui a donné un nom qui est au-dessus de tous les noms. C’est ce nom que Paul a reçu pour mission d’annoncer. C’est ce nom que nous avons reçu pour mission d’annoncer. Ce nom ne peut être annoncé sans que l’on proclame la croix. Ce nom est attaché à la croix. Où qu’il se rendait, Paul ne pouvait pas ne pas parler de ce nom et de la croix ; le nom qu’il avait reçu découlait de la croix.
La conversion des âmes et la formation de disciples sont les objectifs de la prédication et de l’enseignement de la Parole de Dieu. Comment produire ce qui lui ressemble ? Si nous nous éloignons de ses prescriptions, comment pourrions-nous produire ce qui lui ressemble si nous ne portons pas nous-mêmes son image ?
Les deux fondements de la foi: la sagesse des hommes ou la puissance de Dieu
Qui est le spécialiste du discours persuasif, la sagesse ? Paul fait principalement référence ici aux orateurs professionnels, philosophes et sophistes grecs.
Les sophistes étaient des maîtres de rhétorique qui enseignaient l’art de la parole éloquente et de la persuasion. Parmi les plus célèbres, on compte : Protagoras, Gorgias, Hippias et Prodicos.
Dans le monde grec, un homme pouvait acquérir prestige, richesse et influence grâce à son éloquence. Les habitants de Corinthe étaient particulièrement sensibles à ce type d’enseignement.
Ces discoureurs professionnels utilisaient différentes techniques :
- Ils mettaient l’accent sur la forme plutôt que sur le contenu, et travaillaient soigneusement la beauté du langage, les figures de style, les jeux de mots, les constructions rhétoriques complexes et les effets émotionnels. Le but était souvent d’impressionner l’auditoire.
- Ils cherchaient à convaincre par la logique humaine. Ils utilisaient des raisonnements sophistiqués, des arguments philosophiques, des débats intellectuels et des démonstrations destinées à remporter la discussion. La vérité importait parfois moins que la capacité à persuader.
- Ils flattaient leur auditoire. Certains adaptèrent même leur discours aux désirs de leur auditoire. Ils savaient comment susciter l’émotion, gagner l’approbation et attirer les foules.
- Ils mettaient en valeur leur propre personne. L’orateur était souvent la vedette. Son prestige reposait sur sa réputation, son intelligence, sa culture et son éloquence. Cette culture de l’admiration des hommes explique en partie les divisions de Corinthe : « Moi, je suis de Paul ; moi, d’Apollos ; moi, de Céphas… » (1 Corinthiens chapitre 1 verset 12). Les Corinthiens avaient tendance à juger les prédicateurs comme ils jugeaient les philosophes et les orateurs.
Lorsque Paul était en prison à Césarée, le souverain sacrificateur et les anciens avaient requis les services d’un orateur talentueux nommé Tertulle. Vous trouverez le récit de cette histoire dans le livre des Actes, chapitre 24. À partir du verset 3, observe comment l’orateur s’adresse au gouverneur Félix : « Très excellent Félix, tu nous fais jouir d’une paix profonde et cette nation a obtenu de salutaires réformes par tes soins prévoyants. C’est ce que nous reconnaissons en tout lieu et en toute circonstance avec une gratitude entière. Mais pour ne pas te retenir davantage, je te prie, dans ta bonté, d’écouter ce que nous avons à te dire en peu de mots. Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, et qui est le chef de la secte des Nazaréens… » Il est remarquable de noter qu’il s’adresse à l’orgueil de Félix, le gouverneur, et cherche à le gagner par la flatterie. Ces experts en discours étaient doués pour manipuler les personnes qui les écoutaient. Ils utilisaient la rhétorique dans le but de convaincre, même lorsque les causes qu’ils défendaient n’étaient pas justes.
Paul n’était pas contre l’intelligence ou l’argumentation. D’ailleurs, il était lui-même très instruit, ayant été formé par Gamaliel (Actes 22:3). Cependant, il connaissait leurs limites. Il avait appris de Jésus que l’homme naturel ne pouvait comprendre les choses de Dieu (1 Corinthiens 2:14). Il savait que la foi ne devait pas reposer sur le talent d’un prédicateur, mais que seule l’action du Saint-Esprit pouvait produire une véritable conversion. Ainsi, Paul refusait de fonder la foi des Corinthiens sur son charisme, son éloquence, sa culture ou sa réputation.
Qui est donc le Dieu que nous servons ? De quel Jésus voulons-nous parler ? La sagesse des hommes, au service de la philosophie, de la religion, de la psychologie, des sciences et de toutes ces choses qui ne peuvent pas aider les hommes. La sagesse humaine, si elle peut convaincre l’intellect et impressionner, produit l’admiration de l’orateur. Elle ne peut malheureusement pas toucher le cœur de l’homme ni changer son identité de pécheur. Paul avait reçu de Jésus que l’Évangile devait être proclamé avec puissance. Sa parole et sa prédication reposaient sur une démonstration de l’Esprit et de la puissance. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Ce standard n’a pas changé. La bonne nouvelle de Jésus-Christ est un évangile de puissance. C’est exactement ce qu’Élie a fait devant le peuple lors de la bataille contre les prophètes de Baal et d’Astarté. Ceux qui témoignent de Dieu doivent faire descendre le feu du ciel. Jésus a dit : « Enseignez-leur à garder ce que je vous ai prescrit. » Faites de deux disciples. Si nous suivons ses traces, ceux que nous formerons parleront et agiront comme lui. Il enseignait, guérissait et délivrait les opprimés.
Nous devons enseigner, guérir les malades et délivrer les opprimés. La bonne nouvelle, c’est que c’est lui qui agit en nous. Nous lui prêtons notre bouche, nous lui prêtons nos mains. Voilà pourquoi il a dit : « Celui qui croit en moi fera les mêmes œuvres que moi. » Revenons à la simplicité de l’Évangile. Cherchons à connaître ces choses qu’il a prescrites et dont ceux qui nous ont parlé de lui ont omis de nous parler, ou qu’ils ne connaissaient tout simplement pas. Ils nous ont aussi communiqué une image de Dieu qui n’était pas conforme à la vérité des Écritures. Gloire soit rendue à Dieu, les Écritures nous sont parvenues dans notre langue et dans plusieurs autres langues. Nous pouvons les lire par nous-mêmes. Nous pouvons découvrir et rencontrer le Dieu vivant, qui est le même hier, aujourd’hui et éternellement. Le témoignage que nous annonçons est rendu possible par la puissance de l’Esprit. Il a le pouvoir de convaincre les cœurs, de les transformer et de susciter la foi. C’est Dieu qui agit par son Esprit.
Le danger dénoncé par Paul existe toujours. Un prédicateur peut parfaitement maîtriser la communication, raconter des histoires captivantes, émouvoir les foules et développer des arguments impressionnants, sans que le Saint-Esprit agisse réellement dans les cœurs.
Paul rappelle que le centre de la prédication n’est ni l’orateur ni sa performance, mais « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Corinthiens, 2, 2).
L’Évangile n’est pas une démonstration d’habileté intellectuelle, mais une révélation divine qui doit s’accompagner de l’action du Saint-Esprit.
L’apôtre Paul a clairement indiqué les registres dans lesquels nous devons nous trouver lorsque nous annonçons le témoignage de Dieu : « Et maintenant, frères, de quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parler en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ? » (1 Corinthiens, chapitre 14, verset 6). Ainsi, on peut prêcher par révélation, par connaissance, par prophétie ou par doctrine. Ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans les détails de ces quatre registres ou formes de communication intelligible de la Parole de Dieu. Rappelons rapidement que les messages en langue doivent être interprétés.
La parole qui vient du trône de Dieu est esprit et vie. C’est l’Esprit de la vie. Les paroles qui viennent du trône de Dieu portent en elles la vie de Dieu. La chair ne sert à rien. Tout ce qui est produit par l’âme humaine n’a aucun impact sur le royaume de Dieu. La sagesse humaine peut convaincre l’intellect, impressionner et susciter l’admiration de l’orateur. Elle peut émouvoir, faire pleurer, faire se jeter à terre les gens, mais elle ne produira pas la vie. Elle ne dit que la mort. Le sommeil spirituel. Et ceux qui boivent à cette eau sont comme ceux d’où elle est venue. Ils sont stériles, ils sont morts. Apprenons à discerner la source des manifestations qui se produisent sous nos yeux. Apprenons à discerner la source de ceux qui prétendent nous parler au nom de Dieu. Apprenons à juger : ce qui n’est pas conforme aux Écritures doit être rejeté. Et pour celui qui a l’Esprit de Dieu, le témoignage intérieur lui permettra de savoir s’il peut faire confiance ou non. Il y a un système de validation dans l’esprit de ceux qui sont nés de Dieu. Ils reconnaissent ce qui vient de lui. Ils reconnaissent ce qui n’est pas de lui. « Mes brebis reconnaissent ma voix », a-t-il dit. Les brebis sont entraînées à reconnaître la voix de leur Seigneur, car elles vivent en sa présence ; elles sont accoutumées à sa voix. Elles n’écouteront pas la voix d’un autre. Elles ne suivront pas le voleur de brebis. Elles identifieront le loup déguisé en agneau.
La croix: un autel et un portail dimensionnel
L’autel des sacrifices
La chute d’Adam avait créé une séparation entre Dieu et l’humanité. Il leur avait donné le mystère des autels, des sacrifices et des alliances, afin que la justice de Dieu fût établie et qu’il pût venir vers eux pour qu’ils entrent en relation avec lui. Lorsqu’il quitte l’Égypte, il est conduit dans le désert. Il leur donne sa Loi. Il leur enseigne de façon précise et détaillée tous les types de sacrifices. Il y en avait un pour l’expiation, un pour la culpabilité, un pour la consécration, un pour l’action de grâce, et un holocauste. Ces sacrifices visaient à créer les conditions juridiques nécessaires pour que Dieu puisse communier avec son peuple et habiter au milieu de lui. Pendant plusieurs années, ils offrirent ainsi des sacrifices, d’abord dans le tabernacle de Moïse, puis dans le temple de Salomon. L’autel des sacrifices se trouvait à l’entrée du tabernacle. C’était l’infrastructure sur laquelle on tombait en passant la porte. Le sacrificateur recevait des mains du peuple des moutons, des chèvres et toutes sortes de victimes qui étaient mises à mort sur place, après que l’on avait déposé la main sur elles pour transférer la culpabilité et s’identifier à la victime qui nous représentait. Le sang était ensuite porté par les sacrificateurs dans le lieu saint pour accomplir ce que YHWH avait ordonné. On l’appliquait parfois sur le voile ou sur les cornes de l’autel des parfums. Une fois par an, le sacrifice traversait le deuxième voile pour être déposé sur le propitiatoire. Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon des péchés. La première alliance a été inaugurée par le sang. L’autel des sacrifices pointait vers la croix. Il représentait la croix.
L’homme naturel doit mourir pour que l’homme nouveau puisse naître. La graine de blé tombée en terre doit mourir. Il faut mourir pour vivre. C’est à la croix que nos péchés sont jugés. Par le seul sacrifice qu’il a offert, Jésus-Christ a accompli ce que proclamaient tous les sacrifices faits à l’autel. Il est donc important pour nous, qui suivons Jésus-Christ, de comprendre que l’on ne pouvait pas entrer dans le lieu saint, lieu d’accord avec Dieu, sans passer par l’autel des sacrifices. L’autel des sacrifices est une porte. C’est un lieu de purification. C’est un lieu de renaissance. C’est la porte qui conduit à la communion avec Dieu. Le message de la croix est central. C’est le témoignage de Dieu que nous annonçons aux hommes.
Ce que la mort de Jésus à la croix a fait pour nous
La mort de Jésus-Christ sur la croix a mis fin à tous les sacrifices qui étaient offerts sur l’autel de bronze. Il a payé le prix de notre libération. Il a enlevé le péché. Il a permis à Dieu de changer non seulement notre identité et notre statut, mais aussi de nous transférer au ciel. La rédemption nous a justifiés. Nous avons désormais un statut légal auprès de Dieu, qui nous a adoptés dans sa famille. Nous avons accès à sa présence. Le voile a été déchiré le jour où il est mort. En devenant ses enfants, nous sommes cohéritiers avec Jésus. Nous avons accès à l’héritage. Sa mort sur la croix nous a permis d’être recréés. Celui qui met sa confiance dans l’œuvre de la croix est recréé ; son esprit est recréé. Lorsqu’on parle de l’héritage du Christ, on parle de tous les trésors du ciel. Il nous a donné la vie de Dieu. Il nous a donné le Saint-Esprit. Nous avons des anges pour compagnons de service. Il a prévu de racheter notre corps lors de la résurrection. Nous sommes assis avec lui dans le ciel. À la croix, nous avons tout reçu. Alors, pourquoi les Écritures disent-elles : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a comblés de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, en nous plaçant en Jésus-Christ ? » En effet, en nous plaçant en lui, il nous a tout donné. Nous n’avons pas à payer pour ces choses-là. La grâce qui vient de la croix se reçoit simplement par la foi, sur la base des mérites de Jésus-Christ.
Il est important de comprendre que, par sa résurrection, le Saint-Esprit a été répandu sur tous. Tous ceux qui croient sont baptisés dans le Saint-Esprit. Il est à ta disposition, si tu as soif, viens et bois. Le Saint-Esprit et la grâce viennent de la résurrection. Une puissance couvre de son ombre ceux et celles sur qui il repose. Il marche dans ce monde avec la puissance de Dieu. Il accomplit ce que l’homme ne peut pas faire. C’est lui qui guérit les malades, qui ressuscite les morts, qui prie pendant de longues heures et qui témoigne de Dieu lorsque nous ouvrons la bouche. Il vit à travers nous et nous rend capables de marcher comme des fils de Dieu. Il est une chose d’être un enfant de Dieu ; marcher comme un fils en est une tout autre. Les fils sont revêtus d’un manteau d’autorité et de puissance. Les miracles les accompagnent, car Jésus-Christ, qui est avec eux, confirme la parole qu’ils proclament. Il marche avec foi et confiance, et il sait quels sont ses droits.
La justification ne donne pas seulement un statut — elle confère des droits légaux devant Dieu. Ces droits sont fondés sur le sang de Jésus-Christ, irrévocables (Romains 8:33), et opposables à toute accusation. - Le droit à l’acquittement permanent: Est irrecevable toute accusation portée contre un élu (une personne choisie par Dieu). En effet, c’est Dieu qui justifie. Qui pourra condamner ? (Romains 8 :33-34). La rédemption a définitivement fermé le dossier d’accusation. Fait juridique : toute condamnation portée contre toi est illégale.
- Le droit à la paix avec Dieu: Autrefois, nous étions par nature ennemis de Dieu. Recréés en Jésus, le corps de la justice (vie de Dieu, Saint-Esprit, justice de Dieu) a pris, dans notre esprit, la place du corps du péché (mort, esprit de rébellion et iniquité). Tu n’es plus ennemi de Dieu, mais en alliance avec Lui par Jésus (Romains 5 :1).
- Le droit d’accès à la présence de Dieu: L’Agneau de Dieu a été immolé. Son sang a été versé pour nous. Le péché a été enlevé. La dette a été payée. Et la justice de Jésus nous a été imputée. Dieu nous a déclarés justes. Ce jour-là, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas (Matthieu 27 :51). Le chemin de l’accès à sa présence venait d’être rouvert. Ce privilège nous appartient.
- Le droit au pardon total: Il nous a fait grâce pour toutes nos offenses. L’acte dont les ordonnances nous condamnaient a été détruit à la croix (Colossiens 2 :13-14). Il ne reste contre toi aucune dette légale.
- Le droit à la non-imputation du péché: Jésus est notre sacrifice d’expiation et de culpabilité. Il a ôté le péché et payé la dette. Dieu nous a vus sans péché en Jésus (Romains 4 :8). Si nous péchons, le sang de Jésus demeure disponible (1 Jean 1 :7-9).
- Le droit à la justice imputée: Dieu a fait devenir péché Jésus afin que nous devenions justice de Dieu en Lui (2 Corinthiens 5 :21 ; Romains 4 :5). Cette justice est parfaite, complète et immuable. Chercher le royaume de Dieu (Matthieu 6 :33), c’est manifester extérieurement ce qui est déjà en nous.
- Le droit à une nouvelle identité légale: Celui qui reçoit Jésus devient enfant de Dieu (Jean 1 :12-13). Il est une nouvelle créature (2 Corinthiens 5 :17), citoyen céleste (Galates 4 :26), assis avec Christ (Éphésiens 2 :6).
- Le droit à la protection contre toute condamnation: Dieu ne condamne pas deux fois pour la même faute. Christ est mort, ressuscité et intercède pour nous (Romains 8 :34). Aucune condamnation ne peut prospérer.
- Le droit à la liberté du péché: Celui qui est mort avec Christ est libre du péché (Romains 6 :3-7). Le péché n’a plus de droit légal sur toi.
- Le droit à l’adoption: Nous sommes légalement fils de Dieu (Galates 4 :4-7), cohéritiers avec Christ.
- Le droit à l’héritage: Celui qui est fils est héritier (Romains 8 :17). Tout ce que le Père possède appartient à ses enfants.
La croix: un portail dimensionnel
La croix est le lieu où la nature adamique a été jugée, condamnée et détruite. Une nouvelle nature est donnée à celui qui place sa confiance dans l’œuvre rédemptrice de la croix. Il est né de nouveau. Il est passé de la mort à la vie. Autrefois, il était terrestre, dominé par le péché et la mort. Il est maintenant transféré dans le ciel, en Christ. Il est sous la grâce et vit à partir du ciel. La croix est un lieu de transfert, un portail dimensionnel par lequel on passe d’un monde à un autre. Celui qui est en Christ est une nouvelle création. Il est céleste. Il est passé de l’autre côté. C’est de la vie de Dieu qu’il vit. Était-il Moïse, qui, après avoir offert le sacrifice sur l’autel de bronze, représentation de la croix, comme on l’a dit précédemment, est entré dans le lieu saint, représentation de la vie de l’esprit ? La croix nous introduit dans la vie de l’Esprit. Celui qui est entré dans la vie de l’Esprit vit par l’Esprit. Marcher par l’Esprit, c’est marcher par la Parole de Dieu. Il est l’auteur des Écritures. Celui qui marche par l’esprit apprend de l’Esprit comment vivre sur terre et dans le ciel. Il apprend à régner. Tous ceux qui marchent sur terre, y compris les non-chrétiens, n’ont pas compris ce principe. C’est à partir du monde spirituel que s’exerce l’influence sur la terre. Le chrétien a le privilège et l’avantage d’avoir accès à un domaine infiniment élevé. Il a donc, par les mérites de Jésus, accès à la puissance infinie de Dieu. C’est pour cette raison que Jésus-Christ a dit : « Tout est possible à celui qui croit. »
Celui qui croit entrera dans la présence de Dieu, où se trouve son trône, et se tiendra devant lui pour décider de ce qui se passe sur terre. L’apôtre Paul ne voulait connaître qu’une seule chose : Jésus-Christ crucifié. C’est en effet le chemin par lequel l’Esprit de Dieu enfante les enfants de Dieu et les transforme en hommes et en femmes puissants par l’Esprit. Tu peux être cet homme, tu peux être cette femme qui fera bouger le monde.
POUR ALLER PLUS LOIN

Le sacrifice annoncé dès la chute : Genèse 3:15 ; Genèse 22:7-14 ; Exode 12:1-13 ; Lévitique 17:11 ;
Le Serviteur souffrant : Ésaïe 52:13-15 ; Ésaïe 53:1-12 ; Psaume 22:1-31 ;
Les sacrifices comme figures de Christ : Lévitique 1:3-9 ; Lévitique 4:27-31 ; Lévitique 16:15-22 ; Hébreux 10:1-10 ;
La nécessité de la croix : Matthieu 16:21 ; Marc 8:31 ; Luc 24:25-27 ; Luc 24:44-47 ;
Les événements de la crucifixion : Matthieu 27:27-54 ; Marc 15:16-39 ; Luc 23:33-49 ; Jean 19:16-37 ;
La signification de la mort de Christ : Romains 5:6-11 ; Romains 6:6-11 ; 2 Corinthiens 5:21 ; Galates 3:13 ;
La justification par la foi : Romains 3:21-28 ; Romains 5:1 ; Galates 2:16 ; Éphésiens 2:8-9 ;
Le pardon des péchés : Colossiens 1:13-14 ; Colossiens 2:13-14 ; Hébreux 9:22 ; 1 Jean 1:7-9 ;
La nouvelle naissance : Jean 3:3-8 ; 2 Corinthiens 5:17 ; Tite 3:5-7 ; 1 Pierre 1:23 ;
La victoire sur Satan : Jean 12:31-32 ; Colossiens 2:15 ; Hébreux 2:14-15 ; 1 Jean 3:8 ;
La victoire sur le péché : Romains 6:1-14 ; Galates 5:24 ; 1 Pierre 2:24 ;
La victoire sur la condamnation : Romains 8:1-4 ; Romains 8:31-39 ; Hébreux 10:14-18 ;
Mourir avec Christ : Romains 6:3-8 ; Galates 2:20 ; Colossiens 3:1-4 ;
Marcher selon l’Esprit : Romains 8:1-14 ; Galates 5:16-25 ; Éphésiens 5:18 ;
Vivre comme fils de Dieu : Jean 1:12-13 ; Romains 8:14-17 ; Galates 4:4-7 ; 1 Jean 3:1-3 ;
La prédication centrée sur Christ crucifié : 1 Corinthiens 1:18-25 ; 1 Corinthiens 2:1-5 ; Galates 6:14 ;
La démonstration de l’Esprit et de la puissance : Marc 16:15-20 ; Actes 1:8 ; Actes 4:29-33 ; Hébreux 2:3-4 ;
Les œuvres de Jésus dans son Église : Jean 14:12 ; Actes 3:1-16 ; Actes 5:12-16 ; Actes 19:11-12 ;
L’accès libre auprès du Père : Matthieu 27:50-51 ; Hébreux 4:14-16 ; Hébreux 10:19-22 ;
La communion avec Dieu : Jean 17:20-26 ; Éphésiens 2:18 ; 1 Jean 1:3-7 ;
Assis avec Christ dans les lieux célestes : Éphésiens 1:18-23 ; Éphésiens 2:4-7 ; Colossiens 3:1-3 ;
Renoncer à soi-même : Matthieu 16:24-26 ; Marc 8:34-38 ; Luc 9:23-24 ;
Perdre sa vie pour la gagner : Jean 12:24-26 ; Philippiens 3:7-11 ;
Suivre Jésus jusqu’au bout : Hébreux 12:1-3 ; 1 Pierre 2:21-24 ; Apocalypse 12:11 ;
Requêtes
Père, au nom de Jésus, donne-moi la révélation de la croix comme lieu où je suis passé de la mort à la vie.
Note importante :
N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21 ; LSG).
Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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