Méditation du samedi 22 août 2026


Thème : Le rejet du Fils envoyé par Dieu


Pensée : Ceux à qui la vigne avait été confiée ses sont rebellés contre le propriétaire. Ils mettront à mort Jésus qui est venu demander des comptes au nom de Yahweh. Les rebelles seront jugés.

Marc 12 :1-12; LSG


Étude


«Un homme planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays.» (Verset 1). La vigne était entourée d’une haie faite de pierres, de branches épineuses ou parfois d’un mur. Celle-ci permettait à la fois de délimiter clairement la propriété et d’empêcher les animaux sauvages d’entrer et de ravager les plants. Elle pouvait aussi dissuader les voleurs. Le pressoir servait à transformer les raisins en vin.
La tour, construite sur le point le plus élevé de la vigne, servait à surveiller la propriété pour repérer les voleurs et les animaux.
La vigne ainsi préparée fut donc louée à des fermiers qui devaient donner une partie de la récolte au propriétaire.
C’est l’image d’Israël qui était la vigne de l’Éternel. Il l’avait plantée dans Canaan, la terre promise, et leur avait donné ses lois et ses ordonnances pour encadrer leur marche, comme la haie tout autour de la vigne. Il avait confié sa vigne aux chefs du peuple, c’est-à-dire le roi, les anciens du peuple, les sacrificateurs et les docteurs de la loi. Lorsqu’Israël n’a pas produit les fruits que Yahweh attendait, il leur a envoyé ses serviteurs, les prophètes, qui ont été moqués et parfois tués.

« Voici l’héritier; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous » (verset 7). Les chefs du peuple avaient perdu de vue le fait qu’ils n’étaient que les administrateurs d’un bien qui ne leur appartenait pas. Dans le livre d’Ézéchiel, au chapitre 34, l’Éternel s’en prend aux bergers d’Israël qui avaient mangé les brebis et ne s’étaient pas préoccupés de les faire paître. Ils ne s’étaient pas occupés de celles qui étaient malades ou blessées. Ils les avaient traitées avec dureté. Ils pensaient être les propriétaires du peuple. Lorsque l’homme oublie que sa vie lui a été prêtée, que le corps dans lequel il habite lui a été prêté pour un temps, et qu’il devra rendre des comptes au Dieu qui l’a fait paraître sur la terre pour sa gloire, il commet des choses odieuses à ses yeux. Lorsqu’il perd de vue quelle est sa véritable identité, il finit par commettre des choses odieuses aux yeux de Dieu. Ce qui était assis dans la chair de Moïse pensait être le propriétaire du peuple. Et ils ne se laissaient pas reprendre par Jésus-Christ, venu comme l’héritier, le fils de Dieu. C’est lui qui est le véritable propriétaire, non seulement d’Israël, mais de toute la terre. Ils l’ont méprisé et ont choisi de comploter pour le faire mourir. La vérité qu’il proclamait était trop dangereuse pour le système qu’ils avaient mis en place. Ils voulaient que les choses perdurent telles qu’elles étaient, afin de continuer à bénéficier de leurs arrangements avec le colonisateur romain et avec ce peuple qui partageait leur point de vue. Ce n’est pas à l’homme de conduire ses pas lorsqu’il marche. Nos vies appartiennent à Dieu. Il recherche des fruits précis. Il demandera des comptes à chacun de ceux qui marchent sur terre. Ce n’était pas l’intention des anciens d’Israël d’honorer Dieu et de lui donner ce qu’il recherchait. Puisse le Seigneur nous délivrer de cette folie qui consiste à le priver des fruits qu’il attend de nous.

« Maintenant, que fera le maître de la vigne? Il viendra, fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d’autres » (verset 9). Lorsqu’Israël n’a pas donné à Yave les fruits qu’il attendait, il a confié l’Évangile du Royaume aux nations païennes. Quelques années après la mort de Jésus, le pourcentage de croyants non juifs était beaucoup plus élevé que celui des croyants juifs. Et aujourd’hui encore, ce sont les chrétiens d’origine non juive qui sont majoritaires. L’Éternel confirmera à d’autres le mandat que nous refusons de remplir. Il est élevé au-dessus de tous les cieux. Ses desseins subsistent toujours. Si un homme se montre indigne de la part qui lui est faite dans sa vie, un autre se verra confier ce mandat, afin que notre Seigneur de gloire récolte tous les fruits de l’œuvre de la croix. Soyons de ceux qui disent oui lorsqu’il appelle. Soyons de ceux qui courent lorsqu’il envoie. Il est digne que nous lui donnions tout.

« La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle » (verset 10). Ceux qui étaient assis dans la chaire de Moïse, à savoir les principaux sacrificateurs, les anciens d’Israël et les dirigeants du peuple, pensaient pouvoir bâtir une maison pour Dieu sans lui. Sans se référer à son esprit. Ils pensaient suivre Moïse. Mais la tradition et les commandements qu’ils avaient transmis de génération en génération les avaient détournés de Dieu. En rejetant Jésus, ils condamnaient leurs œuvres à la destruction. L’Éternel ne recevra pas les choses que nous avons faites en nous appuyant sur notre propre intelligence. Il ne recevra pas non plus les choses que nous avons faites en nous appuyant sur l’héritage de la religion. L’Éternel s’attachera seulement à sa parole, à Jésus-Christ qui est le fondement. L’Église de notre Dieu a pour fondement le Rocher des âges, qui est Jésus-Christ. Il n’y en aura pas un autre. Quel est le fondement de la maison que nous bâtissons ? Quels matériaux utilisons-nous ? Dieu avait dit à Moïse de bâtir selon le modèle qui lui avait été montré sur la montagne. Quel modèle utilisons-nous pour construire nos vies ? Si nous rejetons ce qui vient de Dieu, notre œuvre ne sera pas approuvée. Caïn a fait l’expérience de la folie qui consiste à agir comme bon nous semble. Plusieurs autres ont suivi son exemple et ont vu leurs œuvres rejetées. Dieu est le Dieu de la justice. Il est attaché au modèle qui descend du ciel. Il est attaché à sa parole. Sa parole, c’est Jésus. On ne doit rien ajouter, rien retrancher. Il faut faire comme il a dit. Parce qu’il est Dieu.

POUR ALLER PLUS LOIN


Israël, la vigne plantée par Dieu
Psaume 80:9-17 ; Ésaïe 5:1-7 ; Ésaïe 27:2-6 ; Jérémie 2:21 ; Osée 10:1
Les serviteurs de Dieu rejetés et persécutés
2 Chroniques 36:15-16 ; Jérémie 7:25-26 ; Jérémie 26:20-23 ; Néhémie 9:26 ; Matthieu 23:29-37 ; Actes 7:51-52
Jésus-Christ, le Fils et l’Héritier envoyé par le Père
Psaume 2:7-8 ; Matthieu 3:16-17 ; Jean 1:10-11 ; Jean 3:16-17 ; Hébreux 1:1-3 ; Hébreux 3:5-6
Le rejet et la mise à mort du Fils
Psaume 22:7-19 ; Ésaïe 53:3-10 ; Marc 8:31 ; Jean 11:47-53 ; Actes 2:22-23 ; Actes 3:13-15
Dieu demandera des comptes aux administrateurs
Ézéchiel 34:1-10 ; Matthieu 24:45-51 ; Luc 12:42-48 ; Romains 14:10-12 ; 1 Corinthiens 4:1-5 ; Hébreux 13:17
Porter les fruits attendus par Dieu
Jean 15:1-8 ; Romains 7:4 ; Galates 5:22-23 ; Éphésiens 5:8-10 ; Philippiens 1:9-11 ; Colossiens 1:9-10
Le Royaume confié à un peuple qui en produira les fruits
Matthieu 8:10-12 ; Matthieu 21:42-43 ; Actes 13:44-48 ; Actes 28:25-28 ; Romains 11:11-24 ; 1 Pierre 2:9-10
Jésus-Christ, la pierre rejetée devenue la pierre angulaire
Psaume 118:22-24 ; Ésaïe 28:16 ; Matthieu 21:42 ; Actes 4:10-12 ; Éphésiens 2:19-22 ; 1 Pierre 2:4-8
Bâtir exclusivement selon le modèle de Dieu
Exode 25:8-9,40 ; 1 Chroniques 28:11-12,19 ; Matthieu 7:24-27 ; 1 Corinthiens 3:9-15 ; Hébreux 8:5 ; Apocalypse 22:18-19
Notre vie appartient entièrement à Dieu
Jérémie 10:23 ; Romains 12:1-2 ; Romains 14:7-9 ; 1 Corinthiens 6:19-20 ; 2 Corinthiens 5:14-15 ; 1 Pierre 4:1-2

Requête


Père, au nom de Jésus, aide-moi à honorer ta parole. Ne rien ajouter ni retrancher. Donne à Jésus toute la place afin que mon œuvre soit selon tes convenances. Tu es Dieu.


Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki

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