Méditation du mardi 7 juillet 2026 

Thème : La liberté du Royaume 

Pensée : 

La miséricorde de Dieu est le fondement des ordonnances qu’il nous donne. Comment allons-nous représenter fidèlement Dieu si nous oublions son amour ? 

Marc 2:23-28; LSG 

Étude 

« Il arriva, un jour de sabbat, que Jésus traversait des champs de blé. Ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. » (verset 23). 

Tout comme la dîme, le mystère des autels, des sacrifices et des alliances, le sabbat est l’une des institutions établies par Dieu bien avant la Loi. Bien sûr, lorsque la Loi est donnée à Moïse, tous ces éléments y sont intégrés. Il est important de comprendre qu’ils préexistaient à la Loi de Moïse. 

Dans le livre de la Genèse, au début du deuxième chapitre, il est écrit : « Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant. » (Genèse 2:1-3). 

Il est important de remarquer que le terme shabbat signifie « cesser », « arrêter une activité ». Il ne signifie pas être fatigué. Dieu ne s’est pas reposé parce qu’il était épuisé, mais parce que son œuvre était achevée. Le sabbat rappelle donc que Dieu est le Créateur de toute chose, que son œuvre est parfaite et que l’homme vit dans ce que Dieu a déjà accompli. 

Le sabbat est donc un cadeau pour l’homme. Lorsque Dieu donne le quatrième commandement, son but est d’accorder un repos physique, de protéger les travailleurs, les esclaves, les étrangers, mais aussi les animaux. C’est une loi profondément humanitaire. 

Le sabbat rappelle également la délivrance. Une deuxième raison apparaît dans Deutéronome 5:12-15 : Israël avait été esclave en Égypte et célébrait désormais sa liberté. Le peuple se souvenait de la grâce de Dieu et devait donc s’abstenir de travailler afin de célébrer cette délivrance. 

Le sabbat est également associé à l’alliance dans Exode 31:13-17. Il constitue le signe de l’alliance mosaïque, une marque d’appartenance à l’Éternel. 

Comment l’observation du sabbat avait-elle évolué ? 

Avec le temps, et surtout après l’exil babylonien, les chefs religieux craignaient de subir à nouveau le jugement de Dieu. Ils élaborèrent donc une multitude de règles destinées à empêcher toute violation du sabbat. 

Le problème ne venait pas de la Loi de Moïse. Il venait des traditions orales, qui seront plus tard rassemblées dans la Mishna. Les rabbins avaient identifié trente-neuf catégories principales de travaux interdits. Par exemple : semer, labourer, récolter, battre le grain, cuisiner, écrire, transporter un objet ou allumer un feu. Chaque catégorie comportait ensuite des dizaines d’applications. Au total, des centaines, voire des milliers de prescriptions. 

Même les gestes les plus ordinaires, comme arracher quelques épis, étaient assimilés à une récolte ; les froisser entre les mains équivalait à battre le grain ; souffler les balles équivalait à vanner. Ainsi, les disciples de Jésus étaient accusés d’avoir accompli plusieurs travaux en quelques instants. 

La miséricorde avait donc disparu. Le sabbat, créé pour procurer le repos, était devenu une source d’angoisse et un fardeau pour le peuple. Les pharisiens surveillaient sans cesse les autres. Ils avaient déplacé l’attention de Dieu vers les règles, et la grâce vers la performance religieuse. 

Le recadrage de Jésus 

Jésus-Christ, qui est dans le sein du Père, qui est la Parole éternelle manifestée et qui a lui-même institué le sabbat, procède à une correction en trois étapes. 

Premièrement, il rappelle l’histoire de David, poursuivi par Saül, qui mangea les pains de proposition réservés aux prêtres. Pourtant, Dieu ne le condamna pas. Pourquoi ? Parce que la nécessité humaine primait sur le ritualisme rigide. Dieu privilégie la vie, la miséricorde et l’intention du cœur. 

Deuxièmement, il rétablit le véritable but du sabbat. « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. » Le sabbat est un don de Dieu, une bénédiction. Il est donné afin que l’homme se souvienne que l’œuvre de Dieu est achevée et que tout est déjà pourvu dans l’environnement où Dieu l’a placé. C’est Dieu qui nous a envoyés et qui nous a précédés. Nous devons apprendre à demeurer dans le repos et à reconnaître que tout a déjà été préparé. 

Troisièmement, Jésus révèle son autorité. « Le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » Il était présent au commencement lorsque le Père institua le sabbat. Il est venu de la part du Père afin de nous enseigner toutes les réalités du Royaume de Dieu. 

L’homme fait donc bien de se souvenir que celui qui l’appelle l’a précédé et que celui qui l’envoie a déjà pourvu à tout ce dont il a besoin. 

Notre vie même est, en quelque sorte, achevée dans le dessein de Dieu. Il l’a préparée avant même de nous envoyer sur la terre. Si nous pouvions comprendre que notre destinée a été établie de la même manière que l’Agneau de Dieu a été immolé avant la fondation du monde, puis manifesté dans l’histoire lorsque les temps furent accomplis, nous saisirions davantage l’importance de demeurer dans le repos et de vivre à partir de cette position de communion avec Celui qui est avant toute chose. 

Le problème des pharisiens n’était pas leur désir d’obéir à Dieu, mais leur confusion entre la volonté de Dieu et leurs traditions. Jésus ne supprime pas le principe du repos consacré à Dieu ; il en révèle la véritable finalité. 

POUR ALLER PLUS LOIN 

LE SABBAT, DON DE DIEU POUR L’HOMME : 

Genèse 2:1-3 ; Exode 20:8-11 ; Deutéronome 5:12-15 ; Ésaïe 58:13-14 ; Ézéchiel 20:12 ; Marc 2:27-28 ; 

LA MISÉRICORDE AU-DESSUS DU RITUALISME : 

Osée 6:6 ; Matthieu 9:13 ; Matthieu 12:1-8 ; Matthieu 23:23 ; Luc 6:1-11 ; Jacques 2:13 ; 

LE DANGER DES TRADITIONS HUMAINES : 

Ésaïe 29:13 ; Marc 7:6-13 ; Colossiens 2:8 ; Colossiens 2:20-23 ; Tite 1:14 ; 

LE REPOS EN DIEU : 

Psaume 23:1-3 ; Psaume 46:11 ; Matthieu 11:28-30 ; Hébreux 3:18-19 ; Hébreux 4:1-11 ; Hébreux 4:9-10 ; 

CHRIST, SEIGNEUR DU SABBAT ET DU ROYAUME : 

Jean 1:1-3 ; Jean 5:17-18 ; Marc 2:28 ; Colossiens 1:15-17 ; Hébreux 1:1-3 ; 

LA VIE PRÉPARÉE D’AVANCE PAR DIEU : 

Psaume 139:16 ; Jérémie 1:5 ; Romains 8:28-30 ; Éphésiens 2:10 ; 1 Pierre 1:18-20 ; Apocalypse 13:8 ; 

Requêtes 

Père, au nom de Jésus, délivre-moi de tout aveuglement spirituel. Je ne veux imposer aucun fardeau inutile, ni à ma propre vie ni à celle des hommes vers qui tu m’envoies. Révèle-moi encore ta miséricorde et la puissance du véritable repos en toi. 

Note importante : 

N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21 ; LSG). 

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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