Méditation du mardi 27 janvier 2026
Thème : Koïnonia avec le Père, koïnonia avec le Fils, koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP)
Thème 17 : Administrer son règne : le pouvoir de lier et de délier.
Pensée 17 : Jésus est l’exemple parfait du fils qui administre le royaume. Oint du Saint-Esprit, il parcourait les lieux en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous l’emprise du diable. C’est sur ses traces que Dieu nous appelle.
Matthieu 16:18-19 ; LSG
Étude
L’idée du Royaume de Dieu était omniprésente dans sa vie. Il était venu de Dieu pour révéler aux hommes qui était Dieu et son royaume, et comment y entrer.
Dans l’Évangile selon Matthieu, il l’a comparé à une semence, du levain, un trésor et une perle de grand prix. Pourquoi ? Pour que l’on comprenne qu’il ne vient pas pour frapper les regards : il commence petit, agit en profondeur dans le secret du cœur, puis transforme progressivement la personne. La quantité de fruits dépend du sol dans lequel la semence est tombée. Le royaume est une richesse si immense qu’il justifierait la cession de tout ce que l’on possède de précieux pour le conquérir.
Alors qu’un jour, Jésus-Christ enseignait à ses disciples, en présence d’une grande foule, l’importance de vivre libéré de la peur, détaché de l’avidité et pleinement tourné vers le Royaume, dans une vigilance nourrie par une confiance totale en le Père, il dit : « Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » (Luc 12:32).
Si donc le Royaume est donné au même titre que le pardon des péchés, la rédemption, la justification, l’adoption, le nom de Jésus, l’autorité, les pouvoirs, la gloire et les autres aspects de notre héritage, alors on ne travaille pas pour les obtenir, on les reçoit simplement par grâce, par le biais de la foi.
Dans l’Ancien Testament, le mot hébreu « malkuth », traduit par « royaume », signifie « règne », « autorité royale » ou « domination active ».
Dans le Nouveau Testament, le mot grec « basileia » qui est traduit par « royaume » signifie pouvoir royal, règne effectif, gouvernement en action.
Ainsi, le Royaume n’est pas d’abord un territoire, mais un règne, une autorité royale, une domination active, un gouvernement en action. Le Royaume de Dieu peut aussi être vu comme l’autorité de Dieu exercée et manifestée.
Le terme « administrer » renvoie à l’idée de gérer, de gouverner ou d’exercer une responsabilité déléguée. L’administrateur n’est pas propriétaire de la chose qu’il gère. Le propriétaire ou le mandataire est attendu pour exercer fidèlement l’autorité reçue (Luc 12:42 ; 1 Corinthiens 4:1-2).
Au vu de ce qui précède, « administrer le Royaume » peut être défini comme l’exercice, sur terre, de l’autorité déléguée de Dieu, selon ses principes, par des fils responsables, afin que sa volonté soit manifestée dans le naturel comme dans le spirituel (Matthieu 6:10).
Dieu ne cherche pas seulement des croyants, mais des fils qui travaillent à ses côtés en tant qu’administrateurs de ses biens, richesses et trésors célestes. Le Royaume n’est pas proclamé pour être admiré, mais pour être administré et manifesté.
Voici quelques points clés à comprendre pour réussir en tant qu’administrateur du Royaume.
1. Un royaume inébranlable. Jésus-Christ est l’accomplissement de la promesse faite à Adam et renouvelée au fil des âges. Dans la vision de Nabuchodonosor, la pierre s’était détachée de la montagne sans l’aide d’aucune main et avait pulvérisé la statue qui représentait les royaumes de la terre. Ensuite, la pierre est devenue une grande montagne qui a rempli toute la terre (Daniel 2:35, 44).
La révélation de Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, est le fondement de ce royaume, l’Église que Jésus bâtit. L’Église de Jésus-Christ domine les portes du séjour des morts (Matthieu 16:18 ; 1 Jean 5:19).
L’un des premiers principes enseignés dans les académies militaires sur l’art de la guerre est la connaissance de soi et de l’ennemi. Vient ensuite l’importance de la stratégie, qui consiste à gérer les ressources afin de remporter la guerre. C’est aussi de cela que parle Jésus lorsqu’il dit : « Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille ? » (Luc 14:31).
En ce qui concerne notre situation, nous avons reçu un royaume inébranlable. C’est en étant assis avec Jésus sur le trône de Dieu que nous combattons (Éphésiens 2:6 ; Apocalypse 3:21). Derrière tout représentant de Dieu sur la terre se tiennent le trône de Dieu, les armées du ciel et toutes les ressources du ciel.
Quelle est la situation de ceux qui sont en face de nous ? Soyons honnêtes, elle n’est pas bonne. À la croix, Jésus a dépouillé Satan de toutes ses armes (Colossiens 2:15). Il est désormais complètement incapable de nous nuire (Hébreux 2:14 ; Luc 10:19). Il gît vaincu sous les pieds du Seigneur Jésus, en qui nous sommes. Le combat est complètement déséquilibré en notre faveur.
Le lion qui rôde, cherchant qui dévorer, n’a légalement aucun pouvoir sur quiconque fait partie du royaume de Dieu. Ce sont les pouvoirs que nous lui concédons qu’il utilise ; autrement, il ne peut pas nous nuire.
2. L’autorité est donnée, pas gagnée.
Aux soixante-dix disciples surpris de voir les démons leur obéir au nom de Jésus, il avait dit : « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. » (Luc 10:19).
Pourquoi étaient-ils étonnés du succès de leur mission ? Parce qu’ils étaient conscients de leurs faiblesses. Ils n’avaient pas une grande maîtrise des Écritures. Leur compréhension du royaume de Dieu était limitée. Malgré ces limitations apparentes, l’Esprit de Dieu qui les accompagnait a pu les utiliser.
L’autorité est le droit légal d’utiliser le pouvoir. Elle est déléguée. Le pouvoir, c’est la capacité d’influencer le cours des choses par les décisions que nous prenons. Tout nous est donné par Celui qui veut que son nom soit sanctifié sur la terre et que vienne son règne. Ainsi, les armes par lesquelles nous combattons ne sont pas humaines ou naturelles, mais spirituelles et puissantes par la vertu de Dieu (2 Corinthiens 10:4-5).
C’est sur l’œuvre de la croix que repose l’autorité que nous exerçons. C’est une œuvre parfaite, complète, conforme aux exigences de la justice de Dieu.
3. Sur terre, les fils de Dieu sont les seuls administrateurs légaux de son royaume.
Comme énoncé précédemment, l’autorité découle de l’identité. De la même manière que le péché et la mort ont régné sur nous automatiquement en raison de notre filiation à Adam, qui avait péché, ceux qui sont en Jésus bénéficient automatiquement de la grâce de Dieu, qui règne par la justice en vue d’établir le royaume de Dieu.
Un fils ne mendie pas ce qui lui revient de droit. Il ne négocie pas avec son père qui l’aime et prend plaisir à le combler de tous les biens possibles. Tant qu’il est enfant, l’héritier est incapable de jouir de tous ses droits. Dans bien des cas, il est confié à des précepteurs (Galates 4:1-4).
Il est bon de se souvenir que l’on ne peut jamais administrer au-delà de la révélation que nous avons de notre identité et des choses que le Père nous a données.
Jésus s’attend à tirer des bénéfices de la gestion des choses qu’il nous a confiées. C’est l’idée qui ressort de la parabole de l’homme de haute naissance qui, avant d’aller dans un pays lointain pour recevoir l’investiture royale, confie une mine à chacun de ses dix serviteurs en leur disant : « Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne. » (Luc 19:13).
Jésus, qui est monté au ciel pour être couronné, ne nous a pas laissés orphelins ; il a envoyé le Saint-Esprit pour nous soutenir puissamment dans notre rôle d’administrateurs du royaume. Le Saint-Esprit aidera ceux qui s’appuient sur lui pour faire fructifier la mine qu’ils ont reçue. Ces derniers n’auront pas à rougir lorsque Jésus reviendra ou s’ils venaient à mourir avant l’enlèvement de l’Église.
4. Les lois spirituelles de l’administration du Royaume
Le Royaume fonctionne par décret.
Les Écritures nous révèlent que, face aux choses qui n’étaient pas conformes à la volonté de Dieu (maladies, possessions démoniaques, tempêtes, etc.), Jésus ne priait pas le Père. Connaissant la volonté constante de Dieu de faire le bien, il publiait des décrets de Dieu dans les situations difficiles.
Le lendemain du jour où il avait maudit le figuier, et que les disciples, étonnés, lui faisaient remarquer ce qui n’était pas visible la veille, à savoir que le figuier, vert après le décret de Jésus, était maintenant sec, il leur avait dit : « 22 Ayez foi en Dieu. 23 Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : « Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer », et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. » (Marc 11:22-23).
L’administrateur qui a reçu la délégation d’autorité l’exerce au nom de Dieu. Il parle et se garde de douter dans son cœur que ce qu’il appelle à l’existence sera manifesté.
Toute manifestation de la promesse de Dieu est un travail en chaîne qui commence par Dieu qui conçoit la chose et nous en donne la vision. En tant qu’administrateurs, nous publions ici ce qu’il a fait là-haut, dans le ciel. Une porte est ouverte dans ce domaine où nous nous trouvons, et les anges peuvent venir de la part de Dieu par cette porte pour accomplir ce que le Père a décidé.
Le royaume de Dieu fonctionne par déclaration ou par décret. Une autre preuve se trouve dans la Genèse, lorsque Dieu crée le monde et ce qui s’y trouve. Il appelait à l’existence ce qui n’existait pas.
À propos de l’exercice de la domination qu’il nous a donnée sur les portes du séjour des morts, Jésus a dit aux disciples : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16:19).
La Parole de Dieu est la semence (Marc 4:14).
Elle est plantée dans la terre par les paroles de notre bouche, par les choses que nous regardons et par celles auxquelles nous prêtons l’oreille.
Le Saint-Esprit nous recommande de demeurer dans la parole de Dieu, qui sont des promesses devant être présentes à nos yeux et sur nos lèvres, et non les problèmes qui nous accablent dans le monde naturel (Proverbes 4:20-23).
C’est aussi pour cette raison qu’il change les noms d’Abram et de Saraï en Abraham et Sara. Leurs identités devaient être changées. Le père d’Isaac a accepté de se faire appeler « père de multitudes », telle est en effet la signification d’« Abraham » pour Dieu, et il demandait à ses serviteurs et amis de l’appeler par son nouveau nom, bien avant la venue du fils de la promesse.
Il avait foi en Dieu. Il était pleinement persuadé que Dieu avait le pouvoir d’accomplir ce qu’il avait promis (Romains 4:16-25).
Le cœur est la matrice qui porte ce qui se manifeste dans notre vie (Marc 4:26-29).
Le cœur de l’homme a été créé par Dieu pour faire germer tout fruit de semence qui y est planté. C’est au semeur de bien choisir les semences qu’il va mettre en terre. S’il sème des semences malades, il aura une mauvaise récolte. La terre ne se plaint pas de la qualité de la semence. C’est pourquoi les Écritures disent que l’homme se rassasiera des fruits de ses lèvres. La vie et la mort sont également sous le contrôle de la langue (Proverbes 18:20-21). Si nous voulons vraiment changer notre vie, changeons les semences que nous mettons dans notre cœur.
Un administrateur habile comprend les principes du Royaume et travaille avec intelligence pour faire descendre ici les trésors du ciel.
Pour finir, rappelons que Dieu a déjà tout donné. La grâce que nous avons reçue agit par la justice. Celui qui cherche à s’aligner sur tout ce que proclame la Parole sera aligné sur le trône de Dieu. Par son obéissance continuelle, il permettra à l’Esprit de le déplacer sur le terrain où coule la bénédiction.
Pour aller plus loin

Lire Matthieu 13 ; Romains 14:17 ; Luc 17:21 ; Luc 19:11-27 ;
Lire Daniel 2:31-45 ; Matthieu 16:13-20 ; Marc 16:15-20 ;
Lire Job 22:28 ; 2 Corinthiens 10:3-6 ; Jean 14:12 ; Actes 1:8
Requêtes
Père, au nom de Jésus, aide-moi à comprendre que je n’ai pas à gagner l’autorité et les autres aspects du monde glorieux de l’héritage. Montre-moi comment poursuivre la justice qui modère la puissance de la grâce qui agit en moi (Romains 5:21 ; Éphésiens 3:20).
N. B. N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21)
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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