Méditation du mercredi 14 janvier 2026
 
Thème: Koïnonia avec le Père, Koïnonia avec le Fils, Koïnonia avec le Saint-Esprit
 
Thème 4 : La révélation du Père (Amour, protection et provision)
Pensée 4: Notre Dieu nous montre ce que cela signifie d’être un père. Il est notre source. Il prend soin de tous les aspects de nos vies, du début à la fin. Lorsque nous comprenons l’amour inconditionnel qu’il nous porte, nous trouvons la paix. La communion avec le Père, c’est aussi savoir recevoir son amour et les dimensions de celui-ci : la protection qu’il nous assure et la provision.
 
1 Jean 3:1 ; LSG
 
Étude
Lors de la discussion qu’il a avec les Juifs après avoir guéri l’homme malade depuis trente-huit ans et qui se trouvait près de la piscine de Béthesda, Jésus utilise à plusieurs reprises l’expression « Mon Père », ce qui met ses interlocuteurs dans une grande colère et ils en viennent à vouloir le tuer (Jean 5:17-18).
 
Le terme grec « HO Pater mou », qui est la traduction de ce qu’il a probablement dit en araméen ou en hébreu, signifie « mon Père à moi », « mon Père propre ». Il y a là aussi l’idée de père personnel et de père unique.
 
Dans la tradition juive, Dieu était le Père du peuple d’Israël, mais jamais le « Père personnel » de quiconque, au sens d’une relation individuelle et intime.
 
Exode 4:22-23 : « 22 Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l’Éternel : Israël est mon fils, mon premier-né. 23 Je te dis : Laisse aller mon fils, pour qu’il me serve ; si tu refuses de le laisser aller, voici, je ferai périr ton fils, ton premier-né. »
 
Au moment où Jésus exerce son ministère terrestre, les Juifs se font une idée de Dieu en tant que Créateur, Rédempteur, Seigneur des armées, Tout-puissant, transcendant, Saint, Juge, Sauveur national, etc.
Il est proche du peuple, mais pas intimement proche des individus.
 
Les années de pratique des rituels dans le tabernacle de Moïse, puis dans le temple de Salomon, avaient gravé en eux l’idée de séparation et de limites. C’est à travers les sacrificateurs qu’ils s’approchaient de lui. Il fallait se garder pur rituellement, et ce presque continuellement.
 
L’idée d’une intimité personnelle était impensable. On ne tutoie pas le Dieu terrible du Sinaï.
 
Le matin de la résurrection, il dira à Marie de Magdala des paroles qui résument l’essentiel de l’enseignement qu’il a dispensé aux disciples au sujet de Dieu : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (Jean 20:17). Son Père est aussi notre Père. Son Dieu est aussi notre Dieu. La croix a brisé le mur de séparation de l’iniquité en établissant la justice par laquelle nous sommes bienvenus dans la présence de Dieu.
 
Par la bouche de Jean, l’Esprit dira au sujet de ceux qui reçoivent Jésus : « 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, 13 lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » (Jean 1:12-13). Celui qui est né de Dieu est de la même nature que Dieu. Celui qui est né de Dieu peut légalement l’appeler « Abba, Père ».
 
Si les Écritures révèlent plusieurs dimensions de notre Dieu comme Père, à savoir le Père qui aime, le Père qui est bon, le Père qui est miséricordieux, le Père qui est compatissant, le Père qui donne, le Père qui enseigne, le Père qui discipline, le Père qui protège, le Père qui est fidèle, le Père intime (« Abba »), le Père qui envoie, etc., nous voulons nous focaliser sur trois d’entre elles : l’amour, la protection et la provision.
 
 
L’amour du Père : 1 Jean 3:1 « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. »
 
Comme le montre le verset précédent, cet amour se manifeste par l’adoption. Nous ne sommes plus esclaves, mais fils. Le Saint-Esprit rend témoignage à notre esprit que Dieu est devenu notre Père (Abba). Cet amour a changé notre identité, nous donne accès à sa présence pour vivre une vie d’intimité avec lui et nous a légué un héritage merveilleux.
 
Cet amour est éternel et initiateur. Jérémie 31:3 : « L’Éternel m’est apparu de loin : je t’ai aimée d’un amour éternel ; c’est pourquoi je t’attire avec bonté. »
Attirer : mashak — tirer avec force. Non seulement son amour précède notre existence, mais il nous attire avec force vers lui.
 
La preuve suprême de cet amour, c’est Jésus qui meurt à la croix à notre place (Jean 3:16). Par Jésus, en qui habite toute la plénitude de Dieu, Dieu nous a tout donné (Colossiens 2:9 ; Romains 8:32).
 
La protection du Père. Yahweh marchait devant Israël pour combattre ses ennemis. Dans le désert, il les a portés sur ses épaules, comme un père porte un fils (Deutéronome 1, 30-31).
 
Dans le Psaume 91, l’Esprit Saint nous montre à quel point la protection de Dieu est puissante. Il est notre refuge et notre forteresse (verset 2). Il nous délivre des filets de l’oiseleur, de la peste et de ses ravages (verset 3). Mille peuvent tomber à ma gauche et dix mille à ma droite, mais je suis protégé par l’alliance que j’ai avec le Père (verset 7).
 
Sa présence est notre force et notre ultime protection. Lorsqu’il nous enseigne ses voies et nous discipline, c’est pour nous apprendre à établir sa justice dans nos vies, ce qui invite sa présence. La discipline est, dans une certaine mesure, une protection contre les plans de destruction du diable (Hébreux 12:5-10).
 
La provision du Père. Il s’est révélé à Israël sous le nom de « Jehovah-Jireh » afin qu’ils arrêtent de s’inquiéter pour les choses de la vie. L’homme a tendance à se focaliser sur ce qu’il n’a pas dans le monde naturel. Il s’inquiète pour la nourriture, les vêtements, les différents projets dans lesquels il est engagé. Il se demande sans cesse s’il aura assez pour demain, s’inquiète pour son travail ou son entreprise, et se fait du souci lorsque l’économie monte ou descend. Une révélation puissante ressort de l’exhortation de Jésus : le Père sait de quoi nous avons besoin (Matthieu 6:31). Il nous invite également à renoncer à l’inquiétude, car le Père n’est pas étranger à nos besoins.
 
Une autre chose que nous devons corriger dans l’image que nous avons de Dieu, c’est qu’il nous donnerait ce qui ne convient pas à nos besoins, ce qui est mauvais. Jésus dit : « Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. » (Matthieu 7:11). Le Père donne toujours le meilleur ; il va au-delà de nos attentes, car il aime combler ses enfants de biens.
 
Il est bon de reconnaître que le Père nous a déjà tout donné par Jésus-Christ, en qui nous avons été bénis de toutes les bénédictions spirituelles (Éphésiens 1:3). Notre capacité à transférer nos ressources sur terre est étroitement liée à la révélation que nous avons de notre identité. Si nous comprenons que nous sommes les fils de Dieu et que nous possédons tout, la prière cesse d’être un exercice par lequel nous essayons de convaincre Dieu de faire quelque chose. La prière devient alors l’annonce de ses décrets pour que les portes s’ouvrent et que ses anges apportent ce dont nous avons besoin.
 
Si nous comprenons la justice de Dieu et que nous travaillons à l’établir dans notre vie, nous ne manquerons jamais de provisions. Lorsqu’il nous commande de chercher d’abord le royaume et la justice de Dieu, c’est pour réaliser l’alignement nécessaire qui rend naturel le transfert des ressources du ciel (Matthieu 6:33).
 
Débarrassons-nous des mensonges et des clichés au sujet de notre Dieu, notre Père. Apprenons plutôt à recevoir son amour et ses multiples facettes (protection, provision, etc.).
 
Celui qui a compris que Dieu est son Père vit dans le repos. Il ne s’inquiète de rien et marche comme Jésus a marché. La louange est continuellement sur ses lèvres.
 
Pour aller plus loin

- Lire Deutéronome 20:1-4; Exode 14:14, 25; Josué 10:42 ; Jérémie 3:19;Â
- Lire Jean 1:12-13; Romains 8:14-17,21 ; 2 Corinthiens 6:18 ; Galates 3:26;Â
- Lire Matthieu 6:25-34 ; Philippiens 4:19 ; Apocalypse 21:7Â
 
 
Requêtes
Père, au nom de Jésus, aide-moi à comprendre ce que cela signifie que tu sois mon Père. Je veux vivre dans le repos que tu m’offres. Je veux apprendre à recevoir ce que tu m’as déjà donné par Jésus-Christ. Guéris mon âme de toute blessure émotionnelle du passé qui m’empêcherait de recevoir ton amour.Â
 
N. B. N’oublie pas que notre soutien est la Justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21)
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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