Méditation du mardi 21 juillet 2026


Thème : L’incrédulité ferme la porte à la grâce


Pensée


L’incrédule refuse de croire que Dieu fera ce qu’il a dit. Si notre cœur est fermé à Dieu, comment pourrons-nous recevoir de lui ? Enlevons toute pierre qui nous limite et recevons la vie.


Marc 6:1-6 ; LSG


Étude


« Quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens qui l’entendirent étaient étonnés et disaient : D’où lui viennent ces choses ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et comment de tels miracles se font-ils par ses mains ? » (verset 2).
Jésus vint dans sa patrie, à Nazareth, et, un jour de sabbat, il entra dans la synagogue, où il se mit à enseigner. Le mot « synagogue » vient du grec synagôgê, qui signifie « rassemblement », « assemblée » ou « lieu de réunion ». La synagogue était le centre local de la vie religieuse, communautaire et éducative des Juifs. À la différence du temple, où l’on offrait des sacrifices, aucun sacrifice n’était offert dans les synagogues. Il y avait de nombreuses synagogues à travers Israël, mais un seul temple.
On ne peut pas situer avec exactitude l’origine des synagogues. C’est probablement pendant l’exil à Babylone, ou au retour de l’exil, que s’est développée cette forme de rassemblement. Il s’agissait notamment de préserver l’identité juive ainsi que les enseignements reçus de Moïse.
Une synagogue avait à sa tête un chef appelé « chef de la synagogue » ou « archisynagogue ». Celui-ci veillait à l’organisation des réunions et choisissait les personnes chargées de lire les Écritures ou d’enseigner. Les anciens participaient également à la direction spirituelle et communautaire de l’assemblée.
Une réunion normale comprenait la récitation de prières et de confessions de foi, la lecture de passages de la Loi et des prophètes, ainsi que des explications ou des exhortations. C’est probablement dans ce cadre que Jésus-Christ intervenait pour expliquer les Écritures et enseigner sur le Royaume de Dieu.
Ce qu’il est intéressant de remarquer ici, c’est qu’il est revenu dans sa région, dans sa patrie, dans le lieu où il avait grandi. Ceux qui l’avaient connu lorsqu’il était enfant, puis jeune adulte, étaient étonnés des choses qu’il proclamait. Ils se posaient des questions sur l’origine de sa sagesse. Paul avait été enseigné par Gamaliel et, en Israël, plusieurs rabbins jouissaient d’une grande autorité. Cependant, personne ne savait qui avait été l’enseignant de Jésus. On s’étonnait donc des paroles qui sortaient de sa bouche et des miracles qu’il accomplissait.
Lorsque Dieu a repris toute sa place dans la vie d’un homme, ceux qui l’ont côtoyé autrefois peuvent ne plus le reconnaître. Si nous avons véritablement rencontré Dieu et si nous lui avons donné libre cours pour accomplir les changements qu’il désire produire dans notre vie, alors le ciel sera tellement présent en nous que ceux qui nous ont connus autrefois s’étonneront de la personne que nous sommes devenus.
C’est le Père qui parlait en Jésus-Christ, et c’est le Père qui accomplissait ses œuvres en lui. Jésus dit à Nathanaël : « Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. » Il ajouta : « En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme » (Jean 1:50-51).
Soyons donc transformés par son Esprit et devenons, comme Jésus l’était, des représentants fidèles du Royaume de Dieu. Nous ne sommes plus d’ici ; nous ne sommes pas de ce monde. Nous sommes d’en haut. La vie chrétienne normale est surnaturelle. Si les hommes nous croient en tous points semblables à eux, nous trahissons le ciel et nous manquons notre but. Jésus a dit : « Vous êtes la lumière du monde » et : « Vous êtes le sel de la terre. » Ceux qui sont du ciel sont mis à part et deviennent tels qu’il est.
« N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute » (verset 3).
Après le service que Marie a rendu à Yahvé en portant celui qui devait venir, elle a également joué son rôle d’épouse, unie par l’alliance du mariage à Joseph, avec qui elle a eu quatre garçons et des filles. La religion a voulu faire de notre bien-aimée Marie celle par qui l’on chercherait à justifier le culte de la « reine du ciel » et de son fils. Pourtant, ce culte a été condamné par différents prophètes, notamment Jérémie dans son livre.
Dans Jean 7, à l’occasion de la fête des Tabernacles, il est rapporté au verset 3 que les frères de Jésus lui dirent : « Pars d’ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais. » Au verset 5, il est écrit : « Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui. » Puis, au verset 10, nous lisons : « Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret. »
Certains ont parfois demandé : « Si Marie avait d’autres fils, pourquoi Jean était-il le seul à se trouver au pied de la croix ? » Jésus dit à Jean, qui se tenait au pied de la croix : « Voilà ta mère. » Puis, voyant Marie en pleurs, il lui dit : « Femme, voilà ton fils » (Jean 19:26-27).
La réponse est simple. Les frères de Jésus, comme nous l’avons vu dans Jean 7, ne croyaient pas encore en lui. Ils n’étaient donc pas du nombre de ses disciples et, à ce moment-là, ils ne le suivaient pas de près. Il est alors compréhensible que, lors de sa crucifixion, Jean soit celui qui se trouvait auprès de lui. Pierre n’était pas là. Les autres apôtres n’étaient pas là non plus. Ils avaient été dispersés. Il avait été annoncé que le berger serait frappé et que les brebis seraient dispersées. Jésus devait marcher seul sur ce chemin. Par la grâce de Dieu, Jean était toutefois présent et prit Marie chez lui.
Cependant, après la résurrection de Jésus, nous voyons que ses frères avaient cru. Dans Actes 1, après que Jésus fut élevé au ciel et que les apôtres furent retournés dans la chambre haute pour prier, il est clairement indiqué au verset 14 : « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. »
Le Saint-Esprit montre, par ces différents indices, que Jésus a vécu au sein d’une famille normale. Il était le premier-né. Joseph et Marie eurent d’autres enfants, notamment quatre garçons. Jacques deviendra plus tard l’une des colonnes de l’Église de Jérusalem, tandis que Jude écrira l’épître qui porte son nom. Pour ce qui est de Joses et de Simon, nous ne possédons pas d’autres informations précises dans les Écritures sur leur ministère ou sur ce qu’ils auraient écrit. Toutefois, nous savons que les frères de Jésus se trouvaient également dans la chambre haute.
Ce point important concernant les frères et les sœurs de Jésus-Christ étant établi, revenons à l’incrédulité des habitants de sa ville. Ils étaient limités par le fait qu’ils ne connaissaient ni la puissance de Dieu ni, surtout, le véritable sens des Écritures.
C’est le Père, qui demeurait en Jésus, qui disait les choses merveilleuses que les hommes entendaient. C’est également lui qui accomplissait les miracles. Il peut faire la même chose dans la vie de toute personne qui se donne entièrement à lui. Le sens de la vie chrétienne est justement de devenir un porteur de sa présence, d’une manière aussi fidèle et complète que Jésus l’était.
« Il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit » (verset 5).
Nous limitons Dieu par ce que nous disons de lui. Nous limitons Dieu par ce que nous croyons. Dans cette ville, l’incrédulité de ses habitants limita considérablement ce que Dieu voulait accomplir. Seules quelques personnes furent guéries, et Jésus dut leur imposer les mains pour que cela se produise. D’ordinaire, les paroles qui sortaient de sa bouche suffisaient.
Jésus s’étonnait de leur incrédulité. Il alla ensuite dans les villages environnants pour enseigner. L’incrédulité n’est pas une simple faiblesse : c’est un péché grave, pire que le doute. Elle consiste à refuser de croire que Dieu fera ce qu’il a dit, à refuser de voir Dieu lorsqu’il se manifeste et à refuser de lui donner son cœur.
Un prophète est rarement reçu par les membres de sa famille, parce que ceux-ci continuent souvent de voir l’enfant qui a grandi au milieu d’eux, le jeune homme ou la jeune femme qu’ils ont toujours connu. Leurs yeux sont empêchés de discerner le manteau dont cette personne est maintenant revêtue. Ils ne voient pas celui qui habite en elle et qui agit désormais à travers elle.
À cause de la familiarité, ils méprisent ce que cette personne porte. Ils ne la voient pas telle qu’elle est véritablement. Parce qu’ils ne savent pas l’honorer ni reconnaître ce que Dieu a déposé en elle, ils ne peuvent rien recevoir d’elle.
Puissions-nous nous garder de la familiarité qui engendre le mépris, l’incrédulité et d’autres attitudes semblables. Jésus poursuivit son chemin en enseignant, parce que la foi vient de la Parole de Dieu. Le ciel se manifeste par la Parole de Dieu lorsqu’elle est reçue. Dieu pourra agir avec puissance dans notre vie dans la mesure où nous recevrons la Parole qui est sortie de sa bouche.



POUR ALLER PLUS LOIN

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cropped image of Jesus in robe, sandals and red sash walking on sand in desert


L’INCRÉDULITÉ EMPÊCHE DE RECEVOIR
Nombres 14:11-12 ; Psaumes 78:19-22 ; Matthieu 13:53-58 ; Marc 6:1-6 ; Hébreux 3:12-19 ; Hébreux 4:1-2
CROIRE QUE DIEU ACCOMPLIRA CE QU’IL A DIT
Nombres 23:19 ; Ésaïe 55:10-11 ; Jérémie 1:12 ; Luc 1:37-38 ; Luc 1:45 ; Romains 4:18-21 ; Hébreux 10:23
LA FOI VIENT DE LA PAROLE DE DIEU
Proverbes 4:20-23 ; Ésaïe 53:1 ; Jean 5:24 ; Jean 20:30-31 ; Romains 10:8-17 ; Galates 3:2-5 ; 1 Thessaloniciens 2:13
LA FAMILIARITÉ, LE MÉPRIS ET LE MANQUE D’HONNEUR
1 Samuel 10:26-27 ; 2 Rois 5:9-14 ; Matthieu 10:40-42 ; Matthieu 13:54-58 ; Luc 4:22-30 ; Jean 1:10-11 ; 1 Thessaloniciens 5:12-13
RECONNAÎTRE CE QUE DIEU DÉPOSE DANS UNE PERSONNE
1 Samuel 16:6-13 ; 2 Rois 4:8-10 ; Matthieu 10:41 ; Luc 2:25-32 ; 2 Corinthiens 5:16-17 ; Galates 2:7-9 ; 1 Timothée 4:14
DIEU AGIT À TRAVERS CEUX QUI SE DONNENT À LUI
Jean 5:19-20 ; Jean 7:16-18 ; Jean 14:10-14 ; Jean 15:4-8 ; Actes 10:38 ; 2 Corinthiens 4:7 ; Philippiens 2:13
ÊTRE TRANSFORMÉ ET REPRÉSENTER LE CIEL
Matthieu 5:13-16 ; Jean 17:14-18 ; Romains 12:1-2 ; 1 Corinthiens 15:47-49 ; 2 Corinthiens 3:18 ; Philippiens 2:14-16 ; Colossiens 3:1-4
LE CŒUR OUVERT À LA GRÂCE DE DIEU
Ézéchiel 36:25-27 ; Matthieu 11:28-30 ; Marc 9:23-24 ; Jean 1:11-12 ; Jean 11:39-44 ; Jacques 1:5-8 ; Apocalypse 3:19-20
SE GARDER DE L’AVEUGLEMENT SPIRITUEL
Ésaïe 6:9-10 ; Matthieu 6:22-23 ; Jean 9:39-41 ; 2 Corinthiens 4:3-6 ; Éphésiens 1:17-19 ; Apocalypse 3:17-18
LES FRÈRES DE JÉSUS ET LEUR CHEMINEMENT VERS LA FOI
Matthieu 13:55-56 ; Marc 3:31-35 ; Jean 2:12 ; Jean 7:1-10 ; Jean 19:25-27 ; Actes 1:13-14 ; 1 Corinthiens 15:7 ; Galates 1:18-19
DE L’INCRÉDULITÉ À UNE FOI VIVANTE
Marc 9:20-24 ; Luc 24:25-32 ; Jean 20:24-29 ; Actes 9:1-20 ; 1 Corinthiens 15:7 ; Jacques 1:5-8 ; Jude 1:1-3

Requête


Père, au nom de Jésus, garde-moi de toute forme d’aveuglement spirituel. Je renonce à l’incrédulité. Que mes yeux voient qui tu es et ce que tu fais dans ma vie et autour de moi. Garde-moi de mépriser ta présence dans mon prochain. Apprends-moi à reconnaître et à honorer ce que tu as déposé dans la vie de ceux que tu envoies vers moi. Ouvre mon cœur à ta Parole afin que je reçoive pleinement ta grâce et que ta puissance puisse se manifester dans ma vie. Amen.

Note importante :
N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21 ; LSG).


Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki

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