Méditation du jeudi 15 janvier 2026
Thème: Koïnonia avec le Père, Koïnonia avec le Fils, Koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP)
 
Thème 5 : La révélation de l’adoption
Pensée 5: Être à la tête d’une famille d’hommes et de femmes qui portent sa gloire est un rêve que le Père a conçu avant la fondation du monde. La venue de Jésus a permis la rédemption de l’homme, perdu loin de Dieu. Jésus nous a révélé un Dieu proche. Un Dieu personnel qui est aussi notre Père. Avec lui, nous pouvons entretenir une relation d’une intimité profonde qui nous permet de marcher comme Jésus a marché.
 
Éphésiens 1:4-5 ; LSG
 
Étude
 
L’adoption : un plan conçu avant la fondation du monde.
C’est selon le bon plaisir de sa volonté que le Père nous a choisis avant même la création des mondes, afin que nous soyons saints et irréprochables devant lui. Dans son amour infini, il a d’avance ordonné que nous soyons ses enfants d’adoption par Jésus (Éphésiens 1:4-5).
 
L’adoption n’est pas un plan de secours, un plan secondaire que Dieu aurait mis en Å“uvre après la chute d’Adam. En effet, comme le montre le texte de l’Épître aux Éphésiens, c’est une idée qui est dans le conseil éternel du Père.
 
Dès le début, Yahweh a rêvé d’une famille dont il serait la tête. Il a toujours désiré avoir des fils et des filles à son image et selon sa ressemblance, le reflet de sa gloire (Genèse 1:26-27 ; 2 Pierre 1:4).
 
Son attachement à ce rêve a mis en place le plan de rédemption. En effet, son cÅ“ur de Père ne pouvait supporter de voir Adam et sa descendance vivre éternellement loin de sa face. Il a donc prophétisé la venue de celui par qui l’homme serait restauré dans sa position de fils de Dieu (la semence de la femme, Jésus-Christ, voir Genèse 3:15).
 
L’adoption : Jésus-Christ, modèle et moyen
Le décret promulgué par le Père en Éden (Genèse 3:15) et publié au cours des âges par de nombreux prophètes a arrangé dans les cieux et sur la terre ce qui devait l’être pour que toutes les conditions de son accomplissement soient remplies. C’est à ces conditions remplies que fait référence le Saint-Esprit lorsqu’il dit : « Lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la Loi » (Galates 4:4).
 
Venu comme notre proche parent-rédempteur selon la loi (Lévitique 25:25), il s’est identifié à nous dans notre indignité, notre souffrance et notre pauvreté. Il n’a pas eu honte d’être appelé notre frère. Ayant rempli toutes les exigences de la justice divine, Dieu l’a élevé à la perfection. La chose merveilleuse qui s’est produite, c’est que nous sommes morts avec lui pour échapper à la domination de la nature du diable héritée d’Adam, et que nous sommes ressuscités avec lui pour hériter de la vie de Dieu.
 
La filiation nous est donnée dans le Fils : ce que Jésus est par nature, nous le devenons par grâce (Hébreux 2:10-11 ; Éphésiens 2:5).
 
L’adoption : le Saint-Esprit, comme sceau et preuve vivante.
À la différence de la maison que Moïse avait bâtie, le Père avait fait la promesse, concernant la maison que le Messie allait bâtir, qu’il donnerait des cÅ“urs de chair à la place des cÅ“urs de pierre (Ézéchiel 36:26-27), que les lois seraient écrites dans leurs cÅ“urs plutôt que sur des tables de pierre (Jérémie 31:33), et que son Esprit serait répandu sur toute chair : fils, filles, vieillards, jeunes, même sur les serviteurs et les servantes (Joël 2:28-29).
 
Le tabernacle, les sacrifices, la Loi et ses ordonnances n’avaient pas le pouvoir d’enlever l’iniquité et donc de régler le problème de la conscience du péché ; ceux qui s’approchaient de Dieu par l’intermédiaire de prêtres manquaient d’assurance. Si Dieu était le Père national d’Israël, il n’était pas le Dieu et le Père personnel.
 
Avec Jésus, nous sommes sortis de la mentalité d’esclaves, de personnes rejetées, de gens qui adoraient Dieu de loin, recommençant indéfiniment les mêmes sacrifices qui ne leur donnaient pas le repos. C’est l’Esprit d’adoption que nous avons reçu du Père, lequel nous révèle notre nouvelle identité et nous apprend à crier « Abba, Père » (Romains 8:15-16). L’Esprit rend également témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Là où il y avait autrefois l’incertitude, il y a maintenant l’assurance et l’audace d’approcher du trône de Dieu (Hébreux 4:16).
 
Il est important de comprendre la portée de l’acte d’adoption par lequel nous sommes devenus enfants de Dieu.
 
Le terme grec huiothesia (adoption) décrit :
- l’acte juridique : la reconnaissance légale d’un changement de statut. Le monde spirituel est légal. Sachons faire valoir nos droits si Satan et ses armées voulaient nous imposer un autre ordre. Leurs actions sont complètement illégale dans la vie de celui qui est enfant de Dieu. C’est pour cette raison que le Saint Esprit commande de se soumettre à Dieu et de résister au diable qui a été dépouillé à la croix. Il doit fuir loin de nous (Jacques 4:7)Â
- l’acte relationnel : l’accès illimité à l’intimité familiale.Â
 
L’adoption : bien comprendre les privilèges ou bénéfices
1. L’accès au Père. L’événement de la mort spirituelle a probablement été une expérience terrible pour Adam et Ève, qui avaient vécu en étant habités par le Saint-Esprit et revêtus des vêtements de la gloire de Dieu. Plus tard, revêtus de vêtements de peau que le Père avait confectionnés, ils furent chassés hors du jardin, loin de sa présence, et des chérubins furent placés pour garder l’accès (Genèse 3:24).
 
Si Israël jouissait d’un certain droit d’accès en raison de l’élection de Dieu, qui leur avait donné l’adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses, les patriarches et les prophètes, cet accès était limité (Romains 9:4-5). Il était le Père national d’Israël, mais pas le Père individuel et personnel.
 
Les peuples du monde, autrefois sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde, se trouvaient dans une situation spirituelle faite de grandes ténèbres (Éphésiens 2:1-3, 12).
 
L’obéissance de Jésus aux exigences de la justice de Dieu nous donne accès à Dieu (Éphésiens 2:18). C’est l’iniquité, la nature du diable, qu’Adam a héritée et transmise à tous les hommes, qui disqualifie les hommes en les enfermant dans la mort spirituelle. Il faut renaître. C’est le miracle par lequel Dieu recrée notre esprit à partir de l’Esprit de Jésus ; autrement, l’accès au Père, dont le but est la communion avec lui, est impossible.
 
Dans le tabernacle de Moïse, la porte unique par laquelle on amenait son sacrifice symbolise le caractère unique du chemin qui donne accès à Dieu. Voilà aussi pourquoi Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14:6).
 
2. L’héritage. C’est un bien ou une possession alloué à une personne ou à un groupe de personnes sur la base de leur droit légal.
 
Il existe un lien étroit et direct entre l’identité de celui qui reçoit l’héritage et la nature de celui-ci. C’est ce que dit le Saint-Esprit lorsqu’il proclame : « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. » (Romains 8:17). Tout fils a droit à l’héritage.
 
De la même manière, les Lévites n’avaient pas de terre en Israël, car Yahweh était leur héritage (Deutéronome 10:9).
 
Notre héritage comprend également le nom de Jésus, le royaume et la gloire (1 Thessaloniciens 2:12), l’autorité (Luc 10:19), les trônes (Luc 22:30), le salut complet (Hébreux 9:15), la vie éternelle avec Dieu (Jean 3:16), etc.
 
3. Une identité stable. En tant qu’enfants de Dieu, nous participons déjà à la vie de Dieu, bien que nous soyons encore sur terre. Jésus-Christ a changé le cours de l’histoire de chacun de ceux qui l’ont reçu comme leur Sauveur et leur Seigneur. Le passé, avec ses hauts et ses bas, ses rires et ses pleurs, ne peut pas altérer la nouvelle création que nous sommes en lui. Ce que nous serons quand il viendra nous chercher est infiniment glorieux, car nous le verrons face à face et nous serons tels qu’il est (1 Jean 3:1-2). Bien-aimés, il est important de comprendre que les épreuves que nous traversons dans la vie, surtout lorsqu’elles sont difficiles, n’ont pas le pouvoir de changer notre identité. Tant que nous demeurons en lui, notre statut d’enfant de Dieu demeure.
 
4. La transformation. À l’école du dépouillement et de la consécration, le Saint-Esprit enseigne à notre âme et à notre corps à se soumettre à notre esprit, recréé dans son ardent désir de faire la volonté de Dieu (Romains 12:1-2). La transformation désigne le processus de sanctification par lequel le Saint-Esprit nous conduit à la stature parfaite du Christ. On se détache alors de ce qui est mondain pour s’attacher aux choses du ciel. C’est la poursuite de la justice de Dieu. Il faut aligner toutes les dimensions de notre vie sur sa parole éternelle.
 
5. La discipline filiale. Il est bon de savoir que le Seigneur châtie ceux qu’il aime et frappe de la verge ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Acceptons donc avec un cÅ“ur humble et repentant la correction que le Père nous donne pour notre bien. La discipline vise à nous éviter les pièges futurs du diable ; un enfant que l’on ne discipline pas finit par se perdre.
 
Jésus est notre modèle. L’excellence de la communion qu’il a eue avec le Père et l’impact puissant de son efficacité sont la preuve que nous devons marcher à la lumière de la révélation de notre position en Dieu.
 
La révélation de l’adoption nous libère de la peur, du rejet, de l’esprit d’abandon et de leurs acolytes. On entre alors avec assurance dans la présence de Dieu. Une identité stable permet d’entretenir une intimité profonde avec Dieu, ce qui rend la prière naturelle et fructueuse. On développe la confiance pour recevoir. Dans cette place où l’on est assuré de son amour, la perception de la discipline change. On l’accueille avec un cÅ“ur humble et doux.
 
Pour aller plus loin

Lire Éphésiens 1:1-14; Galates 4:1-7; Hébreux 2:1-18;
Lire Lévitique 25:25-28; Éphésiens 2:1-10 ; Hébreux 12:5-9;
Lire Luc 12:32 ; Romains 8:15-17; 2 Corinthiens 6:18; Apocalypse 21:7;
 
Requêtes
Père, au nom de Jésus, je te remercie pour la croix où ma dette a été payée. Je dépose à tes pieds tout ce qui me limitait. Je reçois ton amour pour avancer avec audace sous ton regard. Tu es ma source, ma gloire et mon Dieu.Â
 
N. B. N’oublie pas que notre soutien est la Justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21)
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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