Méditation du samedi 24 janvier 2026
Thème : Koïnonia avec le Père, koïnonia avec le Fils, koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP)
 
Thème 14 : Le Père t’a choisi… Tu n’es pas rejeté.
Pensée 14 : C’est l’identité de l’homme qui détermine tout ce qui lui arrive. S’il veut changer durablement sa vie, il doit changer ses fondations. En matière de fondations, il n’y a rien de plus solide que l’amour de Dieu pour nous. En effet, si Dieu est pour nous, qui pourra nous limiter dans cette vie ? Personne.
 
1 Pierre 1:2 ; LSG
 
Étude
 
Lorsque la culpabilité, la honte et le rejet règnent en maîtres…
C’est l’histoire de Jérôme, un garçon de 12 ans adopté par la famille Jacobs dans un orphelinat où des enfants de la rue et des enfants abandonnés par leurs parents à la naissance étaient pris en charge.
 
Les Jacobs avaient déjà adopté trois enfants provenant d’autres orphelinats. Ils leur fournissaient un amour inconditionnel et une nouvelle identité, leur promettant ainsi un avenir meilleur.
 
Bien qu’il trouvât les Jacobs vraiment différents des trois premières familles qui l’avaient renvoyé à l’orphelinat pour toutes sortes de raisons, il vivait dans la peur d’être une fois de plus rejeté.
 
Chaque soir, Jérôme dormait non sans avoir vérifié que son sac était prêt pour un éventuel retour à l’orphelinat le lendemain. Il se disait : « Peut-être se lasseront-ils de moi ? » Peut-être découvriront-ils que je ne suis pas aussi parfait qu’ils le souhaiteraient ? Et ils me renverront. »
 
Quel était le problème ? Jérôme vivait dans une famille aimante, mais il n’avait pas la sécurité de l’amour.
 
Voici le parallèle avec Dieu : beaucoup de chrétiens vivent dans le salut, mais avec une conscience de condamnation qui les maintient dans la peur et l’incertitude d’avoir jamais rempli les exigences de Dieu. Ils n’ont pas l’assurance de son amour et s’attendent à être rejetés, ou se croient tolérés.
 
Le problème fondamental est une conscience marquée par le péché.
1. L’exemple d’Adam et Ève. Que nous révèle la réponse d’Adam à Yahweh qui l’appelle le jour où il est tombé ? L’assurance que lui conférait la justice de Dieu avait fait place à la honte, à la peur, au sentiment d’insécurité, à la culpabilité, etc. (Genèse 3:7-10). Il savait pertinemment qu’il avait perdu sa position de fils de Dieu, la présence du Saint-Esprit et le vêtement de gloire dont il était vêtu. Il ressentait jusque dans ses entrailles le poids de la distance qui le séparait désormais de Dieu. La mort spirituelle avait été une expérience douloureuse pour son esprit.
 
Lorsqu’elle est présente, la conscience du péché nous empêche d’approcher le trône de la grâce avec assurance.
 
2. Le péché a été traité à la croix, mais pas toujours la conscience (l’intelligence).
Le lendemain de son immersion, alors qu’il passait auprès de Jean, ce dernier avait crié à ses disciples : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » (Jean 1:29). Il est allé à la croix en tant que sacrifice expiatoire. Il a enlevé le péché, la souillure et l’iniquité (Ésaïe 53:5-6).
 
La régénération a changé notre nature (Jean 3:3-5 ; Tite 3:5). La justification a changé notre statut. Nous sommes passés du statut de pécheurs bannis de sa présence à celui d’enfants d’adoption (Romains 8:16-17 ; Galates 4:4-7).
 
Si toutes ces choses sont vraies, et elles le sont, pourquoi plusieurs continuent-ils à vivre dans la crainte, la honte, la peur, la culpabilité, la peur d’être rejetés, un peu comme le petit Jérôme chez les Jacobs ?
 
La raison en est que nous ne savons pas, que nous n’avons jamais vraiment compris ce qu’il a fait à la croix et dans quel système il nous a fait entrer. C’est la communion avec le Saint-Esprit qui nous ouvre l’intelligence à ces vérités qui nous libèrent de la religion, de nos croyances, de nos pensées et de nos habitudes passées.
 
Souvenons-nous des paroles de Jésus lorsqu’il introduisait le Saint-Esprit à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. 13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. » 14 Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. » (Jean 16:12-14).
 
Ce qui nous est imputé sur la base des mérites de Jésus, ce que nous sommes en lui et ce qui nous est donné, en fait tout notre héritage, nous apprenons à le manifester sur terre, tandis que le Saint-Esprit nous forme aux choses spirituelles.
 
À l’école du dépouillement et de la sanctification, il Å“uvre avec patience pour établir la justice dans notre âme et dans notre corps (Romains 12:1-2).
 
La sanctification ne produit pas la justification. Elle en est le résultat. C’est parce qu’il nous a justifiés que nous nous sanctifions. C’est une expression qui souligne la nécessité d’aligner tout notre être sur les vérités éternelles de sa Parole.
 
La venue du Saint-Esprit a éclairci les choses qui étaient obscures pour les disciples de Jésus. Ils ont compris que le salut n’était pas seulement destiné aux Juifs, mais aussi aux païens ; ils ont compris qu’il ne fallait juger personne au sujet de la nourriture, de la boisson, des fêtes, des nouvelles lunes ou des sabbats. En effet, ces choses n’étaient que l’ombre des choses à venir, qui ont trouvé leur accomplissement en Christ (Colossiens 2:16-17). Ils ont été profondément transformés dans leurs croyances, leurs valeurs, leurs objectifs, leurs priorités, leurs relations et leurs expériences.
 
Pourquoi donc tant de gens restent-ils prisonniers des schémas du passé, de ce que leur a enseigné leur vieille nature ? Vous l’avez certainement déjà compris : c’est parce que l’Å“uvre de sanctification que le Saint-Esprit doit accomplir dans leur vie pour établir la justice de Dieu est soit limitée, soit bloquée.
 
Tant que l’homme n’est pas transformé dans ses fondements profonds, au niveau de son âme, il reste le même. Si la régénération a créé l’homme nouveau, l’esprit recréé en Jésus, la sanctification doit aligner l’âme en remplaçant complètement ses fondations. C’est de cela que le Saint-Esprit parle lorsqu’il dit : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12:2).
 
La différence entre la conviction du péché et la condamnation
C’est au Saint-Esprit de convaincre les gens du péché, de la justice et du jugement (Jean 16:8).
 
Si la condamnation est abolie pour ceux qui sont en Jésus (Romains 8:1), le Saint-Esprit pousse toutefois celui qui est tombé à prendre conscience de sa situation et à rechercher la repentance. La repentance selon Dieu produit la vie et restaure la relation (2 Corinthiens 7:10 ; 1 Jean 1:7-9).
 
La culpabilité, qui est l’Å“uvre de l’ennemi, est une forme de condamnation. Elle produit la honte, la peur et la fuite loin de la face de Dieu ; elle brise la communion.
 
Dans la situation où nous nous trouvons, est-ce la voix du Saint-Esprit qui nous parle pour amener une réelle repentance qui produit la vie et restaure la relation, ou bien est-ce la voix de l’ennemi qui produit la honte, la peur, la condamnation et brise la communion ?
 
3. La racine profonde : le mensonge du rejet.
Le premier mensonge de Satan est le suivant : Dieu ne t’aime pas vraiment. Tel était le cÅ“ur du discours que Lucifer est venu tenir à Adam et Ève dans le jardin d’Éden. Le premier trait enflammé qu’il avait lancé était : « Dieu a-t-il réellement dit… ? » (Genèse 3:1). Il conclut son assaut par : « 4 […] Vous ne mourrez point ; 5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Genèse 3:4-5).
 
Ainsi, il leur dit : « Dieu ne vous aime pas vraiment. » J’en veux pour preuve le fait qu’il vous a caché cette connaissance qui fera de vous des maîtres ascensionnés, des dieux comme lui.
 
Le père du mensonge, le diable, a plusieurs versions de ce mensonge qu’il vend à qui veut bien l’entendre. Malheureusement, ils sont nombreux, dans les Églises de notre Seigneur, ceux qui en sont victimes.
 
Beaucoup croient en Dieu, mais doutent de son amour personnel.
La plus grande preuve de l’amour de Dieu pour nous est le fait qu’il a envoyé son fils unique mourir à notre place alors que nous étions encore ses ennemis, perdus dans le péché (Romains 5:8).
 
La croix ne prouve pas que Dieu te tolère ; elle prouve qu’il t’a voulu, aimé et choisi.
 
C’est la raison pour laquelle, vers la fin de sa vie, alors qu’il écrivait aux églises de la deuxième génération, en proie aux persécutions et aux fausses doctrines, l’apôtre Jean leur disait : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. » Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne nous a pas connus. 2 Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu » (1 Jean 3:1-2).
 
Pouvez-vous voir l’emphase qu’il met sur notre statut d’enfants de Dieu ? Cette position élevée, qui ne tient pas compte de nos mérites, mais seulement de l’acte d’obéissance de Jésus, est la preuve incontestable de l’amour de Dieu. Il nous aime d’un amour inconditionnel.
 
Si la vie nous a fait passer par des détours qui ont laissé des marques profondes dans notre cÅ“ur, des blessures et des souvenirs douloureux, rappelons que ce n’était pas la volonté de Dieu, qui nous a connus avant la fondation du monde et a écrit dans notre livre de destinée des choses merveilleuses (Psaume 139:16).
 
La bonne nouvelle annoncée par l’Esprit de Dieu, c’est que Jésus a porté toutes nos souffrances : le rejet, le chagrin, la trahison, les injustices, les abus, le ressentiment, la colère, etc. (Ésaïe 53:3-5). Nous n’avons plus besoin de les porter. Il veut nous libérer de tout ce qui encombre notre cÅ“ur et nous empêche de recevoir son amour.
 
C’est l’amour de Dieu qui nous fait vivre. Plus nous le recevons, plus nous sommes libres. Nous sommes libres de nos erreurs, de celles de nos parents, de nos échecs, de notre passé. Tout cela n’a pas le pouvoir d’effacer ce qui est écrit de nous dans son livre.
 
4. Le Père t’a choisi… Entre avec audace dans sa présence.
Le succès dans la vie est une question de position. Celui qui a des oreilles pour entendre comprendra qu’il est ici question de la justice de Dieu. C’est en tout cas le message que le Saint-Esprit s’emploie à nous faire comprendre depuis le début de ce temps spécial de consécration, qui est aussi un temps de formation intensive.
 
Jésus avait exprimé ainsi la puissance du koinonia : « 4 Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter de fruit de lui-même s’il n’est pas attaché au cep, vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. 5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15:4-5).
 
La vie dans sa présence n’est pas une option. Il nous a pris hors du monde pour nous placer en Jésus, après avoir recréé notre esprit. Il a donné le Saint-Esprit pour travailler à établir sa justice dans notre âme et dans notre corps.
 
Nous étions auparavant limités par toutes sortes de facteurs internes et externes ; arrêtons donc de chercher seuls des solutions. Tournons-nous résolument vers lui pour recevoir son amour et ses instructions. Il est possible de connaître l’abondance pour laquelle Jésus est venu.
 
L’élection annule la condamnation. Lorsque Dieu choisit une personne, celle-ci ne peut être condamnée par aucune juridiction. Pendant les soixante-dix années où Israël était en déportation à Babylone, il n’y avait pas eu de sacrifices, pas d’expiation des péchés. Dans la vision que Zacharie a eue, le souverain sacrificateur, qui représentait le peuple, apparaît avec des vêtements sales, et Satan se tient à ses côtés devant Yahweh pour l’accuser. Écoutons bien quelle fut la réponse du Juge suprême à Satan : « Que l’Éternel te réprime, Satan ! Que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! » N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? » (Zacharie 3:2). On ne peut pas accuser celui que Dieu a choisi. Il est racheté et revêtu des vêtements de la justice comme le fut le sacrificateur Josué (Zacharie 3:4-5).
 
 
L’Esprit de Dieu repose sur celui qu’il a choisi. Cette glorieuse vérité apparaît partout dans les Écritures, notamment lorsque, au début de son ministère à Nazareth, Jésus déclare : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint » (Luc 4:18).
 
L’Esprit du Seigneur ne repose pas sur nous en raison de quelques actes de justice que nous aurions accomplis, mais parce qu’il nous a choisis.
 
Si tu es en Christ, mon bien-aimé, tu as l’onction et nous avons dans notre esprit toute la connaissance (1 Jean 2:20, 27). L’onction n’est pas quelque chose que l’on ressent toujours. Si l’on pouvait la ressentir en tout temps, Samson, privé de ses sept tresses, n’aurait jamais essayé de surplanter les soldats philistins qui venaient pour l’arrêter (Juges 16:18-22). Non, il ne savait pas que le Saint-Esprit l’avait quitté. On ne ressent pas toujours sa présence. Selon les Écritures, on sait qu’il est là et on agit par la foi, en nous appuyant sur les mérites de Jésus.
 
Lorsqu’il repose sur nous, le manteau de puissance dont il nous recouvre fait de nous un instrument qu’il utilise pour accomplir sa volonté.
 
Notre chère sœur Marie, choisie et revêtue de son ombre, a vu la puissance de Dieu venir former en elle la tente dans laquelle Jésus a marché sur la terre (Luc 1:35).
 
Le Père t’a choisi ; il t’a racheté ; il t’a justifié ; il t’a donné son Esprit. Entre avec audace dans sa présence, car tu es son fils bien-aimé. Ouvre-lui tout ton cÅ“ur et reçois son amour ainsi que les autres trésors qu’il t’a donnés par Jésus.
 
Tout ce que les hommes cherchent frénétiquement dans le monde se trouve dans sa présence. Voilà pourquoi il a dit : « 32 Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. » 33 Cherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matthieu 6:32-33).
 
 
Venons avec assurance : celui qui nous a donné Jésus ne peut rien nous refuser de ce qui concourt vraiment à notre bien-être (Romains 8:32).
 
 
Pour aller plus loin

Lire 1 Pierre 1:2; Zacharie 3:1-5; Luc 4:18-19 ; Jean 8:1-11;
Lire Jean 16:5-10; 2 Corinthiens 7:5-16; Jérémie 31:3
Lire Genèse 3:1-10; Romains 8:31-39; Psaume 107:17
 
Requêtes
Père, au nom de Jésus, je tourne le dos à tout ce qui a combattu tes desseins dans ma vie. Je reconnais que tu es la Lumière et qu’il n’y a pas de ténèbres en toi. Je reconnais que tu m’aimes d’un amour inconditionnel. Je te confie tous mes fardeaux, toutes mes blessures et toutes mes souffrances. Je te remets toutes mes peurs et tous mes doutes. Donne-moi ta paix. Fais taire toutes les autres voix dans toutes les dimensions de mon être. Tu es fidèle.Â
 
 
N. B. N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21)
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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