Méditation du mercredi 28 janvier 2026 

Thème : Koïnonia avec le Père, koïnonia avec le Fils, koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP

  

Thème 18 : Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Maître 

Pensée 18 : La communion avec Jésus nous permet de le reconnaître comme notre Seigneur et notre Maître. En tant que tel, il nous enseigne tout ce que nous devons savoir pour bâtir un tabernacle conforme aux exigences de notre Seigneur. Comment la maison que nous bâtissons pour lui pourra-t-elle lui plaire si nous ne suivons pas scrupuleusement ses instructions ? 

  

Jean 13:13 ; LSG 

  

Étude 

L’homme est ce qu’il pense continuellement. Quels que soient les rêves et les désirs qu’il peut nourrir, s’ils ne se traduisent pas en actions menées à partir d’une identité transformée et en cours de transformation, il restera la même personne année après année. 

  

Nous parlerons encore d’identité, car c’est la plateforme sur laquelle nous nous appuyons. Rappelons ses composantes : nos croyances, nos valeurs, nos objectifs, nos priorités, nos expériences et nos relations. 

  

Les croyances sont à la base de l’architecture de notre personnalité. Ce que nous croyons au sujet de Dieu, de Jésus, du Saint-Esprit, de nous-mêmes, du monde, etc., façonne notre identité et influence notre destinée. 

  

Après leur avoir rappelé qu’il était le Fils de l’homme, le Fils de Dieu, l’accomplissement de la promesse faite à Adam et répétée par plusieurs prophètes, le soir où il allait être arrêté, Jésus montre aux apôtres ce qu’est le leadership dans le royaume de Dieu. Il leur lave les pieds. C’est sur les paroles qu’il prononce au moment où il s’assoit que va se porter notre méditation : « Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. » (Jean 13:13). 

  

Définition des concepts 

Le terme grec « Kyrios Â», traduit par « Seigneur », signifie « Possesseur Â», « Autorité suprême Â», « Celui qui décide, gouverne et ordonne Â». Dans l’Ancien Testament, le terme correspondant est « Adonaï Â» et il signifie « Maître souverain Â», « Celui à qui l’on appartient Â», « Celui dont la parole fait loi Â». 

  

Le terme grec « didaskalos Â», qui est traduit par « maître », signifie enseignant, formateur de vie, celui qui transmet un modèle à reproduire. Marie Madeleine utilisera l’expression hébraïque « rabboní Â» quand elle identifiera celui avec qui elle parlait comme Jésus. « Rabboní Â» était un titre de révérence et d’honneur utilisé pour les docteurs de la Loi et les enseignants. 

  

Les implications spirituelles de la révélation de Jésus-Christ, Seigneur et Maître. 

  

Jésus-Christ, notre Seigneur 

En l’appelant « Seigneur », les disciples qui l’avaient reconnu comme le Fils de l’homme, le Fils du Dieu vivant, le Messie, le roi d’Israël, Celui qui a les paroles de la vie, reconnaissaient qu’il était Celui qui décide, gouverne et ordonne. Ils reconnaissaient qu’il détenait l’autorité suprême. Ils reconnaissaient que leur vie était désormais liée à la sienne et dépendante de sa vie. Ils avaient tout abandonné pour le suivre. Il était leur possesseur, leur défenseur, leur mission (leur raison de vivre), leur vision (leur destination). 

  

Reconnaître Jésus comme Seigneur, ce n’est pas seulement croire en lui ou l’admirer. C’est lui céder le droit de diriger. C’est accepter qu’il ait le dernier mot. C’est choisir de le suivre, même si l’on n’a pas compris pourquoi. La bonne volonté et la docilité que nous lui montrons sont le résultat de la révélation de son amour et de sa miséricorde, qui le poussent à toujours rechercher le meilleur pour nous. 

  

En revanche, celui qui dit « Seigneur » sans obéir vit une contradiction aux conséquences dramatiques (Luc 6, 46-49). En effet, ayant rejeté la parole de Dieu qui établit sa justice, il bâtit sa vie sur un terrain où la grâce de Dieu, qui agit par sa justice, est limitée (Romains 5:21). 

  

Les Écritures montrent sans cesse que le succès de la vie dépend de la position, de l’alignement, de l’alliance, de la connaissance de Dieu, de la recherche de son royaume et de sa justice. 

  

Le pilier de cette démarche est « Dieu à la première place dans ma vie ». Voilà pourquoi le credo de la foi juive concerne la seigneurie de Yahweh en Israël. Il devait le placer au-dessus des autres dieux et de sa propre vie : « Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. » 5 Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cÅ“ur, de toute ton âme et de toute ta force. 6 Et ces commandements que je te donne aujourd’hui, tu les graveras dans ton cÅ“ur. » 

  

Les bénédictions se déversaient naturellement sur Israël lorsqu’il demeurait sous l’autorité ou la couverture de Yahweh, en mettant en pratique sa parole (Deutéronome 28:1-14). Il était pour eux un père aimant qui pourvoyait à tous leurs besoins. Il combattait contre leurs ennemis. 

  

Dans le Nouveau Testament, Paul, qui avait compris la puissance de ce principe, se présente aux chrétiens de Rome comme « esclave de Jésus Christ » (Romains 1:1). Le terme grec doulos, qui signifie « serviteur » ou « esclave », désigne quelqu’un qui appartient à un autre, un esclave sans aucun droit de propriété sur lui-même. L’expression « esclave de Jésus-Christ » n’est pas dégradante ; au contraire, elle est utilisée dans le Nouveau Testament pour désigner les croyants qui vivent volontairement sous l’autorité du Christ en tant que disciples dévoués. 

  

Y a-t-il un feu qui brûle dans notre cÅ“ur pour notre Roi ? Serions-nous prêts à tout perdre ou à mourir pour lui ? Avons-nous vraiment cédé tous les droits sur notre vie ou bien contrôlons-nous encore certains aspects ? Un croyant qui est complètement mort à lui-même et au monde est une terreur pour Satan. En effet, il n’a plus rien à perdre. 

  

Les Écritures racontent l’histoire de trois hommes de David qui traversèrent le camp des Philistins, au péril de leur vie, pour satisfaire le désir du roi qui soupirait après l’eau du puits de Bethléem. Étonné par leur geste, David offrit en sacrifice à l’Éternel l’eau qu’ils lui rapportèrent (2 Samuel 23:15-17). 

  

Sommes-nous assez proches de notre roi Jésus pour percevoir le moindre de ses désirs ? Que faisons-nous de la connaissance que nous avons de sa volonté ou de ses désirs ? Serions-nous prêts à « faire un aller-retour à travers le camp des Philistins pour ramener de l’eau à notre roi » ? À quel point sommes-nous consacrés à Jésus ? 

  

Ce dont nous parlons ici n’a rien à voir avec la chair. L’incapacité de Pierre à suivre Jésus jusqu’à la mort sur le Golgotha montre que ses promesses n’étaient pas fondées : « Seigneur, lui dit Pierre, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. » (Luc 22:33). Ce que Pierre n’a pas pu faire avant la croix, il a pu le faire lorsque le Saint-Esprit est venu. 

  

Comment Jésus-Christ peut-il être Seigneur si nous rejetons des pans entiers de sa Parole ? Si le Saint-Esprit, qui vient en son nom comme l’autre consolateur, l’Esprit de vérité qui conduit dans toute la vérité, n’est pas le bienvenu, Jésus-Christ peut-il vraiment être le Seigneur de notre vie ? 

  

  

Jésus-Christ, notre Maître 

Dans l’école juive classique, on disait : « Que la poussière des pieds de ton rabbin te couvre. » Cela signifie : marcher là où il marche, vivre comme il vit. 

  

Au-delà de la doctrine, Jésus transmettait à ses disciples, en tant que rabbouni (maître, enseignant), sa vie, son autorité spirituelle et sa communion avec Dieu. 

  

Reconnaître Jésus comme maître, c’est accepter d’être formé, corrigé, repris ; c’est apprendre non seulement ce qu’il dit, mais aussi comment il vit. Jésus n’enseigne pas seulement des vérités, il est le modèle vivant de son enseignement. 

  

Pour honorer le Père, Jésus s’est attaché à son enseignement. Il a mis un point d’honneur à faire ce que le Père avait écrit dans la Parole. Il a suivi le modèle prescrit par le Père. À la croix, il demande à boire du vinaigre pour que s’accomplisse la prophétie (Jean 19:28-30). Il a voulu que, dans le tabernacle qu’il était, chaque chose soit mise à sa place. 

  

Moïse, qui bâtissait sur la terre un tabernacle suivant le modèle que Dieu lui avait montré sur la montagne, prit soin de suivre les instructions de Yahweh et de mettre chaque chose à sa place. Dans l’Exode 40, où le Saint-Esprit relate la mise en place des objets du tabernacle aux endroits indiqués par l’Éternel, il écrit sept fois : « comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse ». Alors la nuée couvrit la tente d’assignation et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle, car Moïse avait respecté les instructions de Yahweh. La justice de Dieu était établie. 

  

Dans la nouvelle alliance, chaque fils de Dieu est un tabernacle vivant et ambulant. Si nous l’honorons comme notre Seigneur, notre Roi et notre Possesseur, nous voudrions lui bâtir une maison qui lui plaise. Celui qui est sage demandera tous les détails sur la maison. C’est là que le côté Enseignant de notre Dieu entre en jeu. Il prendra tout le temps nécessaire pour nous indiquer l’emplacement de chaque chose afin que nos vies reflètent le ciel. 

  

Ce qui est en jeu, c’est l’établissement de la justice de Dieu, qui module le débit de la grâce qui travaille en nous (Romains 5:21). 

  

Le premier enjeu de le reconnaître comme notre Rabounni est la conformité du tabernacle que nous bâtissons et de nos Å“uvres dans le monde. Il ne faut pas oublier que toute notre vie et toutes les Å“uvres que nous avons accomplies seront passées au feu. Certains bâtissent avec de l’or, d’autres avec de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, etc. Que chacun fasse donc attention à la manière dont il bâtit. 

  

Celui qui méprise les enseignements du Maître pour faire comme bon lui semble ou pour suivre d’autres maîtres en subira les conséquences. 

  

Lorsque Jésus est notre Maître, nous élevons les Écritures au-dessus des traditions, des commandements des hommes, de la sagesse du monde, des philosophies et de toutes les autres voix. 

  

  

Pour aller plus loin 

Lire Jean 13:13 ; 2 Rois 23:13-17 ; Matthieu 7:21-22 

Lire Deutéronome 6:4-9 ; Éphésiens 1:1-14 ; 

Lire Philippiens 2:11 ; Luc 6:46-49 ; 1 Corinthiens 3:10-23 ; 

  

Requêtes 

Père, au nom de Jésus, brise en moi toute trace de rébellion contre ton règne. Donne-moi la révélation de la maison que tu voudrais que je bâtisse pour toi. Ma vie est ta maison. 

  

  

N. B. N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21) 

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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