Méditation du Mercredi 27 mai 2026
Semaine de jeûne et de prières
Thème : Appelé(e) à servir Dieu
Thème 3 : Des Sacrificateurs devant le trône de Dieu
Pensée 3:
Le mystère de la présence de Dieu, la signification spirituelle du sacerdoce, le rôle des sacrificateurs dans l’Ancienne Alliance, l’accomplissement parfait de ce ministère en Jésus-Christ, ainsi que l’appel adressé à chaque disciple du Christ : vivre devant le trône et exercer un sacerdoce royal dans la communion du Saint-Esprit.
Apocalypse 7:9-17; LSG
Étude
Sauvé pour vivre devant le trône
L’apôtre Jean avait vu Dieu assis sur le trône, tenant dans sa main droite un livre écrit en dedans et en dehors, et scellé de sept sceaux. La question avait été posée : « Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? » Personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, n’avait été trouvé digne d’ouvrir le livre ou même de le regarder. Alors qu’il se lamentait, un vieillard lui avait parlé du lion de la tribu de Juda, du rejeton de David, qui avait vaincu pour ouvrir le livre et les sept sceaux. Dans cette vision, il avait vu un agneau qui semblait immolé, ayant sept cornes et sept yeux, symboles des sept esprits de Dieu. Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’Agneau et entonnèrent un chant. « Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation. » Tu en as fait un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu. Ils régneront sur la terre. Apocalypse, chapitre 5, versets 1 à 9. Cette foule rachetée. L’apôtre la voit maintenant debout devant le trône de Dieu et de l’Agneau. Le trône de Dieu et de l’Agneau apparaît comme le centre du ciel. C’est le lieu d’habitation de ceux qui sont rachetés. Il nous a retirés du monde afin que nous vivions dans sa présence.
Servir Dieu, c’est vivre dans sa présence. C’est demeurer devant lui. Cette foule immense, que l’on ne pouvait compter, était revêtue de robes blanches et tenait des palmes dans ses mains. Les palmes symbolisent la victoire spirituelle, la joie du salut, le triomphe de l’Agneau, l’adoration céleste, l’accomplissement de la fête des Tabernacles, la fidélité des saints et le repos éternel dans la présence de Dieu.
De nombreuses choses sollicitent notre attention. Nous courons après toutes sortes de choses. Nous désirons posséder ceci et cela. La vision du ciel nous montre que tout est centré autour du trône. Ceux qui sont rachetés se tiennent devant le trône. Le Saint-Esprit semble nous dire : « Votre vie est en lui. Votre vie est ici. » Le lieu de la victoire, c’est devant le trône. Le lieu de la paix, c’est aussi devant le trône. Le véritable service de Dieu, c’est apprendre à se tenir en sa présence. Il y a une puissance et un mystère dans la louange et l’adoration. Ceux qui louent et adorent sont transportés. Ceux qui louent et adorent voient leurs yeux s’ouvrir sur des réalités qu’ils ne connaissaient pas.
Le mystère de crier d’une voix forte
Ceux qui se trouvent devant le trône et devant l’Agneau crient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui est assis sur le trône et à l’Agneau. » Pourquoi crient-ils ? Il y a d’autres voix qui publient un autre message. Il y a la voix du monde, la voix du diable, la voix de l’incrédulité. Toutes ces voix parlent d’autres choses.
Celui qui voit le Dieu vivant, qui contemple sa majesté, est comme poussé par le Saint-Esprit à s’unir à ce grand Dieu en criant ce qu’il représente. Il crie d’une voix forte pour imposer le silence aux autres voix. Il crie d’une voix forte pour s’unir à Celui qui se tient devant lui. Il crie d’une voix forte pour briser les barrières de l’opposition. Il crie d’une voix forte pour ouvrir les portes de la délivrance. Il crie d’une voix forte toutes ces choses qu’il voit. Notre salut est entre les mains de Dieu. Notre vie est entre ses mains.
Est-ce que tu as compris que tu as besoin de crier d’une voix forte pour expulser les autres voix de ton cœur ? Crier pour arracher les autres choses de toutes les chambres de ton âme ? Ne permets pas aux voix contraire à la parole de Dieu de te dominer.
La fête de tabernacle
Dans l’Apocalypse, il est dit au sujet de la multitude que Jésus-Christ a rachetée par son sang et qui se tient devant le trône de Dieu et devant l’Agneau, que celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux, qu’il sera leur source, leur protecteur et leur défenseur. Sa présence est la promesse que tous nos besoins sont pourvus. Ceux qui se tiennent dans sa présence voient des récoltes abondantes et toutes sortes de bénédictions, car Dieu est fidèle. Ceux qui se tiennent dans sa présence ont une révélation de Jésus-Christ, lumière du monde. La présence de Dieu est le lieu où la révélation naît. Dans sa présence, on voit.
Des sacrificateurs à son service nuits et jours dans son temple
Dans les Écritures, les sacrificateurs étaient des hommes mis à part pour servir Dieu dans le sanctuaire et représenter le peuple devant Lui. Leur fonction principale était liée au culte, aux sacrifices, à l’enseignement de la loi et à l’intercession.
Cette description correspond à ce qui a été fait sous l’Ancienne Alliance par Aaron et ses descendants, d’abord dans le tabernacle de Moïse, puis dans le temple bâti par Salomon. Elle correspond également à ce que Jésus-Christ, qui est l’accomplissement de la Loi, a fait et continue de faire. Dans le texte de l’Apocalypse que nous venons de lire, les rachetés se trouvent dans le ciel. L’enlèvement a eu lieu. Alors qu’ils se trouvent en présence de Dieu et que tous les rachetés sont sacrificateurs, certaines choses qui avaient cours sur terre ne sont plus nécessaires.
Dans 1 Corinthiens, au chapitre 13, verset 8, il est écrit : « La charité ne périra jamais. » La prophétie prendra fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Ce verset nous indique donc que, lorsque nous serons dans le ciel, un certain nombre de choses qui ont cours aujourd’hui sur terre ne seront plus applicables. Parmi celles-ci, on trouve la prophétie, les langues, ainsi que ce qu’il appelle la connaissance et l’enseignement. Puisque tous sont sacrificateurs, tous se tiennent en présence de Dieu. Le voile a été déchiré. Il faut comprendre que la fonction de sacrificateur, qui est celle du chrétien, est légèrement différente de celle que l’on voyait sous la Loi. C’est normal, l’Agneau de Dieu a été immolé. Mais l’essentiel reste le fait de se tenir dans la présence de Dieu pour voir sa face, entendre les paroles de sa bouche et se réjouir de tout ce qu’il est et de tout ce qu’il a fait pour nous.
Jésus-Christ : le souverain sacrificateur parfait
Aaron et ses fils exerçaient un sacerdoce qui n’avait pas le pouvoir de changer l’homme dans son esprit, d’effacer la mort et l’iniquité entrées dans l’humanité par Adam. Tout ce qu’ils ont accompli dans le temple, à travers les fêtes et les différents sacrifices, n’était que l’ombre des choses à venir. La réalité a été accomplie en Jésus-Christ, qui est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir, et qui a traversé le tabernacle, plus grand et plus parfait, non construit de mains d’homme, c’est-à-dire non issu de cette création, et qui est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang. Il a ainsi obtenu une rédemption parfaite, une rédemption éternelle. Le sang des taureaux, le sang des boucs et la cendre d’une vache répandue sur ceux qui étaient souillés ne procuraient qu’une pureté rituelle, une pureté de la chair. Dieu a créé l’homme à son image et selon sa ressemblance. C’est un sacrifice équivalent à la valeur de l’homme qui était requis. Dieu s’est fait homme pour devenir ce sacrifice. Jésus-Christ est le médiateur d’une nouvelle alliance. Grâce à son intercession et au travail puissant qu’il a accompli, nous recevons l’héritage éternel qui nous avait été promis. Il est bon de reconnaître que Jésus-Christ a parfaitement rempli toutes les fonctions d’Aaron et de ses fils dans le temple.
Il est notre médiateur parfait et éternel. Il est à la fois le sacrifice et le sacrificateur. Aujourd’hui, il est notre intercesseur et prie pour nous. Il est notre enseignant. Il nous apprend à discerner les choses profanes des choses saintes. Il est le gardien du sanctuaire de Dieu. Il bénit le peuple de Dieu et est la source de toute bénédiction. C’est par lui que l’héritage est donné aux hommes. Approchons-nous donc de lui, le souverain sacrificateur, pour apprendre de lui ce que signifie servir Dieu. Il se tient en sa présence, voit sa face, entend sa voix et exécute ses décrets sur terre. Il règne parfaitement comme roi.
Le sacerdoce du disciple de Christ
Au sujet des disciples de Jésus-Christ, le Saint-Esprit dit : « Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un sacerdoce saint, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » 1 Pierre 2, verset 5. La maison dans laquelle officiaient les sacrificateurs de l’Ancienne Alliance était physique. Le Saint-Esprit dit que nous devons nous constituer en maison spirituelle. Ils exerçaient un sacerdoce suivant les ordonnances de la Loi, dans le cadre de l’Ancienne Alliance. Nous exerçons un sacerdoce semblable au leur. Seulement, les victimes que nous offrons sont spirituelles. Nous n’offrons plus d’animaux. Dans l’épître aux Romains, au chapitre 12, verset 1, le Saint-Esprit nous demande d’offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, ce qui sera de notre part un culte raisonnable. Jésus disait : « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même. » Nous sommes la première victime spirituelle à être mise sur l’autel pour la gloire de notre Dieu. Après l’offrande de notre corps, c’est notre âme qui doit être offerte. Ne vous conformez pas au monde présent, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre intelligence, afin de discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait. Les autres sacrifices qui suivent dans le service que nous accomplissons en sa présence, en tant que sacrificateurs, sont la louange, l’adoration, l’obéissance, la prière et toutes sortes d’œuvres de justice.
En conclusion, retenons que le grand appel de Dieu à l’homme n’a jamais changé : vivre en sa présence et le servir comme un royaume de sacrificateurs. Depuis le jardin d’Éden jusqu’à la Jérusalem céleste, Dieu exprime le même désir : habiter avec son peuple, marcher à ses côtés et être sa source, sa lumière, sa paix et son héritage. Toutes les figures de l’Ancienne Alliance — le tabernacle, les sacrifices, les fêtes, le sacerdoce lévitique — trouvent leur accomplissement parfait en Jésus-Christ, l’Agneau immolé et le souverain sacrificateur éternel.
POUR ALLER PLUS LOIN

La présence de Dieu et le trône céleste : Genèse 3:8 ; Exode 25:8 ; Exode 33:14-15 ; Psaume 27:4 ; Psaume 84:2-5 ; Ésaïe 6:1-5 ; Ézéchiel 1:26-28 ; Hébreux 4:16 ; Hébreux 10:19-22 ; Apocalypse 4:1-11 ;
Le salut par le sang de l’Agneau : Ésaïe 53:4-7 ; Jean 1:29 ; Romains 3:23-26 ; Éphésiens 1:7 ; Colossiens 1:13-14 ; Hébreux 9:11-14 ; 1 Pierre 1:18-19 ; Apocalypse 5:9-10 ;
Le sacerdoce du croyant : Exode 19:5-6 ; 1 Pierre 2:5 ; 1 Pierre 2:9 ; Apocalypse 1:5-6 ; Apocalypse 5:10 ; Romains 12:1-2 ; Hébreux 13:15-16 ;
Les fonctions des sacrificateurs : Lévitique 10:8-11 ; Nombres 3:5-10 ; Nombres 18:1-7 ; Deutéronome 33:8-10 ; Malachie 2:5-7 ; Hébreux 5:1-4 ;
Jésus-Christ, souverain sacrificateur parfait : Psaume 110:4 ; Zacharie 6:12-13 ; Hébreux 4:14-16 ; Hébreux 7:23-28 ; Hébreux 8:1-6 ; Hébreux 9:24-28 ; Hébreux 10:11-14 ;
La fête des Tabernacles et la présence divine : Lévitique 23:33-43 ; Deutéronome 16:13-15 ; Néhémie 8:13-18 ; Zacharie 14:16-19 ; Jean 7:37-39 ; Apocalypse 21:2-4 ; Apocalypse 21:22-23 ;
La louange, l’adoration et le cri de délivrance : 2 Chroniques 20:21-22 ; Psaume 47:2 ; Psaume 95:1-7 ; Psaume 150:1-6 ; Marc 10:46-52 ; Actes 16:25-26 ; Hébreux 13:15 ;
Le Saint-Esprit et la révélation dans la présence de Dieu : Jean 14:16-18 ; Jean 16:13-15 ; 1 Corinthiens 2:9-12 ; 2 Corinthiens 3:17-18 ; Éphésiens 1:17-18 ; Apocalypse 1:10 ;
Le pèlerinage terrestre et l’espérance céleste : Genèse 47:9 ; Psaume 39:13 ; Hébreux 11:13-16 ; Hébreux 13:14 ; Philippiens 3:20-21 ; 1 Pierre 2:11 ; Apocalypse 22:1-5 ;
Requêtes
Père, au nom de Jésus, établis moi à ma place dans ton tabernacle céleste. Je m’offre totalement à toi. Apprends-moi le mystère de l’adoration, de la louange, de l’action de grâce, et de toutes les formes de prières.
Note importante :
N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21 ; LSG).
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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