Méditation du Dimanche 18 janvier 2026
Thème: Koïnonia avec le Père, Koïnonia avec le Fils, Koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP)
 
Thème 8: Cep et serments
Pensée 8: En nous recréant à l’image de Jésus, le Père a voulu nous rendre conformes à Celui qui est la tête de la nouvelle création. C’est par notre union avec lui, dans l’esprit et dans notre marche quotidienne, que nous devenons des instruments puissants de la justice de Dieu. « En lui » est la position de notre force.
 
Jean 15:4-5; LSG
 
Étude
Le terme grec ampelos, qui signifie « cep » ou « vigne », désigne principalement l’arbustre grimpant (vitacée) produisant des raisins, ainsi que le terrain planté de ces arbustes (le vignoble).
 
Dans l’Ancien Testament, Israël est fréquemment décrit comme une vigne plantée et soignée par Dieu. Cette image exprime l’élection, l’alliance et l’attente de fruits.
 
Israël est la vigne que Yahweh a transplantée d’Égypte pour la planter à Canaan. Au début, elle était prospère et glorieuse, car protégée par sa présence, mais elle a été livrée à la dévastation à cause de son infidélité (Psaume 80:8-16).
 
Israël était une vigne féconde qui portait beaucoup de fruits. Plus ses fruits étaient abondants, plus il a multiplié les autels ; plus son pays était prospère, plus il a embelli les statues (Osée 10:1-2).
 
Par la bouche du prophète Jérémie, l’Éternel pose une question importante : « Je t’avais plantée comme une vigne excellente, du meilleur plant ; comment as-tu changé, dégénéré en une vigne étrangère ? » (Jérémie 2:21). C’était une invitation à se questionner sur les causes fondamentales de leur dégénérescence. On n’est pas bien loin de la question qu’il avait posée à Adam : « Où es-tu ? » (Genèse 3:9).
 
Lorsque Jésus dit : « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron » (Jean 15:1), il nous permet de comprendre que si la vigne a changé d’Israël à lui, Jésus, le Messie, le vigneron n’a pas changé. Ce qu’Israël n’a pas pu être collectivement, Jésus l’est parfaitement.
 
Pourquoi la vigne d’Israël n’a-t-elle pas pu donner continuellement les fruits que le Père attendait ? C’est parce que l’Ancienne Alliance, avec ses lois et ses ordonnances, ne pouvait pas changer le cÅ“ur de pierre des hommes. C’est pourquoi Yahweh avait promis de changer leur cÅ“ur et de leur donner son Esprit (Jérémie 31:31-34 ; Ézéchiel 36:25-27).
 
L’homme naturel, laissé à lui-même, est incapable de recevoir les choses de l’Esprit. En effet, la nature du diable qui est en lui s’oppose constamment à Dieu (1 Corinthiens 2:14 ; Éphésiens 2:1-5).
 
Pour confirmer les prophéties d’Ézéchiel et de Jérémie, qui avaient vu la déportation et la chute de Jérusalem en 586 av. J.-C. par Nabuchodonosor, Yahweh a donné à Zacharie, après le retour des rachetés à Jérusalem, la vision d’un chandelier d’or différent de celui du tabernacle de Moïse, avec un vase d’huile surmontant le chandelier et sept conduits alimentant les sept lampes d’huile (Zacharie 4:1-6). Il y avait en outre, à sa gauche et à sa droite, deux oliviers.
 
Le chandelier, avec les éléments cités précédemment, représente le système de la nouvelle création. Le chandelier était une seule pièce, tout en or. La branche centrale, c’est Jésus, et les autres branches représentent ceux qui croient en lui. Le cep et les sarments sont de la même nature. Ils sont alimentés par le même Esprit (le vase d’huile et les sept conduits vers les lampes). Les deux oliviers sont le gouverneur de Juda, Zorobabel, et le souverain sacrificateur Josué (Zacharie 4, 11-14). En tant que gouverneur de Juda, Zorobabel représente notre royauté. Josué, le sacrificateur, représente notre sacerdoce. En Jésus, Dieu a fait de nous une nation de rois-prêtres (1 Pierre 2:9). Il est important de comprendre que c’est notre ministère de prêtre qui soutient notre ministère de roi. Ces deux ministères sont accomplis par le Saint-Esprit.
 
L’or symbolise à la fois la gloire et la sainteté de Dieu. Le fait que le chandelier soit fait d’une seule pièce symbolise notre union avec Jésus. Celui qui est en Christ est un seul esprit avec lui (1 Corinthiens 6:17).
 
En tant que vigneron, le Père a la responsabilité de planter, de soigner, de tailler et d’émonder. Il veille à la fécondité. Il est glorifié lorsque les sarments portent beaucoup de fruits.
 
Pourquoi un sarment greffé sur Jésus arrêterait-il de porter du fruit ? Jésus nous donne la réponse : « Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il n’est pas attaché au cep, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. » (Jean 15:4).
 
Il nous appartient de demeurer en Jésus. En raison du libre arbitre dont l’homme jouit, Jésus n’imposera pas sa présence à celui qui ne veut pas demeurer en lui. Voilà pourquoi, en réponse à l’amour qu’il nous a montré sur la croix, il nous appartient d’ouvrir la porte de notre cÅ“ur et de demeurer dans sa présence (Jean 4:4 ; Apocalypse 3:20).
 
Comment savoir si je m’éloigne de Jésus ou si je ne suis plus en lui ? Jean 15:7 met en avant notre rapport à la parole de Dieu comme baromètre de notre santé spirituelle : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous. » Lorsque je ne me soumets pas à la révélation de la parole que Jésus me donne, je reste loin de lui ou je m’éloigne de lui. Le résultat est le même. Lorsque la parole de Dieu n’est plus au centre de ta vie et que tu vis selon le train du monde, tu n’es plus en Jésus.
 
Quels sont les fruits que le Père recherche ? Ce sont les bénéfices des Å“uvres qu’il a préparées d’avance pour que nous les accomplissions (Éphésiens 2:10). Il s’agit également du fruit de l’Esprit, qui se manifeste de multiples façons (Galates 5:22-23).
 
Ne nous conformons pas à ce siècle présent, ne suivons pas ceux qui méprisent Dieu pour suivre leurs propres voies, rejetons les traditions et les commandements des hommes qui annulent la parole de Dieu et nous perdent en Jésus. C’est en lui que se trouve tout ce que notre cÅ“ur désire.
 
« Ce et sarments » est l’expression de notre koïnonia avec Celui qui est le Fils de l’homme et le Fils de Dieu, la semence de la femme, le Roi des rois, le Tout-Puissant, notre puissant rédempteur. Il est le chemin de notre destinée.
 
 
Pour aller plus loin

Lire Jean 15:1-10; Hébreux 2:10; Zacharie 4; Jean 20:17;
Lire Psaume 80:8-17; Jérémie 2:21; Ézéchiel 14:1-8; Osée 10:1-7; Ésaïe 5:1-7
Lire Psaume 92:12-15 ; Ésaïe 60:21; 1 Corinthiens 3:5-15 ;
 
Requêtes
Père, au nom de Jésus, allume un feu ardent dans mon cÅ“ur. Un désir pour Jésus et pour sa Parole, un désir que l’enfer ne pourra pas éteindre. J’ai goûté, et j’ai trouvé que mon Seigneur est bon. J’aspire à cette unité parfaite qui est ma force et le facteur le plus important de ma réussite.Â
 
N. B. N’oublie pas que notre soutien est la Justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21)
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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