Méditation du mercredi 5 août 2026


Thème : Le mystère de la croix


Pensée : La mort de Jésus était la défaite du diable et sa résurrection l’inauguration de l’accès à la gloire de Dieu pour les croyants. Ne résistons pas à la croix. C’est le chemin de la victoire.

Marc 8 :31-38; LSG


Étude


« Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes… » (verset 31). Du début à la fin de son ministère, le Seigneur Jésus est resté attaché aux Écritures. À Nazareth, au début de son ministère, il avait déclaré : « L’Esprit du Seigneur repose sur moi », en référence à ce qu’Isaïe avait écrit de lui, des siècles auparavant, dans le chapitre 61, aux versets 1 et 2. Alors qu’il se rendait à Jérusalem avec ses disciples, il leur annonça qu’il devait beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, et être mis à mort. Isaïe avait parlé de sa souffrance à la fin du chapitre 52 et au début du 53. Les Psaumes, notamment le Psaume 22, ont décrit de façon précise sa crucifixion. Lorsqu’il dit donc qu’il faut qu’il souffre et qu’il soit rejeté, c’est par égard à ce qui était écrit. Il est celui qui devait venir. Le Père, qui annonce les choses d’avance, avait révélé à ses prophètes chacun des aspects du ministère de Jésus-Christ. Concernant son rejet, le prophète Isaïe a dit que ceux qui bâtissaient avaient rejeté la pierre d’angle. Il n’est donc pas étonnant que la catégorie de personnes qu’il cite soient les dirigeants d’Israël, car ce sont eux qui bâtissaient la nation.

Les anciens étaient des hommes influents issus des grandes familles d’Israël. Ils représentaient principalement l’autorité sociale, civile et communautaire du peuple. Le titre d’« ancien » ne désignait pas seulement l’âge, mais surtout une position d’honneur et de responsabilité. Ils participaient aux décisions judiciaires et administratives de la nation (Exode 3:16 ; Deutéronome 19:12 ; Luc 7:3).

Les principaux sacrificateurs constituaient l’aristocratie sacerdotale de Jérusalem. Il comprenait notamment le souverain sacrificateur en fonction, les anciens souverains sacrificateurs, les membres des familles sacerdotales dominantes et les responsables des différents services du Temple. Les principaux sacrificateurs étaient généralement associés au courant des sadducéens. Ils contrôlaient largement le Temple, ses activités et une partie de son économie (Actes 5:17).

Les scribes étaient des experts de la Loi de Moïse. Ils étudiaient, interprétaient et enseignaient les Écritures. On les appelait aussi docteurs, légistes ou maîtres de la Loi. Plusieurs scribes appartenaient au courant des pharisiens, même si ces deux termes ne sont pas parfaitement synonymes. Les pharisiens formaient un mouvement religieux, tandis que les scribes exerçaient les fonctions d’interprètes et d’enseignants de la Loi (Matthieu 23:2-3 ; Luc 5:17 ; Actes 23:9).

Ceux qui étaient assis sur la chaire de Moïse, en tant que guides du peuple, autorités politiques, sociales et religieuses, n’avaient pas reconnu le Messie. Ceux qui étaient officiellement chargés de reconnaître et d’enseigner la volonté de Dieu s’étaient égarés. N’est-ce pas inquiétant ? Au cours de l’histoire, ce schéma s’est répété encore et encore. Au lieu de se soumettre à Dieu et de rechercher la gloire qui vient de lui, ceux qui étaient élevés au rang d’autorité se sont perdus dans la recherche d’intérêts particuliers, dans des combines politiques qui n’ont rien à voir avec la gloire de Dieu. Si nous plaçons aveuglément notre confiance dans le clergé officiel, nous risquons de nous égarer. Puissions-nous apprendre à connaître le Saint-Esprit, le chef suprême de l’Église sur terre, et nous soumettre à sa guidance.

« Arrière de moi, Satan! car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n’as que des pensées humaines » (verset 33). Bien qu’ils aient marché avec Jésus pendant de nombreux mois, les disciples ne comprenaient pas encore qu’il devait monter sur la croix pour payer de sa vie le prix de notre rachat et ressusciter trois jours plus tard. Lorsqu’ils arrivèrent à Jérusalem, au cours de leur dernier voyage avec Jésus notamment, les disciples s’attendaient à ce que le royaume de Dieu apparaisse soudainement. Quarante jours après sa résurrection, dans le livre des Actes, ils lui demandèrent encore : « Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? » (Actes 1 verset 6) Ils ne comprenaient pas les Écritures. Voilà pourquoi Pierre prend-il Jésus à part pour le reprendre ; L’idée de la mort de Jésus ne faisait pas partie de ce qu’ils avaient envisagé. Ils avaient tout abandonné pour le suivre dans le but de régner avec lui. Ils voyaient sa royauté, alors que les Écritures parlaient du sacrifice qu’il allait offrir pour nos péchés. Voilà pourquoi Jésus-Christ reprend Pierre si sévèrement. Il exprimait dans une certaine mesure ce que les autres disciples pensaient. Les pensées de Pierre étaient humaines. Nous sommes dans le véritable et le monde est sous l’emprise du malin (1 Jean chapitre 5 verset 19). Toute pensée qui ne vient pas du Saint-Esprit sert la cause du diable. Jésus-Christ s’adresse à l’esprit qui se cache derrière les paroles de Pierre. Parfois, nous n’avons pas conscience de ce qui se passe en nous et autour de nous. Pour Jésus, c’est Satan qui est à l’origine de l’idée que Pierre exprime. C’est Satan qui est à l’origine des idées que les hommes croient, véhiculent et répètent, lorsque celles-ci ne servent pas les desseins de Dieu. Pour lui, qui a été séparé, il nous montre comment agir avec ce qui ne vient pas de Dieu. Ce qui ne vient pas de Dieu doit être mis de côté. Si nous ne traitons pas avec rigueur et sévérité les choses qui ne viennent pas de l’Esprit de Dieu, elles constitueront des embûches sur notre chemin. « Arrière de moi, Satan ! » Jésus devait marcher sur le chemin étroit et ne pouvait pas permettre que Pierre, Jean, Jacques ou quiconque constitue un obstacle par ses paroles et ses actes. Que la détermination de Jésus à accomplir la volonté de Dieu nous inspire ! Sommes-nous capables de voir ce qu’il nous faut laisser derrière nous pour que le chemin qu’il nous demande d’emprunter soit libre de tout obstacle ? Chaque fois que nous nous alignons sur les traditions et les commandements des hommes, nous jouons le jeu du diable. La justice de Dieu ne sera pas établie. Pour celui qui a vu Dieu et qui comprend l’importance de sa parole et du principe de la justice, ce qui s’oppose à Dieu doit être renversé. Que Dieu soit Dieu dans nos vies, au nom de Jésus.

POUR ALLER PLUS LOIN


La croix annoncée dans les Écritures
(Psaume 22:2, 7-9, 17-19 ; Ésaïe 50:6 ; Ésaïe 52:13-15 ; Ésaïe 53:1-12 ; Zacharie 12:10 ; Luc 24:25-27, 44-46 ; Actes 3:18 ; 1 Corinthiens 15:3-4)
Jésus-Christ, la pierre rejetée par les bâtisseurs
(Psaume 118:22-23 ; Ésaïe 8:14-15 ; Ésaïe 28:16 ; Matthieu 21:42-44 ; Actes 4:10-12 ; Romains 9:32-33 ; 1 Pierre 2:4-8)
La croix : défaite du diable et victoire de Jésus-Christ
(Jean 12:31-33 ; Jean 16:11 ; Colossiens 2:13-15 ; Hébreux 2:14-15 ; 1 Jean 3:8 ; Apocalypse 12:10-11)
La résurrection et l’accès à la gloire de Dieu
(Luc 24:26 ; Jean 11:25-26 ; Actes 2:23-24, 32-33 ; Romains 4:24-25 ; Romains 6:4-5 ; Romains 8:11, 17-18, 30 ; 1 Pierre 1:3-5, 21)
La croix, chemin de la gloire et de la victoire
(Jean 12:23-26 ; Philippiens 2:5-11 ; Hébreux 12:2-3 ; 1 Pierre 4:12-14 ; 1 Pierre 5:10 ; Apocalypse 3:21)
Renoncer à soi-même et porter sa croix
(Matthieu 10:37-39 ; Matthieu 16:24-27 ; Luc 9:23-26 ; Luc 14:26-33 ; Jean 12:24-26 ; Galates 2:20 ; Galates 5:24 ; Galates 6:14)
Perdre sa vie pour Jésus afin de la sauver
(Matthieu 10:39 ; Marc 10:28-30 ; Luc 17:32-33 ; Jean 12:25 ; Actes 20:24 ; Philippiens 1:20-21 ; Apocalypse 12:11)
Discerner les pensées de Dieu et les pensées humaines
(Ésaïe 55:8-9 ; Matthieu 16:21-23 ; Romains 8:5-8 ; Romains 12:2 ; 1 Corinthiens 2:10-16 ; 2 Corinthiens 10:4-5 ; Colossiens 3:1-2)
Reconnaître et rejeter les suggestions de Satan
(Genèse 3:1-6 ; Matthieu 4:1-11 ; Jean 8:44 ; Jean 13:2 ; Actes 5:3-4 ; Éphésiens 6:10-18 ; Jacques 4:7 ; 1 Pierre 5:8-9)
Se laisser conduire par le Saint-Esprit
(Jean 10:3-5, 27 ; Jean 14:26 ; Jean 16:13-15 ; Actes 8:29 ; Actes 13:2-4 ; Romains 8:14 ; Galates 5:16, 25 ; 1 Jean 2:20, 27)
Examiner les enseignements et ne pas suivre aveuglément les hommes
(Ésaïe 8:20 ; Jérémie 17:5-8 ; Matthieu 15:7-9, 14 ; Actes 17:11 ; 1 Corinthiens 3:4-7 ; Galates 1:8-10 ; 1 Thessaloniciens 5:19-22 ; 1 Jean 4:1)
Ne pas avoir honte de Jésus et de ses paroles
(Marc 8:38 ; Luc 9:26 ; Romains 1:16 ; 2 Timothée 1:8, 12 ; Hébreux 10:35-39 ; 1 Pierre 4:16 ; Apocalypse 2:10)

Requête


Père, au nom de Jésus, délivre-moi des pièges des idées humaines. Apprends-moi à reconnaître ta voix et à me soumettre à la guidance de ton Esprit. Tu mon Père et mon Dieu.


Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki

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