Méditation du Lundi 19 janvier 2026
  Thème: Koïnonia avec le Père, Koïnonia avec le Fils, Koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP)Â
Thème 9 : La puissance de la communion avec le Fils (Seigneur Jésus) | Jean 15:7; Jean 14:12; Â
Pensée 9: Ce que le Père désire, ce sont des hommes et des femmes en qui il peut se montrer fort. C’est la communion qui produit la transformation qui nous permet de nous établir dans l’héritage que nous avons reçu : un accès direct auprès du Père, et le fait d’être utilisés par lui, comme il a utilisé Jésus.
 
Marc 3:13-15 ; LSG
 
Étude
 
Au début de son ministère, il est dit que Jésus appela parmi les disciples qui le suivaient ceux qu’il voulut, et qu’il en établit douze pour les avoir avec lui et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les démons (Marc 3, 13-14).
 
Il est important de noter que la première raison pour laquelle Jésus appelle des disciples, c’est pour les avoir avec lui. Le modèle de formation rabbinique utilisé par Jésus visait à former des hommes qui vivent et ne se limitent pas à la connaissance.
 
La méthode de cette école était basée sur l’imitation du maître, la mémorisation orale, les questions constantes et la vie quotidienne partagée.
 
La relation entre le rabbin et le disciple était existentielle : le disciple quittait tout pour être avec son maître, qui lui transmettait sa manière de vivre Dieu. La transmission de la vie par la relation produisait une transformation chez les disciples.
 
Dans l’école juive classique, on disait : « Que la poussière des pieds de ton rabbin te couvre. » Cela signifie : marcher là où il marche, vivre comme il vit.
 
Les Évangiles, notamment Marc 3:13-15, révèlent donc que Jésus ne transmettait pas seulement une doctrine, mais une vie, une autorité spirituelle et une intimité avec Dieu. Par la communion qu’il avait avec les disciples, il voulait les introduire et les rendre experts de la koinonia qu’il avait lui-même avec Yahweh, son Père.
 
Ainsi, le premier bénéfice de la communion avec Jésus est la connaissance de Dieu, que Jésus révèle, et l’accès direct que l’on peut avoir auprès du Père par Jésus. Voilà pourquoi, à la veille de sa Passion, alors qu’il leur parlait des choses à venir, il leur disait : « L’heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père. En ce jour, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous » (Jean 16, 25-26). Jésus annonçait ainsi le passage d’une époque de révélation voilée à une ère de communion ouverte avec le Père, rendue possible par sa glorification et la venue du Saint-Esprit.
 
Mise au point rapide sur le ministère d’intercession de Jésus. Lorsqu’il dit : « Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous », il n’annule pas son intercession (Romains 8:34), mais souligne que les disciples auront eux-mêmes un accès direct au Père, car ils sont aimés en Christ.
 
La puissance de la communion de Jésus avec ses disciples a éclaté de manière splendide le premier jour de l’ère de la Nouvelle Alliance, qu’il avait prophétisée (Jean 16:25-26). Le Saint-Esprit était descendu sur les cent vingt disciples qui priaient depuis l’Ascension de leur Seigneur et Maître, qui était maintenant leur frère. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer (Actes 2:4).
 
Par la suite, Pierre proclama avec hardiesse la croix et trois mille personnes furent sauvées (Actes 2:41).
 
Plus tard, on verra Pierre et Jean se comporter exactement comme l’aurait fait Jésus dans leur interaction avec un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle. À l’homme handicapé qui attendait de recevoir de l’argent, Pierre dit avec la même assurance qu’il avait vue tant de fois chez son Seigneur et maître Jésus : « Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. » Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes, et d’un bond il se mit debout et se mit à marcher (Actes 3:6-7).
 
La communion avec Jésus avait transformé ceux qui, toute leur vie durant, avaient été soit pêcheurs, soit collecteurs d’impôts, soit travailleurs d’un domaine quelconque, en de puissants instruments de la justice de Dieu.
 
La communion avec Jésus leur avait donné un accès direct au Père. Par conséquent, Dieu était désormais à l’Å“uvre dans leur vie de la même manière qu’il avait agi à travers Jésus.
 
Que faisons-nous de l’accès direct que nous avons auprès du Père grâce aux mérites de Jésus ? La poussière des pieds de Jésus nous couvre-t-elle ? Désirons-nous vraiment marcher où il marche et vivre où il vit ? Si notre désir est sincère, alors nous permettrons à notre Père qui nous aime de nous émondier. (Jean 15:2)
 
La stature parfaite en Christ est le but ultime de la communion avec Jésus. Dans cette position, où l’on s’est détourné du siècle présent pour se donner à lui sans réserve, son fleuve d’eau de vie peut couler à travers nous sans entrave.
 
La communion avec Jésus produit la délivrance. C’est l’histoire d’un homme riche de Jéricho, Zachée. Il travaillait pour l’administration coloniale romaine en tant que chef des publicains, c’est-à -dire des percepteurs d’impôts. Un jour, alors que Jésus traversait la ville de Jéricho, Zachée, qui avait entendu parler de ce rabbin différent de tous les autres, monta dans un sycomore pour le voir, car il était petit de taille. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque Jésus, arrivé à l’endroit où il se trouvait, leva les yeux et dit : « Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. » (Luc 19:5)
 
« Il faut que » vient du verbe grec « dei » et signifie également une nécessité établie par le conseil et le décret de Dieu, en particulier par son dessein concernant le salut des hommes par l’intervention du Christ.
 
La décision de Jésus d’aller demeurer chez Zachée n’est ni anodine ni simplement relationnelle.
 
Dans le contexte juif du 1er siècle, entrer chez quelqu’un, s’asseoir à sa table et y demeurer revêtait une signification spirituelle, sociale et covenantaire (d’alliance) très forte.
 
En annonçant publiquement qu’il resterait chez Zachée, Jésus affirme que Dieu vient visiter cet homme non pas pour le juger, mais pour le restaurer.
 
 
Dans le judaïsme du Second Temple, partager la table signifiait bien plus que de simplement manger ensemble. En effet, partager la table symbolisait la communion (koinonia). Partager la table était également un symbole de reconnaissance morale et spirituelle. Voilà pourquoi les pharisiens évitaient soigneusement la table des « pécheurs » pour ne pas être rituellement souillés et pour ne pas cautionner leur conduite.
 
En s’asseyant à la table de Zachée, Jésus franchit volontairement cette frontière et déclare publiquement : « Cet homme mérite d’être rejoint par la grâce de Dieu. »
 
Intéressons-nous maintenant à l’impact de la démarche de Jésus sur Zachée. Au milieu du repas, il se leva et fit cette déclaration solennelle qui a traversé les siècles pour nous parvenir : « Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et si j’ai fait tort à quelqu’un, je lui rends le quadruple. » (Luc 19:8). Et quelle fut la réponse de Jésus à la déclaration de Zachée ? « […] Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham. 10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » (Luc 19:9-10).
 
La communion avec Jésus est source de puissance et de grande délivrance. C’est le lieu où la grâce abondante de Dieu vient établir son règne et sa gloire. La transformation suit toujours lorsque les cÅ“urs sont disposés.
 
Aucun esprit obstiné ne peut continuer d’agir là où l’homme s’est perdu en Jésus, dans une communion vraie et toujours plus grandissante.
 
Ceci est la clé que quelqu’un cherche. Perds toi en Lui dans une communion vraie et profonde.
 
La communion libère de la religion. Nicodème en est l’illustration parfaite. Chef des Juifs, membre du Sanhédrin et pharisien, il était venu voir Jésus de nuit pour savoir s’il était le Messie promis.
 
Cette démarche, les pharisiens l’avaient déjà entreprise dans le passé en envoyant une délégation de sacrificateurs et de Lévites vers Jean-Baptiste, depuis Jérusalem. Jean leur avait répondu qu’il n’était ni Élie (Malachie 4:5), ni le prophète (Deutéronome 18:15-18). En revanche, il avait affirmé être la voix qui crie dans le désert : « Aplanissez le chemin du Seigneur », comme l’avait dit le prophète Esaïe (Jean 1:19-24 ; Ésaïe 40:3-5).
 
L’espérance de la venue du Messie promis habitait le cÅ“ur d’Israël. Les descendants des Pharisiens, qui ont créé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple de Jérusalem, et qui ont écrit le Talmud et d’autres écrits importants pour eux, attendent encore aujourd’hui la manifestation de leur Messie.
 
En entrant dans la présence de Jésus, Nicodème affirme qu’ils étaient nombreux à le reconnaître comme un enseignant venu de Dieu (Jean 3:2). Cependant, il n’avait pas la certitude que Jésus était le Messie.
 
Comprenant son besoin profond, Jésus entreprend de lui ouvrir l’intelligence en lui expliquant concrètement ce que Jérémie et Ézéchiel avaient annoncé au sujet de la nouvelle création (Jérémie 31:31-34 ; Ézéchiel 36:25-26). Il lui décrit le processus annoncé par les prophètes d’autrefois. Ce processus est la nouvelle naissance, Å“uvre de l’eau (la parole de Dieu) et du Saint-Esprit. Jésus se présente explicitement comme le Fils de l’homme qui sera élevé, comme Moïse avait élevé le serpent d’airain dans le désert (Jean 3:14-15). Il se présente également comme le Fils unique de Dieu, donné en sacrifice pour le pardon de quiconque croit (Jean 3:16).
 
Le temps de communion que Jésus a passé avec Nicodème cette nuit-là a changé sa vie. La preuve qu’il est sorti des enseignements de la religion pour entrer dans la vérité se voit le jour où Jésus meurt à Jérusalem. Nicodème était aux côtés de Joseph d’Arimathie pour descendre le corps de Jésus de la croix, puis pour l’embaumer avant de le déposer dans le sépulcre (Jean 19:38-40).
 
La communion avec Jésus ranime la foi. La mort de Jésus avait marqué la fin d’un beau rêve qui avait duré environ trois ans et demi pour certains d’entre eux. « Nous espérions qu’il serait celui qui délivrerait Israël ; mais voilà , cela fait déjà trois jours que ces choses se sont passées. » (Luc 24:21) C’est en ces termes que Cléopas répondit à Jésus, qui avait rejoint les deux disciples alors qu’ils voyageaient de Jérusalem à Emmaüs.
 
Pendant qu’il marchait avec eux, il leur ouvrit l’intelligence en leur parlant de tout ce qui concerne le Messie, en commençant par Moïse et par tous les prophètes.
 
Arrivés à Emmaüs, alors qu’ils étaient à table avec Jésus pour poursuivre le koïnonia, leurs yeux s’ouvrirent quand il rompit le pain avant de disparaître devant eux (Luc 24:30-31). Malgré la nuit tombée, ils retournèrent aussitôt à Jérusalem pour annoncer aux autres disciples ce qu’ils avaient vécu. Leur foi avait été ranimée (Luc 24, 34-35).
 
Lorsque tu sens ta foi défaillir sous la pression de la vie, repose-toi en Jésus. Cherche en lui le réconfort et la grâce pour continuer d’avancer. Le temps passé en sa présence relève la foi qui était sur le point de faiblir.
 
Les Écritures nous présentent quelques moyens utiles pour parvenir à la koïnonia avec le Fils :
1. La foi vivante et l’union « en Christ ».
La communion commence par la nouvelle naissance et l’union spirituelle avec Jésus-Christ. La communion est d’abord une position, puis une pratique (Jean 15:4-5 ; Galates 2:20).
 
2. La parole de Dieu reçue et méditée. Jésus est présent dans sa parole (Jean 15:7). La Parole révèle sa personne (Jean 5:39). Elle nourrit, éclaire et transforme (Colossiens 3:16). Méditer la Parole, c’est entretenir un dialogue vivant avec le Christ.
 
3. La relation personnelle et la prière. Il se tient à la porte de nos cÅ“urs et il frappe. Il veut toujours aller plus loin dans l’intimité (Apocalypse 3:20). La prière est d’abord un dialogue, un échange que l’on tient avec le Père, le Fils ou le Saint-Esprit. C’est une relation, et non un rituel.
 
4. Le Saint-Esprit. C’est l’Esprit de Jésus en nous. Jésus a dit à ses disciples : « Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. […] Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14:18, 23). C’est par le Saint-Esprit que le Père et le Fils sont présents en nous, dans notre esprit. En communiant avec le Saint-Esprit, nous communions avec le Père et le Fils. Apprenons à reconnaître le Saint-Esprit et à lui parler. Il est notre partenaire, notre consolateur.
 
5. L’amour se manifeste par l’obéissance. La communion se manifeste par une vie conforme à la volonté de Jésus. Celui qui dit aimer Jésus et qui ne garde pas ses commandements est un menteur (Jean 15:10). La communion ne se manifeste pas seulement par des paroles, mais aussi par des actes.
 
6. L’ordonnance du pain et du vin. Elle nous est donnée pour nous aider à vivre aux pieds de la croix, là où il a tout accompli. C’est le moyen par lequel nous proclamons sa victoire et l’établissons dans nos vies. « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang du Christ ? » Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps du Christ ? » (1 Corinthiens 10:16). (1 Corinthiens 10:16).
 
7. L’Église et la communion fraternelle. Jésus est présent dans son Église, mais aussi dans ses églises locales. C’est pour cette raison qu’ils se rassemblaient dans les maisons et dans tous les lieux possibles pour prier, se faire enseigner, rompre le pain et fraterniser (Actes 2:42). Il est également dit explicitement ailleurs de ne pas abandonner notre assemblée (Hébreux 10:25 ; Psaume 133:1-3).
 
8. La persécution. Celui qui accepte de souffrir pour le nom de Jésus communie à ses souffrances. C’est ce à quoi Paul consentait volontiers lorsque de grandes oppositions s’élevaient contre son ministère. Il a dit avoir tout abandonné pour connaître Christ et communier à ses souffrances (Philippiens 3:10). Certaines dimensions du Christ ne se révèlent que dans l’épreuve.
 
Pour aller plus loin

- Lire Jean 1:19-24; 3:1-21 ; 5:33-35; 19:38-40; Luc 19:1-10Â
- Lire Luc 24:13-53 ; Galates 1:17; 1 Corinthiens 11:23-26Â
- Lire Cantique 5:2-4; Luc 12:36; Apocalypse 19:9; Colossiens 1:27; Marc 16:15-20Â
 
Requêtes
Père, au nom de Jésus, aide-moi à approfondir ma communion avec mon Seigneur. Que ta parole demeure en moi en abondance et avec puissance, afin que Jésus soit également présent en moi avec puissance.
 
N. B. N’oublie pas que notre soutien est la Justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21)
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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