Méditation du jeudi 29 janvier 2026 

Thème : Koïnonia avec le Père, koïnonia avec le Fils, koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP

  

Thème 19 : La vie dans l’Esprit 

Pensée 19 : Jésus avait dit à ses disciples qu’ils ne pouvaient rien faire sans lui. Parti de la terre, il a envoyé son Esprit. Si les disciples ne pouvaient rien faire sans lui, que pourrions-nous vraiment faire sans son Esprit, qui est le Consolateur ? Apprenons à vivre dans l’Esprit. En effet, la vie chrétienne normale est « vie dans l’Esprit ». 

  

Galates 5:16 ; LSG 

  

Étude 

Les vestiges de la vieille nature. 

Bien qu’ils aient donné leur vie à Jésus depuis plusieurs années, de nombreux chrétiens n’ont pas encore vaincu les habitudes que leur a apprises la vieille nature lorsqu’ils étaient encore morts dans le péché et sans Christ. 

  

Fatigués d’essayer de prendre le dessus sur leurs anciens péchés, ils en sont arrivés à la conclusion que ce que le Père demande est impossible. Est-il vraiment possible de marcher dans la sainteté ? Est-il possible de connaître la victoire ? 

  

Dans la lettre qu’il adressait aux chrétiens de Rome, l’apôtre Paul décrit de manière très imagée la tension que vivent plusieurs d’entre eux : « 22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; 23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. » Romains 7:22-23. Toujours dans le même chapitre, au verset 15, il écrit : « Car je ne sais pas ce que je fais ; je ne fais pas ce que je veux, mais je fais ce que je hais. » 

  

Y a-t-il une solution à cette difficulté ? Jésus nous aurait-il fixé un objectif impossible à atteindre lorsqu’il nous demande d’être saints comme notre Père qui est dans les cieux est saint (Matthieu 5:48) ? Il y a une solution à cette difficulté. Et Jésus n’est pas injuste. Toujours dans la lettre qu’il adresse aux Romains, Paul affirme que la solution, c’est Jésus. Aux Galates, il écrit : « Vivez selon l’Esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5:16). 

  

Vivre dans l’Esprit 

1. La nécessité de la séparation : du monde à l’école du Saint-Esprit. 

Il est intéressant de remarquer que, de retour du Jourdain où il avait été immergé dans les eaux et dans le Saint-Esprit, Jésus fut justement conduit par l’Esprit dans le désert. Séparé de la distraction du monde, il passa quarante jours dans le jeûne et l’intimité avec le Père et le Saint-Esprit. (Luc 4:1-2). Parfaitement homme, comme chacun de nous, il avait besoin, à l’école du Saint-Esprit, d’apprendre à soumettre son âme à son esprit, dans lequel habitait l’Esprit de Dieu. 

  

La victoire sur les tentations que le diable lui a fait subir montre qu’il avait parfaitement établi la justice de Dieu dans son âme. Si nous ne comprenons pas que Jésus a été tenté en tout point comme nous, nous ne tirerons pas tous les bénéfices de l’exemple que sa vie nous offre (Hébreux 4:15). 

  

Après être sorti de l’école du dépouillement et de la consécration, il est dit que c’est revêtu de la puissance de l’Esprit que Jésus retourna en Galilée, et que sa renommée se répandit dans tout le pays d’alentour (Luc 4:14). 

  

La vie dans l’Esprit commence là où l’homme naturel a capitulé. Tant que l’âme ne prend pas la place de serviteur, l’esprit, quoi que recréé est incapable de conduire l’homme. L’âme doit volontairement se soumettre au nouvel ordre, celui de l’Esprit de Dieu.

  

2. Le tabernacle de Moïse : du parvis au lieu saint. 

Le tabernacle de Moïse, construit selon le modèle du tabernacle céleste, était, avec tout ce qui s’y faisait, l’ombre des choses que Jésus-Christ a accomplies. L’une des réalités célestes qu’il représente est l’accès à la vie dans l’Esprit, ainsi que la présence de Dieu et sa gloire (Hébreux 8:5). 

  

2.1. Le parvis était le lieu de la préparation avant d’accéder au lieu saint. On y trouvait l’autel des holocaustes (autel d’airain) et la cuve d’airain (cuve des ablutions). 

  

2.1.1. L’autel d’airain était le lieu du sacrifice. C’est là que l’on versait le sang pour expier le péché. Il symbolise la croix, le lieu de la mort de l’homme rebelle, et constitue un portail d’accès à la vie divine. Le miracle de la régénération se produit à la croix, lorsque nous reconnaissons Jésus comme notre Sauveur. La vie dans l’Esprit est impossible sans le passage par la croix. 

  

2.1.2. La cuve d’airain : c’est ici que les sacrificateurs se purifiaient avant d’entrer dans le lieu saint. Il symbolise la purification de notre âme par la parole de Dieu. C’est ce que dit Romains 12:2 : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. » 

« Ne pas se conformer au siècle présent », c’est se retirer du monde et de ses voies, exactement comme Jésus qui fut conduit dans le désert après son baptême. 

« Le renouvellement de l’intelligence » correspond au nettoyage des mains, des pieds, du visage et du corps que les sacrificateurs effectuaient avant d’entrer dans le lieu saint. 

  

Dans l’enseignement sur le cep et les sarments, Jésus avait expliqué à ses disciples qu’ils étaient purs à cause de la parole de Dieu qu’il leur avait annoncée (Jean 15:3). Lorsqu’il priera pour ses disciples avant d’aller à la croix, Jésus dira : « Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité. » (Jean 17:17). 

  

Si la croix est la porte d’accès à la vie de Dieu, c’est la sanctification par la vérité de la Parole qui nous qualifie pour entrer dans le lieu saint (la vie dans l’Esprit). 

  

Voilà de nouveau le principe de la justice de Dieu, qui est le modulateur de la force avec laquelle la grâce de Dieu en nous pourra agir. Pour Jésus, qui avait passé quarante jours à l’école du dépouillement et de la consécration par le Saint-Esprit, toutes les limitations de l’âme avaient été enlevées. 

  

  

2.2. Le lieu saint : C’est l’espace du service, de la communion et de la révélation. Dans cet endroit, séparé du parvis par un premier voile, la lumière du jour ne pénétrait pas. La séparation entre l’esprit et l’âme doit être réalisée, puis maintenue, si nous voulons vraiment vivre dans l’Esprit. C’est la parole de Dieu, plus tranchante qu’une épée à double tranchant, qui réalise cette division. Seuls les sacrificateurs pouvaient entrer dans cet espace où étaient disposés la table des pains de proposition, le chandelier d’or (la Menorah) et l’autel des parfums. 

  

2.2.1. La table des pains de proposition. Douze morceaux de pain représentant les douze tribus d’Israël y étaient exposés. Chaque semaine, ils étaient remplacés par de nouveaux pains. Les sacrificateurs mangeaient les pains exposés devant l’Éternel. 

  

Celui qui vit dans l’Esprit est nourri par Dieu lui-même. Jésus est le pain de vie descendu du ciel (Jean 6:33). Celui qui le mange (qui communie avec lui) n’aura jamais faim. Il ne sera pas non plus dégoûté, car il y a un renouvellement continu des révélations (les pains sont changés chaque semaine par les sacrificateurs). 

  

2.2.2. Le chandelier d’or (la Menorah). Il est fait d’une seule pièce et en or. Il représente l’union qui lie Jésus à ses disciples. Jésus est le Cep et nous sommes les sarments. La vie qui coule en lui coule en nous. C’était la seule source de lumière du lieu saint. Jésus a dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » (Jean 8:12). C’est grâce à la lumière que Jésus est et que nous voyons la lumière. La révélation ne se trouve pas ailleurs, dans le monde ou dans les raisonnements philosophiques. C’est en venant de tout notre cÅ“ur à Jésus que les choses obscures deviennent claires. Lorsqu’il reste des zones d’ombre, voire lorsque nous sommes dans la confusion et que nous contredisons allégrement la vérité des Écritures, alors il est fort probable que nous n’examinions pas les choses à la lumière de Jésus (Psaume 36:9). 

  

2.2.3. L’autel des parfums. Chaque jour, les sacrificateurs y faisaient l’offrande de parfum. Une fumée odorante s’en élevait donc en permanence. C’est le symbole de la prière qui monte vers le trône de Dieu. Les sacrificateurs y imploraient Yahweh en faveur du peuple. C’est le symbole de notre prière et de notre intercession. Jésus est notre souverain sacrificateur et notre intercesseur (Hébreux 7:25 ; Romains 8:34). Il est continuellement à ce poste dans le ciel pour chacun de nous. Il nous apprend également à administrer les trésors du ciel depuis cette position. Celui qui vit dans l’Esprit sera conduit par le Saint-Esprit dans le lieu de la communion avec Dieu, dans la prière. 

  

C’est la combinaison des activités révélées dans le lieu saint qui nous permet de vivre dans l’Esprit et de porter beaucoup de fruits. 

  

L’Esprit de Dieu utilise aisément ceux qui se livrent à lui, comme le faisaient les sacrificateurs de l’ancienne alliance. Ils accomplissaient des actes sans en comprendre toute la portée. Nous avons l’avantage d’avoir Jésus qui, par sa lumière, nous montre le but de chaque chose dans l’établissement de la justice dans nos vies. 

  

Redisons cette vérité si importante : la grâce que nous avons reçue de Dieu agit par la justice pour établir son règne. Si la justice n’est pas établie, la grâce est limitée (Romains 5:21 ; Éphésiens 3:20). 

  

Ajoutons cette autre vérité qui découle de ce qui précède. La vie dans l’Esprit est impossible là où le Saint-Esprit n’est pas descendu pour se poser sur le disciple (Actes 1:8 ; Actes 2:2-3 ; Actes 19:1-6). 

  

2.3. Le Lieu très saint. C’était le lieu de la présence directe de Dieu. Une fois par an, le 10ᵉ jour du septième mois, le souverain sacrificateur passait le deuxième voile pour se présenter devant Dieu et accomplir l’expiation des péchés du peuple. Et la gloire de Dieu lui apparaissait entre les chérubins, au-dessus du propitiatoire. Il comprenait l’arche de l’alliance recouverte d’un couvercle en or (le propitiatoire). 

  

C’est dans le temple céleste que Jésus est entré une fois pour toutes avec son sang pour le déposer sur le propitiatoire du tabernacle qui se trouve devant Dieu (Hébreux 9:24 ; Hébreux 10:19-20). 

  

Le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint sur terre a été déchiré lorsque Jésus a rendu l’esprit à Golgotha (Matthieu 27:51). Ainsi, pour la nouvelle création, le lieu saint et le lieu très saint ne font plus qu’un. Celui qui vit dans le domaine de l’Esprit vit dans le domaine où il a accès à la présence de Dieu et à sa gloire. 

  

3. Décidez de marcher dans le nouveau système. 

Dieu, qui nous a appelés à son règne et à sa gloire, nous a donné le Saint-Esprit comme consolateur. Les Églises primitives avaient pleinement compris l’importance de se laisser conduire par Celui qui est venu de la part de Jésus pour nous enseigner comment établir la justice de Dieu dans nos vies et porter beaucoup de fruits. 

  

Dans l’église d’Antioche, où Barnabas et Paul avaient enseigné pendant toute une année, il y avait maintenant différents ministères : des apôtres, des prophètes, des docteurs, etc. Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : « Mettez à part Barnabas et Saul pour l’Å“uvre à laquelle je les ai appelés. » (Actes 11:25-26 ; 13:1-2). 

  

Tout comme les sacrificateurs du temps du tabernacle de Moïse et du temple de Salomon servaient dans le lieu saint, les disciples d’Antioche servaient le Seigneur dans leur ministère, jeûnaient et priaient. C’est alors qu’ils communiaient ainsi avec Dieu que le Saint-Esprit ouvrit la bouche pour leur parler de l’envoi de Paul et Barnabas en mission. 

  

Celui qui vit dans l’Esprit entendra la voix de Dieu qui nous conduit chaque jour et à chaque instant. Lorsqu’on est dans l’Esprit, la manifestation des dons est naturelle. 

Parce que l’on a la pensée du Christ, Satan ne peut pas trouver de chemin pour nous troubler. Et si l’on venait à tomber, on se relève aussitôt. 

  

Récapitulons le chemin de la vie dans l’Esprit. Il passe par la croix, où Dieu nous donne une nouvelle identité, un nouvel esprit. Nous sommes ensuite conduits à l’école du dépouillement et de la consécration du Saint-Esprit, afin de séparer l’esprit de l’âme. Cette dernière apprend à se soumettre au fur et à mesure que notre intelligence se renouvelle. Comme Jésus, après être sorti du désert, se mit à servir, le Saint-Esprit nous conduit dans le lieu où l’on apprend à le servir tout en continuant de vivre avec lui et exclusivement pour lui. Aucune lumière naturelle ne pénétrait le lieu saint, qui est l’image de la vie dans l’Esprit. Ici, Jésus est notre pain, notre lumière, notre intercesseur et le modèle que nous devons imiter. Compte tenu du fait que, dans le tabernacle du ciel où nous sommes maintenant avec lui, le lieu saint et le lieu très saint ne font qu’un, nous avons un accès direct à la présence et à la gloire de Dieu. C’est celui qui fait ce qui est attendu de lui qui verra le Saint-Esprit lui confier d’autres mandats, comme ce fut le cas pour l’Église d’Antioche, où Paul et Barnabas furent envoyés alors que l’Église s’était constituée en base d’intercession et d’envoi de missionnaires. 

  

Dieu t’appelle à entrer dans cette vie exaltante avec lui. Nous en savons beaucoup trop maintenant pour continuer à vivre comme par le passé. Ouvrons-nous sincèrement à lui et vivons pleinement. 

  

Pour aller plus loin 

Lire Galates 5:16-26 ; Hébreux 9-10 ; Romains 8 

Lire Deutéronome 10:8 ; Actes 6:4 ; 

Lire 1 Samuel 2:11 ; Romains 15:16 ; 

  

Requêtes 

Père, au nom de Jésus, accorde-moi la grâce de reconnaître la charge que tu m’as confiée, afin que je fasse, en ta présence et par ton Esprit, ce que tu m’as confié. Esprit saint, révèle-moi tes voies. Tu es mon partenaire senior. Je veux tout faire avec toi. 

  

  

N. B. N’oublie pas que notre soutien est la Justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21) 

  

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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