Méditation du mardi 13 janvier 2026
Thème: Koïnonia avec le Père, Koïnonia avec le Fils, Koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP)
 
Thème 3 : Les clauses de la nouvelle alliance
Pensée 3: Le soir de sa Passion, alors qu’il célébrait pour la dernière fois la Pâque avec ses disciples, Jésus prit la coupe et, après avoir rendu grâce, il leur expliqua que cela représentait son sang qui allait être répandu pour sceller la nouvelle alliance promise par Yahweh. Si nous ignorons le système suivant lequel la Nouvelle Création est appelée à fonctionner, comment notre marche en tant que disciples de Jésus pourra-t-elle être parfaite ?
 
Jérémie 31:31-34 ; LSG
 
Étude
Yahweh était déterminé à accomplir la promesse merveilleuse faite à Adam et Ève : « la semence de la femme écrasera la tête du serpent » (Genèse 3:15). Parmi les descendants d’Adam, il avait trouvé un homme à qui il avait imputé sa justice en raison de sa foi. De cet homme était sortie une nation qu’il avait choisie et mise à part pour modeler le type de relation qu’il voulait avoir avec les hommes.
 
Les privilèges des Israélites sont nombreux : la miséricorde de Dieu leur a accordé l’adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses et les patriarches. C’est d’eux qu’est issu, selon la chair, le Christ (Romains 9:4-5).
 
La compréhension du système dans lequel Yahweh les a placés est primordiale pour comprendre le système dans lequel la nouvelle création est placée. En effet, comme le rappelle le Saint-Esprit, la loi et les ordonnances n’étaient que l’ombre des choses à venir. C’est en Christ qu’elles ont trouvé leur accomplissement (Hébreux 8:5 ; 10:1, 14).
 
Avant d’étudier les clauses de la nouvelle alliance, regardons rapidement les termes de l’ancienne alliance, dont les textes de base se trouvent dans l’Exode (chapitres 19 à 24), renouvelés dans le Deutéronome. Il s’agissait d’une alliance conditionnelle : si tu obéis, tu seras béni (Deutéronome 28:1-14). Si tu désobéis, ce sont des malédictions (Deutéronome 28:15-68).
 
Ancienne Alliance : les engagements de Yahweh
Il s’engageait à faire d’Israël un peuple différent de tous les autres peuples — une sorte de joyau (Exode 19:5). Il serait un royaume de sacrificateurs et une nation sainte (Exode 19:6). Sa présence et sa gloire seraient au milieu d’eux (Exode 40:34-38). Il les protégerait contre leurs ennemis (Exode 23:22-27). Il leur donnerait la prospérité matérielle (Deutéronome 28:1-14). Il pardonnerait leurs péchés par le biais de sacrifices (Lévitique 4-7). Il leur donnerait des prophètes, des prêtres et des rois pour les guider (Deutéronome 18:15-22 ; 1 Samuel 12).
 
Ancienne Alliance : les engagements d’Israël
Ils devaient obéir à la Loi : les dix commandements (Exode 20), les commandements civils et judiciaires (Exode 21 à 23), les commandements rituels (Lévitique).
 
Selon la tradition rabbinique, il y avait au total 613 mitsvot (lois) à observer pour répondre aux exigences de Yahweh, dont 248 commandements positifs (les choses à faire) et 365 commandements négatifs (les choses à ne pas faire). Ces commandements proviennent essentiellement de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome.
 
Bien avant la venue de la Loi, en justifiant Abraham sur la base de la foi, le Père nous révélait déjà le chemin par lequel sa justice serait établie dans nos vies. Ainsi, les Écritures montrent clairement que c’est par la foi que le juste vivra (Habacuc 2:4).
 
Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite (Galates 3:19). Elle a été donnée pour préparer le peuple qui, de manière prophétique, accomplissait ce que Jésus, l’accomplissement de la loi, allait faire (Luc 24.44-45).
 
Quelle est donc cette postérité à qui la promesse avait été faite ? Et quelle est cette promesse ? Le Saint-Esprit lui-même nous éclaire sur ces points importants : « 16 Or, les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : « et aux postérités », comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : « et à ta postérité », c’est-à -dire à Christ. […] 24 Ainsi, la Loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. 25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. » (Galates 3, 16, 24-25).
 
Avec Christ, la nouvelle alliance promise a été inaugurée. Examinons donc maintenant les clauses de cette nouvelle alliance.
 
Nouvelle Alliance : les engagements de Yahweh
1. La loi est inscrite dans le cœur à la place des tables de pierre (Jérémie 31:33). L’obéissance n’est plus extérieure et imposée, mais intérieure et produite par le Saint-Esprit.
 
2. Remplacement des cœurs de pierre, incapables de se soumettre à la loi de Dieu, par des cœurs de chair. Promesse également du don du Saint-Esprit pour nous rendre capables de nous soumettre (Ézéchiel 36:26-27).
 
3. Pardon définitif des péchés, alors que l’ancienne alliance ne permettait que de les couvrir pour un temps (Hébreux 8:12 ; 10:10-18). Il fallait ainsi refaire les mêmes sacrifices années après années.
 
4. L’accès direct à Dieu est désormais ouvert à tous. Le voile a été déchiré le jour de la mort de Jésus pour signifier cette vérité : tous sont les bienvenus en la présence de Dieu (Matthieu 27:51 ; Hébreux 4:16).
 
5. Selon la puissance d’un esprit impérissable, le Christ est institué souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédech (Hébreux 7:15-16). Parce qu’il est éternel, son sacerdoce n’est pas transmissible — il n’a pas de successeur. Alors qu’Aaron et ses descendants offraient une multitude de sacrifices d’animaux, Jésus a offert sa propre vie une fois pour toutes (Hébreux 7:24-27).
 
6. L’accomplissement de la promesse de l’héritage éternel en Jésus (1 Jean 2:25). Le péché d’Adam a placé lui et toute sa descendance sous le pouvoir de la mort et du péché (Romains 5:12). Jésus, le dernier Adam, descendu du ciel, a ouvert le chemin de la justification à tous ceux qui mettent leur confiance en lui, par son obéissance à Dieu. Le salut dépend de l’acte d’obéissance de Jésus et non de nos performances (Romains 5:17-18).
 
7. Dieu s’est engagé à sanctifier ceux qui sont devenus ses enfants (Hébreux 10:14). Nous avons obtenu un salut en trois dimensions : par la nouvelle naissance, il recrée notre esprit, qui est alors capable de communier avec son Esprit. Par la sanctification, il renouvelle notre intelligence, guérit et transforme toutes les facettes de notre âme (volonté et émotions). C’est la deuxième phase du salut. Lors de l’enlèvement de l’Église, il ressuscitera les corps de ceux qui sont morts et transformera ceux de ceux qui seront vivants sur terre.
 
Nouvelle Alliance : responsabilités des hommes
Il est bon de rappeler que c’est alors que nous étions dans le péché que Dieu a envoyé Celui qui n’avait pas péché pour payer le prix de notre réconciliation avec lui. En ce qui concerne l’Å“uvre du salut, c’est Dieu qui est à l’Å“uvre du début à la fin. Il a agi de concert avec Jésus, qui a pris notre place, agissant avec puissance là où nous étions disqualifiés (2 Corinthiens 5:16-19).
 
Si, dans l’ancien système, les Israélites devaient observer 613 lois, dans le nouveau système, où Jésus a déjà tout accompli pour notre bénéfice, nous devons simplement apprendre à recevoir. Il s’agit de répondre adéquatement à ce qu’il a fait pour nous.
 
Voici donc, en quelques points simples, ce qui est attendu de l’homme dans le nouveau système.
 
1. La foi en Jésus-Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6). Il est venu du ciel et a proclamé être tout ce que les hommes cherchent inlassablement à travers différents systèmes religieux. Les Écritures ne laissent aucune place au doute ou à la confusion sur cette question importante : « Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » (1 Jean 5:12). Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (Hébreux 11:6). C’est par la foi que l’on comprend les choses spirituelles (Hébreux 11:3). Cette condition est essentielle, car la vie de l’Esprit à laquelle Dieu nous convie se fait par la foi et non par la vue.
 
2. L’endurance de la foi. Si notre adversaire, le diable, a été complètement anéanti à la croix et que toutes ses armées ont été dépouillées, le temps fixé pour leur envoi dans l’étang de soufre et de feu n’est pas encore venu. Ils parcourent donc inlassablement la terre à la recherche d’opportunités pour nous faire perdre l’avantage infini que nous avons sur eux. Ils s’attaquent à la parole de Dieu, ou plus exactement à notre confiance en ses promesses. Que personne donc n’abandonne son assurance. Même si la bataille devait se prolonger, ne rejetons pas la parole de notre Dieu. Souvenons-nous que le chemin de l’épreuve est aussi celui de notre transformation. Satan fuira devant celui qui se soumet à Dieu et lui résiste (Hébreux 10:35-36 ; Jacques 4:7).
 
3. Approchons-nous de Dieu avec un cÅ“ur sincère et purifié de toute mauvaise conscience, et avec un corps lavé par une eau pure. (Hébreux 10:22). Si notre cÅ“ur n’est pas entier dans notre engagement envers Dieu, notre relation avec lui pourra-t-elle vraiment être profonde et fructueuse ? Si l’hypocrisie est un facteur destructeur de relation entre les hommes, pouvons-nous vraiment nous attendre à un résultat différent si nous approchons Dieu avec hypocrisie ? La communion avec Dieu est difficile, voire impossible, lorsque la conscience est chargée de péchés. Lorsque nous péchons, hâtons-nous d’obtenir son pardon en appliquant le sang (1 Jean 1:7-9). « Le corps lavé d’une eau pure » fait référence au bain que les sacrificateurs prenaient avant d’entrer dans le lieu saint. C’est une référence au baptême d’eau, mais aussi à la vie de sanctification que nous devons mener.
 
4. Marcher selon l’Esprit. Ceux qui sont fils de Dieu sont conduits par son Esprit. On ne marche pas par le Saint-Esprit pour mériter quelque chose. C’est parce que notre identité a changé et que nous avons tout reçu que nous marchons en fonction de cette nouvelle identité.
 
Si les deux alliances révèlent de manière merveilleuse le cÅ“ur miséricordieux du Père, il est évident que les héritiers de la promesse faite à Abraham, c’est-à -dire les descendants de Jésus-Christ, sont des privilégiés extraordinaires.
 
Les prophètes d’autrefois ont fait de ce salut l’objet de leurs recherches. Ils ont entrevu de loin ce dans quoi nous avons eu le privilège d’entrer.
 
Dieu a jugé bon de nous donner le royaume. Il nous a connus avant la fondation du monde et a voulu que nous apparaissions sur terre après la croix, à l’époque de la fin du temps de la grâce.
 
Que personne donc ne méprise le don de Dieu et l’appel à entrer dans la communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. C’est le moyen puissant qui nous est offert pour toucher massivement le monde.
 
 
Pour aller plus loin

Lire Jérémie 31:31-34 ; Ézéchiel 36:25-27 ; Hébreux 8–10;
Lire Galates 3:19-29; Romains 8:1-39; Hébreux 11:1-6;
Lire 2 Corinthiens 5:16-19; 2 Pierre 1:1-11;
 
Requêtes
Père, au nom de Jésus, accorde-moi la grâce de répondre adéquatement au don merveilleux que tu m’as fait par le sacrifice de la croix. Je te donne tout mon cÅ“ur.Â
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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