Méditation du dimanche 25 janvier 2026 

Thème : Koïnonia avec le Père, koïnonia avec le Fils, koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP

  

Thème 15 : Approchons-nous avec audace du trône de Dieu (Hébreux 10:22) | La révélation de la justice règle la question de la conscience du péché 

  

Pensée 15 : La religion et ses pratiques ne peuvent pas sauver l’homme. Le Christ a inauguré pour nous une route nouvelle. Sortons de l’ancien pour le suivre dans la présence de Dieu, où nous sommes attendus. Nous entrons avec assurance, car il nous a déjà exaucés en Jésus. 

  

Hébreux 10:22 ; LSG 

  

Étude 

Depuis le jour terrible où Adam et Ève avaient été chassés du jardin, l’accès à Dieu était limité. C’est sur la base d’un protocole strict, faisant écho à Golgotha, qu’il fallait s’approcher de Dieu. Il leur avait également appris le mystère des autels, des sacrifices et des alliances, par lesquels les conditions légales de la communion étaient créées. 

Sans Dieu, le succès est impossible. Lorsqu’il créa l’homme, il le créa à son image et selon sa ressemblance. Il lui a donné des pouvoirs illimités sur la terre (Genèse 1:26-28). Le principe de domination proclamé dans les versets précédents suppose que l’homme est sur le terrain de la justice où Dieu l’a planté — à son image et selon sa ressemblance —, parfaitement aligné avec Dieu et jouissant de sa présence permanente. 

  

Voilà pourquoi, lorsqu’il les fait sortir d’Égypte, type du péché, il les conduit dans le désert, leur fait voir sa gloire et leur demande de lui construire un tabernacle afin qu’il puisse habiter au milieu d’eux. Il montre à Moïse le tabernacle céleste et lui donne des instructions précises sur le modèle à construire sur terre (Exode 25:1-9 ; 40). La terre doit suivre le modèle du ciel pour établir la justice de Dieu. Lorsque sa justice est établie, sa présence vient. Elle manifeste toujours sa puissance pour faire avancer son règne et faire éclater sa gloire (Matthieu 6:13). 

  

La sainteté de Dieu exige notre sanctification. Dans l’Ancienne Alliance, avec le tabernacle, il y avait 613 mitsvot (lois) à observer pour répondre aux exigences de Yahweh, dont 248 commandements positifs (les choses à faire) et 365 commandements négatifs (les choses à ne pas faire), selon la tradition rabbinique. Ces commandements proviennent essentiellement de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome. 

  

Les conséquences pouvaient être mortelles pour les prêtres ou pour le peuple s’ils violaient la loi. En effet, le jour de l’inauguration du tabernacle et de la prise de fonction d’Aaron et de ses fils comme souverain sacrificateur et sacrificateurs respectivement, Nadab et Abihu, les aînés d’Aaron, virent un feu sortir de devant Yahweh pour les consumer, car ils s’étaient approchés de lui avec un feu étranger (Lévitique 10:1-2). 

  

Selon le Lévitique 16, Aaron devait prendre un bain rituel, porter des vêtements sacrés en lin et offrir des sacrifices pour ses propres péchés avant d’offrir ceux du peuple. Il ne pouvait pas intercéder sans être purifié lui-même. Ainsi, l’accès à la présence de Dieu était possible, mais jamais banal. 

  

Le peuple l’adorait de loin, car tous n’étaient pas sacrificateurs. Ce privilège avait été donné aux descendants de Lévi, qui l’exerçaient pour le bénéfice du peuple. 

  

Le piège du retour : la religion. Les destinataires de la lettre aux Hébreux étaient des chrétiens d’origine juive, tentés de revenir au judaïsme en raison des persécutions. Dans cette épître, parfois attribuée à Paul, Apollos ou Barnabé, mais sans certitude, on démontre la supériorité absolue du Christ, souverain sacrificateur de la nouvelle alliance, sur tout le système de l’ancienne alliance. 

  

La loi mosaïque et ses sacrifices répétés étaient imparfaits, incapables d’ôter les péchés définitivement. Jésus-Christ, en offrant un seul sacrifice parfait, a pleinement accompli la volonté de Dieu et a sanctifié pour toujours ceux qui croient (Hébreux 10:10). 

  

La Nouvelle Alliance est fondée sur des promesses merveilleuses. Celui qui a dit : « Je mettrai mes lois dans leurs cÅ“urs » et « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités ». 

  

Comprenons bien ce que notre Père nous dit. S’il ne se souvient plus de nos péchés, car Jésus les a portés sur la croix, alors ils n’existent plus devant lui. Si nos péchés n’existent plus devant lui, les sacrifices sont inutiles ; il n’y a plus d’offrandes pour le péché (Hébreux 10:16-18). 

  

Voici quelques pratiques répandues qui montrent que l’on n’a pas compris la portée de l’Å“uvre de la croix. Ce sont là des manifestations de l’esprit de la 

religion. 

  

1. Demander sans cesse pardon pour des péchés déjà confessés. On vit dans une repentance circulaire et culpabilisante. Or, le pardon est un fait juridique, pas une émotion à provoquer (Hébreux 10:14). 

  

2. Se flageller intérieurement pour montrer sa « sincérité ». La repentance biblique n’a rien à voir avec l’auto-condamnation, qui nie l’efficacité de la croix du Christ. La repentance biblique est un changement de pensée (metanoïa). 

  

3. Utiliser le jeûne, la prière ou les offrandes comme une monnaie d’échange avec Dieu. On cherche à faire bouger Dieu, alors qu’en Jésus, qui s’est assis parce que son Å“uvre était terminée, Dieu nous a déjà tout donné (Hébreux 10:12). 

  

4. L’activisme spirituel après une chute. Ici, on multiplie les Å“uvres pour « compenser » un sentiment de faute. Plus je me sens impur, plus je m’active. 

C’est une tentative inconsciente d’auto-justification. Ce chemin est sans issue, car il a été dit que l’homme n’est pas justifié par les Å“uvres de la loi (Galates 2:16). 

  

5. La crainte de perdre le salut à chaque faiblesse. On vit sous la menace permanente d’être rejeté. 

Cela révèle une vision conditionnelle de la croix. N’a-t-il pas dit : « Personne ne les ravira de ma main » ? (Jean 10:28). 

Comprenons bien ce que notre Père nous dit. S’il ne se souvient plus de nos péchés, car Jésus les a portés sur la croix, alors ils n’existent plus devant lui. Si nos péchés n’existent plus devant lui, les sacrifices sont inutiles ; il n’y a plus d’offrandes pour le péché (Hébreux 10:16-18). 

  

6. Rechercher une « onction spéciale » au lieu de marcher dans l’onction reçue. Le problème, c’est de penser que l’on a reçu un esprit différent de celui qui était sur Jésus, sur les apôtres ou sur les personnes qui vivent davantage de manifestations de l’Esprit. N’a-t-il pas dit qu’il n’y a qu’un seul Esprit (Éphésiens 4:4) et que nous avons reçu l’onction (1 Jean 2:27) ? Au lieu de courir à gauche et à droite pour chercher l’onction, allons dans sa présence pour apprendre à marcher dans l’onction qui est déjà en nous. 

  

7. Vivre sous le poids de la conscience du péché plutôt que sous celui de la conscience de la justice. Certains sont plus conscients de ce qui ne va pas que de ce que Christ a accompli. C’est la loi qui produit la conscience du péché (Hébreux 10:2), tandis que la grâce produit la conscience de la justice. 

  

Approchons-nous avec audace du trône de Dieu : grandir dans la liberté ou le privilège des fils de Dieu. 

  

Grâce au sang de Jésus, Dieu nous a donné une entrée libre dans le sanctuaire par une route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous en déchirant le voile de son corps élevé à Golgotha (Hébreux 10:19-20). Si la nouvelle route est vivante, l’ancienne route, celle de l’Ancienne Alliance, est morte. Elle ne permettait ni le pardon des péchés, ni la régénération, ni la justification, ni l’adoption, ni un accès direct auprès de Dieu. 

  

Ce sont les sacrificateurs qui avaient accès au sanctuaire. Ainsi, nous entrons dans le tabernacle céleste où le Christ nous a précédés en tant que sacrificateur. Il est le seul intermédiaire entre nous et Dieu (1 Timothée 2:5). Aux côtés de Jésus, notre souverain sacrificateur, nous sommes, en tant qu’intercesseurs associés, les dispensateurs des trésors du ciel. Voilà pourquoi il a dit que nous sommes la lumière du monde et le sel de la terre. À travers nous, Dieu est à l’Å“uvre sur terre. 

  

Compte tenu de notre appel et de notre position de fils, de roi et de sacrificateur, gardons-nous de revenir sur les anciens chemins de la religion. 

  

Celui qui ne décide pas de sortir du monde et de ses façons pour se mettre à l’école du dépouillement et de la consécration par le Saint-Esprit aura du mal à marcher dans le nouveau. Au lieu de se délecter du vin nouveau que Jésus offre, il aura tendance à suivre l’ancien programme. 

  

Alors que la religion rend esclave par un système de pensée et des pratiques qui n’apportent jamais la paix et la liberté, l’Évangile de Christ libère et nous enseigne à vivre dans la vérité. 

  

Les caractéristiques de l’approche de Dieu le réjouissent. 

Le cÅ“ur sincère : le terme grec « alethes Â», traduit par « sincère », signifie « vrai », c’est-à-dire ce qui a non seulement le nom et l’apparence, mais aussi la nature réelle correspondant au nom. C’est l’opposé de ce qui est faux. Yahweh dit : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cÅ“ur, de toute ton âme et de toute ta force. » (Deutéronome 6:5). Comment notre approche pourrait-elle être sincère si notre cÅ“ur n’est pas entier ? 

  

La plénitude de la foi : le mot grec « plérophoria Â» signifie « transfert complet » (ou « pleinement pris en compte »). Il s’agit d’une position qui a pleinement pris en compte toutes les évidences de la Parole de Dieu. La foi vient de ce que l’on entend et que l’on intègre dans notre cÅ“ur. La pleine foi est la ferme conviction qui caractérise celui qui s’approche de Dieu. Autrement, il est impossible de lui être agréable (Hébreux 11:6). Dieu existe, mon ami. Il est vivant. Que notre attitude et nos paroles montrent que nous croyons qu’il existe et qu’il est avec nous. 

  

Les cÅ“urs purifiés d’une mauvaise conscience : les sacrifices de l’ancienne alliance ne pouvaient pas réaliser ce miracle. Il s’agit ici de la révélation que nous avons du sang de Jésus ; de la perfection de son Å“uvre à la croix. Tout est accompli. Le péché a été enlevé. Il a jeté nos péchés dans la mer de l’oubli. Il ne s’en souvient plus. Les sacrifices ne sont plus nécessaires. Je n’ai pas besoin d’essayer de mériter quoi que ce soit. Seuls les mérites du Christ comptent. 

  

Le corps lavé dans une eau pure est une allusion au bain que prenaient les sacrificateurs avant d’entrer en présence de Dieu. C’est à la fois l’image de l’immersion dans l’eau qui scelle notre alliance avec Jésus et celle de la marche dans la sanctification sous la direction du Saint-Esprit, qui nous transforme par le renouvellement de notre intelligence. Tout notre être est sanctifié par la parole vivante et éternelle de Dieu (1 Thessaloniciens 5:23). 

  

De quelle manière nous approchons-nous de Dieu ? C’est auprès de lui que se trouve tout ce dont nous avons besoin. Nous nous approchons du trône de la grâce pour être secourus, mais comment le faisons-nous ? 

  

Examinons-nous pour entrer de la manière qu’il a indiquée, afin de voir sa face, d’entendre sa voix et de devenir ses fidèles témoins sur la terre. 

  

  

Pour aller plus loin 

Suivre Jésus

Lire Hébreux 10:19-23 ; Hébreux 4:14-16 ; Éphésiens 2:18 ; 

Lire Psaume 73:28 ; Ésaïe 29:13 ; Jérémie 30:21 ; Jacques 4:8 ; 

Lire 1 Timothée 2:5 ; Hébreux 8:6, 9:19, 12:24 

  

Requêtes 

Père, au nom de Jésus, apprends-moi à entrer comme tu le souhaites. Je renonce aux habitudes que la vieille nature et la religion m’ont enseignées. L’Å“uvre parfaite de la croix de Jésus suffit. Je n’ai pas besoin d’y ajouter un autre sacrifice ou des Å“uvres. Aide-moi à vivre pleinement la justice que tu m’as donnée. 

  

N. B. N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21) 

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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