Méditation du dimanche 14 juin 2026
Thème : Le Bon Berger rejeté
Pensée :
Le rejet de la main tendue par Yahweh condamne l’homme à souffrir éternellement loin de Dieu. Le salut est impossible en dehors de l’Alliance inaugurée par le sang de Jésus.
Zacharie 11 :4-14 ; LSG
Étude
« Ainsi parle l’Éternel, mon Dieu: Pais les brebis destinées à la boucherie! » (Verset 4)
Ce passage annonce prophétiquement le rejet du Messie par Israël et ses conséquences. Il s’est principalement accompli lors du premier avènement de Jésus-Christ, puis lors des événements qui ont suivi le rejet du Messie par la nation. Les « brebis » représentent Israël, tandis que les « mauvais bergers » désignent les dirigeants religieux et politiques qui exploitaient le peuple. Les bergers ont conduit les brebis à la boucherie pour les manger. Au lieu de les servir et de leur fournir des pâturages pour qu’elles grandissent, ils les ont exploitées sans ménagement. Ils les ont vendues, achetées et égorgées impunément. Et en le faisant, ils bénissaient l’Éternel pour leur enrichissement. Voilà pourquoi il est venu lui-même pour paître ses brebis.
Zacharie joue ici un rôle symbolique : il incarne le berger envoyé par Dieu pour illustrer ce que le Messie accomplira plus tard.
Jésus s’est présenté comme le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger qui entre par la porte. Le berger dont les brebis reconnaissent la voix. Il est le berger qui les fait sortir, qui marche devant elles et que les brebis suivent avec assurance. Il a dit être la porte des brebis. Ceux qui sont venus avant lui étaient des voleurs et des brigands. Et les brebis ne les ont pas écoutés. Le voleur, disait-il, et c’est encore vrai aujourd’hui, ne vient que pour voler, détruire et tuer. Le bon berger, Jésus-Christ, est venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles soient dans l’abondance. Jean, chapitre 10.
« Alors je me mis à paître les brebis destinées à la boucherie, assurément les plus misérables du troupeau. Je pris deux houlettes: j’appelai l’une Grâce, et j’appelai l’autre Union. Et je fis paître les brebis. » (verset 7) Le bâton Grâce représente la faveur et la protection de Dieu sur Israël. Lorsque le peuple rejette le Berger, Dieu annonce la fin de cette faveur. C’est ce qui s’est produit lorsque la nation a rejeté Jésus comme Messie. Le bâton Union représente l’unité du peuple de Dieu. Après le rejet du Christ, la cohésion nationale d’Israël s’est progressivement désintégrée. Cela a culminé avec la destruction de Jérusalem par les Romains en l’an 70. Les juifs ont été dispersés parmi les nations. En tant que nation, ils ont été désintégrés.
Les trois pasteurs éliminés en un mois (symbole d’un temps relativement court) représenteraient les trois catégories de dirigeants que Jésus a dénoncées et rejetées : les sacrificateurs, les prophètes et les rois (ou dirigeants civils).
« Je leur dis: Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent » (verset 12). Judas Iscariote, l’un des douze apôtres, alla voir les principaux sacrificateurs et leur posa la question suivante : « Que voulez-vous me donner et je vous le livrerai ? » Ils lui offrirent alors 30 pièces d’argent. Depuis, il cherche une occasion favorable pour le livrer. Matthieu, chapitre 26, versets 14 et 16. Ce verset de Zacharie a été accompli de façon splendide. Le prix de 30 pièces d’argent correspondait en effet à ce qui était demandé lors d’une transaction portant sur la vente d’un esclave mâle. Voilà le prix auquel les sacrificateurs d’Israël ont estimé le Seigneur de gloire, le roi d’Israël, le Messie. C’est l’expression pure du dédain qu’ils avaient pour sa personne. Lorsque Judas, écrasé par la culpabilité, voudra rendre l’argent qu’on lui avait donné, il sera repoussé par les sacrificateurs. L’argent qu’il aura jeté dans le sanctuaire servira à acheter le champ du potier. Matthieu confirme que les choses se sont passées ainsi, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par les prophètes (Matthieu chapitre 27 versets 3 à 10).
Rejeter la main qui peut nous sauver est une chose terrible. Israël n’a pas su reconnaître le moment où il a été visité. La destruction est venue s’abattre sur Jérusalem dans les années 70. Une grande dispersion s’en est suivie. Il a fallu attendre 1948 pour qu’Israël soit reconstitué en tant que nation. Puisons-nous reconnaître le temps de notre visitation, qui est aujourd’hui et maintenant, et ne pas remettre à demain les choses qui sont attendues de nous aujourd’hui et maintenant.
POUR ALLER PLUS LOIN

JÉSUS, LE BON BERGER :
Jean 10:1-18 ; Psaume 23:1-6 ; Ézéchiel 34:11-16 ; Hébreux 13:20 ; 1 Pierre 5:4 ;
LE REJET DU MESSIE :
Ésaïe 53:1-3 ; Jean 1:11 ; Luc 19:41-44 ; Actes 4:10-12 ; Romains 9:30-33 ;
LES MAUVAIS BERGERS ET LE JUGEMENT DE DIEU :
Ézéchiel 34:1-10 ; Jérémie 23:1-4 ; Matthieu 23:1-36 ; Marc 12:38-40 ; Jacques 3:1 ;
LES TRENTE PIÈCES D’ARGENT :
Exode 21:32 ; Matthieu 26:14-16 ; Matthieu 27:3-10 ; Actes 1:16-20 ;
RECONNAÎTRE LE TEMPS DE SA VISITATION :
Luc 12:54-56 ; Luc 19:41-44 ; Hébreux 3:7-15 ; 2 Corinthiens 6:2 ; Apocalypse 3:20 ;
ÉCOUTER LA VOIX DU BERGER :
Jean 10:27-28 ; Ésaïe 30:21 ; Psaume 95:7-8 ; Hébreux 4:7 ; Apocalypse 3:22 ;
LE SALUT EN JÉSUS-CHRIST SEUL :
Jean 14:6 ; Actes 4:12 ; 1 Timothée 2:5 ; Hébreux 9:11-15 ; 1 Jean 5:11-12 ;
Requêtes
Père, au nom de Jésus, je me donne à toi. Je reconnais que Jésus est le bon Berger qui me conduit dans de bons pâturages. Je renonce à conduire ma vie comme bon me semble. Tu es mon Dieu.
Note importante :
N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21 ; LSG).
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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