Méditation du jeudi 22 janvier 2026 

Thème: Koïnonia avec le Père, Koïnonia avec le Fils, Koïnonia avec le Saint-Esprit  (2026 | 21 JJP

  

Thème 12 : La puissance de la communion avec le Saint-Esprit  

Pensée 12: Jésus avait fait la promesse de ne pas laisser ses disciples orphelins. Le Saint-Esprit, prenant la place de Jésus, les a guidés. Ce sont ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit qui sont les fils de Dieu. Les Å“uvres qu’il a préparées d’avance peuvent s’accomplir lorsque nous permettons au Saint-Esprit de nous guider. 

  

2 Corinthiens 13:14 ; LSG 

  

Étude 

  

Fondée vers 50-52 après J.-C., au cours de son deuxième voyage missionnaire, et où il avait passé 18 mois à enseigner (Actes 18:1-11), Paul termine sa dernière lettre à l’Église de Corinthe par des paroles qui révèlent les clés, les fondements ou l’architecture de la vie d’un conquérant en Christ. 

  

L’Église de Corinthe se distingue des autres Églises implantées par Paul par le fait qu’elle était charismatique, mais immature. Il y avait des divisions, de l’immoralité sexuelle, de la contestation de l’autorité de Paul, de l’influence d’ouvriers trompeurs qui prêchaient un autre évangile et cherchaient à renverser son autorité, etc. 

  

Un jour, Paul fut conduit à leur dire : « Quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, vous n’avez cependant pas plusieurs pères, puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Évangile. » (1 Corinthiens 4:15). 

  

C’est donc avec un cÅ“ur de père que l’apôtre Paul leur transmet des paroles de bénédiction que plusieurs Églises utilisent encore aujourd’hui, peut-être sans en saisir toute la profondeur, et qui sont des vérités fondamentales que tout chrétien devrait connaître. 

  

« Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ! » (2 Corinthiens 13:14). 

  

Les trois notions contenues dans ce verset sont appelées à fonctionner de manière concomitante. La réalisation de la koinonia avec le Saint-Esprit passe par la révélation de l’amour de Dieu et de la grâce du Seigneur Jésus. 

  

Donnons rapidement l’explication et l’importance des deux premières notions évoquées dans le verset, avant de nous étendre sur la communion avec le Saint-Esprit, qui est le sujet principal de notre étude. 

  

La grâce du Seigneur Jésus. Le terme grec charis, traduit par « grâce », signifie faveur, don, bonté, bénédiction apportée à l’homme par Jésus-Christ. C’est aussi la vie de Dieu et ses richesses, que sa miséricorde et sa compassion le poussent à offrir gratuitement aux hommes. 

  

L’homme n’a aucun mérite dans cette transaction. C’est la miséricorde de Dieu qui est à l’Å“uvre du début à la fin. Jésus nous a fait don de sa vie par l’Esprit qu’il a donné à l’Église. Ainsi, la grâce du Seigneur Jésus, c’est le Saint-Esprit donné comme « Autre Consolateur ». Un consolateur de la même nature que celui qui était présent auparavant. 

  

Le Saint-Esprit doit occuper dans notre vie la place que Jésus occupait dans la vie de ceux qui l’ont suivi durant son ministère terrestre. 

  

L’amour de Dieu. Vers l’an 92 après J.-C., probablement à partir d’Éphèse, l’apôtre Jean écrit à la deuxième génération de chrétiens pour les affermir, les rassurer et les protéger contre les fausses doctrines. Il désire leur communiquer la révélation qu’il a de l’amour de Dieu. C’est un amour extravagant qui a donné Jésus pour nous élever à la dignité d’enfants de Dieu (1 Jean 3:1-3 ; Jean 1:12-13 ; Jean 3:16). Si ce que nous serons n’a pas encore été manifesté, l’espérance qui est dans notre cÅ“ur nous purifie, comme lui-même est pur. C’est notre position qui est mise en avant par l’expression “l’amour de Dieu”. La position de fils nous fait participer à la vie de Dieu. 

  

La communion avec le Saint-Esprit. Il s’agit de la communion, de l’union volontaire entre le Saint-Esprit et le disciple, qui mettent tout en commun pour atteindre des objectifs mutuellement bénéfiques. 

  

Paul, qui avait été enseigné par Jésus, comprenait bien la notion de « l’autre consolateur » appliquée au Saint-Esprit. Il comprenait bien ce que Jean expliquera aux Églises dans les années 90 après J.-C. C’est à partir de la révélation du Fils de Dieu que la nouvelle création est invitée à marcher. 

  

Lorsqu’il s’était assis à la droite du Père, selon la promesse, Jésus avait envoyé le Saint-Esprit. 

  

La communion que nous voyons entre Jésus et ses disciples est le modèle de la communion que nous devons avoir avec le Saint-Esprit, qui est aujourd’hui pour chacun de nous et pour l’Église ce que Jésus était pour ses disciples. 

  

Puisse la poussière des pieds du Saint-Esprit couvrir chacun de nous alors que nous le suivons de près dans les sentiers de cette vie terrestre, où nous sommes encore pour quelque temps. 

  

Le Saint-Esprit révèle à Pierre le mensonge d’Ananias et de Saphira. Les apôtres et les croyants consacraient leur vie entièrement au Seigneur. Ils se rendaient chaque jour au temple et dans les maisons pour rendre un culte à Dieu, s’édifier par des enseignements, rompre le pain et prendre ensemble leur nourriture, tout ceci dans la présence du Saint-Esprit, pour eux aussi réel que Jésus physiquement présent (Actes 2:42 ; 46-47). Lorsqu’Ananias et Saphira vendirent leur maison et gardèrent une partie du prix, puis remirent le reste comme s’il s’agissait du montant total, le Saint-Esprit révéla leur mensonge. Par une parole de connaissance, Pierre fut informé par le Saint-Esprit de leur mensonge (Actes 5:3-11). Pierre et les autres apôtres vivaient dans la communion avec le Saint-Esprit, qui pouvait ainsi les guider dans leurs décisions. 

  

Le Saint-Esprit soutient puissamment Étienne. Il faisait partie de ceux qui avaient été présentés aux apôtres pour qu’ils les chargent de la distribution de la nourriture. Tous étaient remplis du Saint-Esprit et de sagesse (Actes 6:1-6). Lorsque certains Juifs se mirent à discuter avec Étienne au sujet des Écritures, la puissance de la communion qu’il entretenait avec l’Esprit de Dieu se manifesta. En effet, ils ne purent résister à la sagesse et à l’Esprit par lesquels il parlait (Actes 6, 8-10). Conduit devant le Sanhédrin, il défendit le nom de Jésus avec une grâce qui n’était pas de ce monde. Au moment de quitter cette terre, il pria pour ses bourreaux en disant : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! » » (Actes 7:60). 

Celui qui est en communion avec le Saint-Esprit saura toujours comment se comporter dans les différentes situations de la vie, surtout dans les plus critiques, car elles touchent directement à la gloire de notre Dieu. 

  

Ananias est alors envoyé auprès de Saul de Tarse. C’est dans une vision qu’il apprend tous les détails de la rencontre entre Saul et Jésus, ainsi que l’endroit où Saul s’était logé à Damas. Les visions et les rêves font partie du langage du Saint-Esprit (Jl 2, 28-29). Celui qui vit en communion avec le Saint-Esprit recevra de lui toutes sortes de manifestations. Il nous conduit. Petite note : l’exercice du discernement est nécessaire pour ne pas se tromper ou être trompé. 

  

Pierre est envoyé auprès du centurion Corneille. Alors qu’il se trouvait à Joppé et qu’il priait vers la sixième heure, Pierre tomba en extase et vit en vision des animaux impurs que le Seigneur lui demanda de prendre, de tuer et de manger. Alors qu’il se posait des questions, l’Esprit lui dit : « Voici, trois hommes te demandent ; lève-toi, descends et pars avec eux sans hésiter, car c’est moi qui les ai envoyés. » (Actes 10:19-20). 

  

Cette histoire nous renseigne sur la régularité de la vie de prière de Pierre. Dans Actes 3, Jean et Pierre montaient au temple à la neuvième heure (15 h) pour prier. Ici, c’est à la sixième heure (midi) qu’il allait prier. Il est possible que Pierre priait toutes les trois heures. Retenons qu’il avait appris l’importance de la prière auprès de Jésus (Luc 18:1). Celui qui se tient régulièrement dans la présence de Dieu, qui communie constamment avec le Saint-Esprit, sera conduit par le Saint-Esprit. 

  

Le Saint-Esprit envoie Barnabas et Paul. Ã€ Antioche, devenue un puissant centre apostolique, des hommes servaient le Seigneur dans leur ministère et jeûnaient. C’est dans ce contexte que l’Esprit Saint leur donna cet ordre : « Mettez à part Barnabas et Saul pour l’Å“uvre à laquelle je les ai appelés. » (Actes 13:2). 

  

Celui qui aime le Seigneur de tout son cÅ“ur et qui choisit de faire de lui le centre de sa vie verra le Saint-Esprit lui parler clairement. Il sait guider ceux qui s’approchent de lui par le jeûne, la prière, la méditation de sa parole, etc. 

  

Le Saint-Esprit préside une importante rencontre à Jérusalem. Il était toujours avec eux. Les apôtres ne pouvaient rien faire contre la volonté de Celui que Jésus avait présenté comme « l’autre consolateur ». Lors de cette rencontre, au cours de laquelle les exigences à imposer aux croyants issus du monde païen devaient être décidées, une délégation venue d’Antioche, conduite par Barnabas et Paul, était présente. La lettre envoyée aux églises païennes contient une mention qui révèle la puissance de la communion avec le Saint-Esprit : « Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est nécessaire » (Actes 15:28). 

Ce n’est pas à l’homme de conduire ses pas lorsqu’il marche (Jérémie 10:23). Les Églises du Seigneur ne pouvaient pas se passer de lui. Les apôtres considéraient l’Esprit de Dieu comme leur partenaire senior. Il a donné son avis au cours de cette réunion aux enjeux très élevés pour la suite de la stratégie de croissance de l’Église de Jésus. Il était hors de question de faire de l’ombre à la croix en mettant en avant les choses de la loi. 

  

Dieu guide ceux qui vivent en sa présence et qui l’honorent. Plus nous nous approchons de lui par l’obéissance, plus nous trouvons facile de reconnaître sa voix. Celui qui se déplace lorsque la nuit se lève sur le tabernacle pour indiquer qu’il est temps de partir, et qui s’arrête lorsque l’Esprit de Dieu s’arrête, celui-là accomplira de grandes choses. 

  

La puissance de la communion avec le Saint-Esprit réside dans la transformation qu’elle opère en nous. Nous parvenons à un point où le suivre devient naturel. Nous n’imaginons même pas faire le contraire de ce qu’il dit, car nous avons confiance en son amour qui a fait de nous ses enfants, et nous honorons celui qui est notre défenseur et notre guide : le Saint-Esprit. 

  

  

Pour aller plus loin 

Lire 2 Corinthiens 13:14b; Exode 40:34-38; Jean 14:26; Jean 16:12-15 

Lire 1 Corinthiens 14:37 ; 1 Thessaloniciens 4:8 ; 1 Pierre 1:12 ; Apocalypse 2:24 

Lire  Actes 6:4 ; Actes 8:29 ; Actes 13:4 ; Actes 20:23 ; Actes 11:27-28 ; 

  

Requêtes 

Père, au nom de Jésus, apprends-moi à reconnaître la voix de ton Esprit. Apprends-moi à obéir et à suivre les traces de ceux que tu nous as donnés en exemple dans les Écritures. Esprit Saint, tu es mon enseignant. Ouvre mes yeux pour que je voie les choses qui m’échappent. 

  

  

N. B. N’oublie pas que notre soutien est la Justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21) 

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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