Vendredi 13 mars 2026 

Thème : La foi authentique : confiance dans la puissance de Dieu 


Romains 4 :18-22 ; LSG 

Pensée 

La foi refuse toute autorité à ce qui se passe dans le naturel pour affirmer la suprématie de la parole de Dieu. Elle est convaincue que Dieu connaît le chemin. 

Étude 

« Espérant contre toute espérance, il crut… » – verset 18. 

Le terme grec Â« elpis », traduit par « espérance », signifie attente confiante, confiance dans une promesse divine, attente du bien futur garanti par Dieu. Ainsi, contrairement au sens moderne (« peut-être »), l’espérance biblique est une certitude fondée sur la parole de Dieu. 

Il est important de distinguer l’espérance humaine de l’espérance biblique. Si l’espérance humaine est basée sur les circonstances et les choses naturelles, l’espérance biblique, elle, est basée sur la promesse de Dieu. L’espérance biblique précède la foi. Elle va là où l’espérance humaine ne peut pas aller. Voilà pourquoi il est dit qu’Abraham espéra contre toute espérance. 

Le verset peut être reformulé ainsi : espérant bibliquement contre toute espérance humaine, il crut. 

« Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants » – verset 19. 

Il existe un lien étroit entre l’espérance biblique et la foi en Dieu. L’Esprit Saint ne dit-il pas de la foi qu’elle est la ferme assurance des choses qu’on espère et une démonstration de celles que l’on ne voit pas ? (Hébreux 11 :1). 

La parole de Dieu est la base sur laquelle tout repose. Il y a d’abord la promesse que Dieu fait à l’homme. Celui qui écoute la parole de Dieu voit naître dans son cÅ“ur l’espérance – l’attente du bien futur garanti par Dieu. La ferme assurance qui s’attache à l’espérance, c’est la foi. 

Le processus de transfert du domaine de l’éternité vers le domaine matériel est alors mis en marche. Lorsque la coupe de la mesure est remplie, la promesse se manifeste dans la dimension physique. 

Celui qui considère les choses naturelles bascule de l’espérance biblique vers l’espérance humaine, qui n’a pas de force. Remarquons qu’il est dit d’Abraham qu’il ne considéra point que son corps était déjà usé puisqu’il avait près de cent ans. Sara, elle aussi, avait largement passé l’âge d’avoir des enfants. 

Lorsqu’elle avait entendu Yahweh parler de la venue d’un fils, elle n’avait pas cru : 
 

« Elle rit en elle-même, en disant : Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs ? Mon seigneur aussi est vieux » (Genèse 18 :12). 

Ainsi, Sara et Abraham ont appris à sortir de la dimension des hommes pour entrer et fonctionner dans la dimension de Dieu. 

Nous renforçons ce sur quoi nous posons nos regards. Si nos regards sont fixés sur les vagues de la mer, nous coulerons comme Pierre. Jésus avait ignoré le témoignage des gens qui venaient de la maison de Jaïrus avec le message de la mort de sa fille. 

Dieu nous apprend à ignorer les circonstances pour fixer nos regards sur sa promesse – sa parole. C’est l’école de la foi en Dieu, une école qui demande persévérance et pratique quotidienne dans toutes sortes de circonstances. 

« Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu… » – verset 20. 

L’incrédulité est le refus de croire que Dieu fera ce qu’il a dit. Le doute, quant à lui, est l’absence de fermeté. Celui qui doute ne croit pas constamment. Il oscille : un moment il croit, puis l’instant d’après il ne croit plus. 

Abraham, qui avait choisi d’ignorer le témoignage de son corps comme celui du corps de Sara, fixait ses regards sur la promesse. Il parvint ainsi à un état de pleine conviction. 

Il existe une place de saturation qui exclut toute incrédulité et tout doute, pour s’attendre fermement à la promesse que Dieu a faite. Cela arrive lorsque l’on ferme toutes les autres portes pour attendre uniquement ce que Dieu a promis. 

Yahweh avait rejeté Ismaël. Le Messie devait venir par un enfant légitime – le fils de la promesse : Isaac. 

C’est cette démarche de foi qui permet à Yahweh d’imputer à Abraham la justice. Yahweh n’a pas rejeté Sara, qui ne croyait pas au début. Jésus n’a pas rejeté Pierre lorsqu’il a regardé les vagues plutôt que son Seigneur. 

Il vient également à notre secours là où nous sommes encore faibles. 

Plus nous communierons avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, plus la foi deviendra naturelle lorsque Dieu parlera. 

La question sous-jacente est celle-ci : Dieu est-il digne de confiance ? Est-il capable de faire ce qu’il promet ? 

Bien sûr qu’il l’est. 

C’est pourquoi il nous apprend à recevoir la promesse en nous d’abord avant qu’elle ne soit manifestée au dehors. En effet, ce qui est en nous finit par apparaître au dehors. 

Veillons donc sur notre cÅ“ur (Proverbes 4 :20-23). 

Pour aller plus loin 

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L’espérance fondée sur la promesse de Dieu : Genèse 15:5-6 ; Psaume 39:8 ; Psaume 71:5 ; Jérémie 29:11 ; Romains 8:24-25 ; Hébreux 6:18-19 ; Hébreux 10:23; 

La foi fondée sur la parole de Dieu : Romains 10:17 ; Marc 11:22-24 ; Jean 20:29 ; 2 Corinthiens 5:7 ; Hébreux 11:1 ; Hébreux 11:6; 

Refuser de se laisser dominer par les circonstances : Nombres 23:19 ; Ésaïe 55:10-11 ; Marc 5:35-36 ; Luc 1:37 ; 2 Corinthiens 4:18; 

Fixer ses regards sur Dieu plutôt que sur les circonstances : Psaume 121:1-2 ; Ésaïe 26:3-4 ; Matthieu 14:29-31 ; Hébreux 12:2 ; Colossiens 3:1-2; 

La pleine conviction de la foi : Romains 4:20-21 ; Romains 14:5 ; 2 Timothée 1:12 ; Hébreux 11:11 ; Jacques 1:6-8; 

La promesse de Dieu finit par s’accomplir : Genèse 21:1-2 ; Josué 21:45 ; 1 Rois 8:56 ; Ésaïe 46:10-11 ; Habacuc 2:3; 

Veiller sur son cÅ“ur : Proverbes 4:20-23 ; Matthieu 12:35 ; Luc 6:45 ; Philippiens 4:8 ; Colossiens 3:16 

Requête 

Père, au nom de Jésus, apprends-moi à marcher dans la foi biblique. Je sais que tu es capable de faire ce que tu promets. En vérité, tu as déjà tout accompli par Jésus à la croix. Apprends-moi à recevoir les choses que tu m’as données. Tu es fidèle. 

N.B. 

N’oublions jamais que notre véritable justice est celle de notre Seigneur Jésus-Christ. 

2 Corinthiens 5:21 ; LSG 

« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » 

—————- 

Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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