Méditation du mercredi 21 janvier 2026 

Thème: Koïnonia avec le Père, Koïnonia avec le Fils, Koïnonia avec le Saint-Esprit  (2026 | 21 JJP

  

Thème 11 : Saint-Esprit, le gage de notre héritage pour la rédemption.  

Pensée 11:  C’est bien pour un but glorieux que Dieu nous a bénis de toutes sortes de bénédictions célestes en Jésus. Nous sommes comme cet enfant né dans une famille royale, ignorant tout de son héritage, et confié à des instructeurs. Nous avons été confiés au Saint-Esprit, qui a pour mission de nous faire découvrir les trésors du ciel et la puissance du monde à venir. Allons avec joie là où il nous conduit. 

  

Éphésiens 1:13-14 ; LSG 

  

Étude 

L’Esprit Saint est la marque distinctive de l’Église de Jésus-Christ sur terre. Il n’est pas accordé en fonction de nos Å“uvres. C’est l’un des bénéfices de l’alliance que le Père offre à tous par Jésus-Christ. 

  

Pierre avait dit aux hommes dont le cÅ“ur avait été vivement touché par la prédication de la croix : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » 39 En effet, la promesse s’adresse à vous, à vos enfants et à tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Actes 2:38-39). 

  

Remarquons que cette promesse s’adresse à tous les hommes. Il ne s’agit pas d’une promesse de vente, mais d’une promesse de don du Saint-Esprit. Une seule condition est exigée : La foi en Jésus-Christ. 

  

À Jérusalem, ce jour exceptionnel de Pentecôte, environ trois mille personnes furent marquées du sceau de l’Esprit Saint (Actes 2:41). Le sceau, c’est la venue du Saint-Esprit dans la vie du croyant. 

  

Le terme grec « sphragízo Â» signifie « sceller » et désigne l’action d’apposer une marque à l’aide d’une chevalière ou d’un autre instrument servant à estamper, comme un rouleau ou un sceau. La marque apposée sur l’objet scellé atteste de la propriété. Ce qui est scellé jouit d’une sécurité totale, garantie par l’autorité du propriétaire. Dans le monde antique, le « scellement » servait de « signature légale » garantissant la promesse de ce qui était scellé. La promesse était consignée dans un document sur lequel le sceau était apposé. Cette pratique existe encore aujourd’hui, un document officiel comportant au minimum une signature, et parfois un sceau bien visible et difficile à retirer. 

  

La présence du Saint-Esprit dans notre vie est une proclamation adressée à ceux qui sont dans le ciel, sur la terre et sous la terre : nous sommes la propriété du Grand Roi. La gloire qui accompagne sa présence en nous terrifie nos ennemis. 

  

C’est exactement de cela que parlait Rahab lorsqu’elle dit aux deux espions envoyés par Josué à Jéricho : « L’Éternel, je le sais, vous a donné ce pays ; la terreur que vous inspirez nous a saisis, et tous les habitants du pays tremblent devant vous. » 11 […] et tous nos esprits sont abattus à votre aspect ; car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui est Dieu dans les cieux et sur la terre. » (Josué 2, 9 et 11). 

  

Ô si nous savions de quel amour le Père nous a aimés ! Si nous comprenions la position élevée dans laquelle il nous fait asseoir ! Si nous pouvions voir l’aspect de notre esprit uni à l’Esprit de Jésus, nous leverions la tête et nous tiendrions droites nos épaules en marchant dans cette vie. 

  

Le Saint-Esprit est un gage de notre héritage (Éphésiens 1:14). Il met en Å“uvre le plan de Dieu pour chacun de nous afin d’amener notre rédemption à son achèvement. 

  

Le terme grec « arrabôn Â» traduit par « gage » signifie une caution, un acompte. Il s’agit d’une partie importante du paiement, versée à l’avance à titre de garantie que la totalité sera payée par la suite. Ce terme est fréquent dans les documents commerciaux et les contrats retrouvés dans les papyrus, des matériaux similaires à du papier épais utilisés dans l’Antiquité comme support d’écriture. 

  

L’action du Saint-Esprit dans la vie du croyant constitue, en termes d’expérience des choses célestes, une caution, un acompte, une partie importante du « paiement » que le Père a consenti à verser à l’avance, comme garantie que la totalité sera donnée au ciel. 

  

Cette idée est conforme à celle évoquée par Hébreux 6:4-5 : « […] qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, 5 qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir. » 

  

Le siècle à venir est la période où notre rédemption sera totalement établie. Satan et ses armées auront été jetés dans l’étang de feu et de soufre. Nous vivrons alors avec Dieu dans la nouvelle Jérusalem. Des nouveaux cieux et une nouvelle terre auront été créés (Apocalypse 21, 1-4). 

  

Le don céleste, c’est le Saint-Esprit. Il vient par la foi en la parole de Dieu. Sa présence manifeste toujours une dimension de la puissance du monde à venir. 

  

Jésus avait dit : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1:8). 

  

Chaque disciple de Jésus est ainsi équipé pour marcher comme un fils de Dieu. Il reçoit la grâce de manifester l’Esprit pour le bien de tous (1 Corinthiens 12:7). Si le cadre visé ici est l’Église, avec Actes 1:8, notre champ d’action va bien au-delà de l’Église locale. 

  

Voici quelques idées reçues sur les manifestations du Saint-Esprit : 

1. Les dons du Saint-Esprit ne concernaient que l’Église primitive. Cette idée fausse, souvent utilisée comme une excuse, transforme l’héritage en simple souvenir historique. Le croyant est ainsi privé de toute attente présente. Pourquoi attendre ou rechercher ce qui ne viendra jamais ? La vérité, c’est que Dieu est le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13:8). Ce qu’il a fait avec les Églises primitives, il veut le faire avec nous. 

  

2. Les dons sont réservés à une élite spirituelle. Si l’Esprit était donné pour récompenser une performance, il ne serait plus un don découlant d’une promesse d’alliance conclue entre Yahweh et Jésus, le représentant de celui qui croit. L’alliance ne laisse pas de place à la performance. À chacun qui est en Christ, la manifestation de l’Esprit est donnée pour le bien de tous (1 Corinthiens 12:7). D’ailleurs, il est bien dit ailleurs que les miracles accompagnent celui qui croit, pas un super chrétien ou une élite (Marc 16:17). 

  

3. Les manifestations du Saint-Esprit sont dangereuses ou incontrôlables. C’est cette peur qui a souvent poussé les hommes à étouffer l’Esprit sous couvert de sagesse ou d’ordre. Mais la conclusion de Paul sur l’exercice des dons en assemblée était-elle vraiment un appel à la censure aveugle ? Lorsqu’il dit : « Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre. » (1 Corinthiens 14:40), il reconnaît l’importance de la liberté dans l’Église en ce qui concerne l’expression variée de l’Esprit, mais demande que cela se fasse de manière bénéfique pour tous. Ainsi, si un message en langue doit être apporté (à ne pas confondre avec les prières et louanges individuelles en langue), deux ou trois personnes peuvent prophétiser à tour de rôle, et le temps doit être donné aux autres pour qu’ils jugent des messages apportés (1 Corinthiens 14:29-30). Les manifestations du Saint-Esprit sont contrôlables et non dangereuses, car l’esprit du prophète est soumis au prophète. Et parce que l’Esprit est un gentleman (1 Corinthiens 14:32-33). Pour conclure, disons que le danger ne vient pas de l’Esprit, mais de l’ignorance, de l’absence d’enseignement, de discernement et de maturité. 

  

4. Les dons remplacent le fruit de l’Esprit. Cette confusion, quoique subtile, peut avoir des conséquences lorsque, s’appuyant sur la manifestation des dons dans la vie d’un jeune chrétien, ce dernier se voit confier des responsabilités que son caractère ne lui permet pas de porter. Le fruit de l’Esprit révèle le caractère de Christ, tandis que les dons de l’Esprit révèlent la puissance du Royaume à venir. Dieu ne choisit pas entre caractère et puissance. Il veut la transformation intérieure et la manifestation extérieure. 

  

5. Les dons servent à prouver la spiritualité d’une personne. Ce point est similaire au précédent dans la mesure où il se focalise sur les dons. Pour éviter cette idée fausse, il faut se souvenir que plusieurs ont appris à « mettre l’herbe » sous la langue pour prophétiser. L’onction utilisée par ces faiseurs de miracles et de prodiges n’est pas celle du Saint-Esprit. Par ailleurs, rappelons l’avertissement de Jésus selon lequel les manifestations peuvent exister sans relation authentique (Matthieu 7:22-23). Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit pour le bien de tous (1 Corinthiens 12:7). Ils sont donc des outils de service et non des preuves de maturité spirituelle. 

  

6. Les dons du Saint-Esprit ne sont pas obligatoires dans la vie chrétienne. Voici le terrible danger qui guette quiconque ne prend pas au sérieux l’ordre que Jésus a donné aux disciples réunis sur une montagne en Galilée, quelque temps après sa résurrection : « Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (Matthieu 28:19).  

Le terme grec entellomai, traduit par « prescrire », signifie en fait « ordonner », « enjoindre », « commander ». 

La prédication des apôtres dans le livre des Actes montre que le Saint-Esprit et ses manifestations n’ont jamais été présentés comme optionnels (Actes 2:37-39 ; Actes 10:44-48 ; Actes 19:1-6). 

  

L’enseignement selon lequel le Saint-Esprit et ses manifestations seraient optionnels réduit le christianisme à une foi morale ou intellectuelle, privée de puissance. 

  

Le facteur clé pour accéder aux trésors du ciel, et on parle ici de leur manifestation sur terre, est le désir ardent, la soif dans le cÅ“ur de celui qui veut « être couvert par la poussière des pieds de Jésus ». C’est une expression juive de l’époque de Jésus qui signifie « marcher là où il marche, vivre comme il vit » (Jean 7:37-39). C’est à celui qui a soif d’aller vers Jésus. Il faut aller vers Jésus dans la foi. Relis l’histoire de la femme syro-phénicienne pour comprendre ce que cela signifie d’aller vers Jésus dans la foi, avec l’intention de boire (Marc 7:24-30). 

  

Vivre sans les dons, c’est vivre en deçà de ce qui a été accordé. 

  

7. Un seul don suffit, les autres sont secondaires. Ici, on a perdu de vue que le don par excellence, c’est le Saint-Esprit, qui est Dieu. Il n’est pas limité. Lorsque nous nous attachons à un don en particulier, parce qu’il correspondrait parfaitement à la vision que nous avons de la manière dont Dieu nous utilise, gardons-nous de nous fermer aux autres manifestations. Apprenons à considérer les dons du Saint-Esprit comme des outils qu’il peut mettre à notre disposition chaque fois que les circonstances l’exigent. Ainsi, si la parole de connaissance est l’outil adéquat dans une telle situation, il nous donnera une parole de connaissance ; si c’est la prophétie, il nous rendra capables de prophétiser. 

  

  

Cinq clés pour avoir accès aux dons du Saint-Esprit et pour les exercer : 

  

1. La soif (Jean 7:37-39). C’est le facteur le plus important pour transférer sur terre ce que Dieu nous a donné, et nous devons le répéter. Que personne ne nous trompe : il nous a tout donné (Éphésiens 1:3 ; 2 Pierre 1:3). 

  

2. Les langues. Il a dit : « Ils parleront de nouvelles langues » (Marc 16:17). Voici le secret de l’efficacité du ministère de Paul qui a dit : « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous » (1 Corinthiens 14:18). C’est le portail du surnaturel. Nous communiquons avec Dieu à un niveau qui serait impossible avec notre seule intelligence naturelle. Nous publions les décrets inscrits dans notre livre de destinée lorsque nous parlons en langue. Celui qui développe cet aspect de sa vie de prière trouvera sans effort les portes d’accès aux autres manifestations. 

  

3. La foi. C’est selon l’analogie de la foi que l’on prophétise (Romains 12:6). Le terme grec « analogia Â» signifie « proportion » ou « mesure ». Ainsi, on entre dans ces choses par la foi. Plus notre foi est grande et exercée, plus il est facile d’entrer. On se maintient aussi par la foi. Le prophète ne sait pas toujours tout ce qu’il va dire. Parfois, il s’agit juste d’un mot ou d’une image qu’il a reçus. Il se lance avec ce qu’il a, en écoutant ce que l’Esprit ajoutera. La prophétie, qui est l’une des huit manifestations listées dans 1 Corinthiens 12:8-10, doit être comprise comme fonctionnant de la même façon. Si les langues dans Marc 16:17 sont un miracle, alors tous ceux de 1 Corinthiens 12:8-10 le sont aussi. Si, dans Romains 12:6, il est dit que la prophétie fonctionne par la foi, il faut en déduire que c’est également le cas des autres dons. 

  

4. La pratique. Personne n’est parfait lorsqu’il se lance dans une nouvelle activité. C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Prenons le temps d’étudier son fonctionnement. Observons Jésus et ses apôtres dans le livre des Actes. Plusieurs dons sont présents dans l’Ancien Testament. Étudions, prions et pratiquons. Plus nous progresserons, plus nous obtiendrons de résultats. À mesure que notre caractère se développera, le Saint-Esprit nous fera de plus en plus confiance. 

  

5. La pureté du cÅ“ur. L’Esprit Saint doit être notre but premier, et non les dons. C’est la communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui doit être notre motivation première lorsque nous désirons exceller dans les choses spirituelles. Nous devons donc nous garder du piège de la performance ou de l’orgueil. C’est la miséricorde de Dieu qui poussait Jésus à agir. C’est cette même miséricorde qui doit habiter notre cÅ“ur ; et non des calculs pour un gain malsain. Ce que Dieu donne gratuitement ne doit pas être utilisé comme un moyen de s’enrichir ou de contrôler et de dominer les autres. Les dons sont destinés au service de l’Église. Et le Saint-Esprit demeure le propriétaire des outils qu’il nous prête pour le travail que nous avons à faire pour sa gloire. C’est son royaume que nous construirons, pas le nôtre. Il est bon de s’en souvenir. 

  

  

Pour aller plus loin 

Lire Éphésiens 1:1-14 ; 2 Corinthiens 1:22 ; 2 Corinthiens 5:5 ; Éphésiens 4:30 ; 

Lire Luc 21:28 ; Actes 1:4-8 ; Actes 2:37-39 ; Actes 10:44-48 ; Actes 19:1-6; 

Lire Hébreux 6:4-5 ; Apocalypse 21:1-27 ; 1 Corinthiens 12-14 ; 2 Corinthiens 1:3-11; 

  

Requêtes 

Père, au nom de Jésus, je te remercie pour le don du Saint-Esprit dont j’ai été marqué. Sa présence et ta gloire éclatante qui l’accompagnent me donnent un aspect qui fait trembler tes ennemis. Apprends-moi à utiliser tous les outils que tu mets à ma disposition afin que je puisse savourer les délices et la puissance du monde à venir. Tu es fidèle. 

  

  

N. B. N’oublie pas que notre soutien est la Justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21) 

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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