Mardi 10 mars 2026
Thème : La justice est imputée, non méritée
Romains 4 :1-8 ; LSG
Pensée
Il n’y a rien que nous ayons qui ne nous ait été donné. Personne ne peut donc s’attribuer quoi que ce soit. C’est sur la base des mérites de Christ que nous avons accès aux trésors du ciel.
Étude
L’apôtre Paul continue de s’adresser aux chrétiens d’origine juive. Le Saint-Esprit voulait réellement aider ceux qui pensaient avoir un quelconque avantage ou mérite sur la base de leur filiation charnelle à Abraham. Il les invite donc à examiner de quelle manière celui-ci a été justifié par Yahweh.
« … Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice » – verset 3.
Abraham n’a rien obtenu de Dieu sur la base de la chair. Sa justification n’était pas fondée sur la loi des œuvres. Au contraire, c’est parce qu’il a choisi de mettre sa confiance en Celui qui avait fait la promesse que cela lui fut imputé à justice.
Ainsi, Abraham, qui était regardé comme le père de la foi et le modèle qu’Israël aspirait à suivre, n’a aucun sujet de se glorifier de la grâce qu’il a reçue de Dieu.
« Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due » – verset 4.
Je pense à Jacques et Jean qui s’étaient approchés de Jésus, accompagnés de leur mère, afin qu’elle demande pour eux le privilège de s’asseoir à sa droite et à sa gauche lorsqu’il établirait son royaume. Quelle fut la réponse de Jésus à leur requête ?
« Vous ne savez pas ce que vous demandez » (Marc 10 :38).
Ceux qui mettent en avant la loi des œuvres ne savent pas ce qu’ils font. Ce verset exprime le caractère implacable de cette loi qui, en demandant un salaire, exclut la grâce.
Dieu ne nous donne pas ce que nous méritons. En effet, enfermés dans le péché, ce que nous méritons, c’est la mort. S’il est miséricordieux et compatissant, notre glorieux Seigneur ne peut toutefois pas tenir le coupable pour innocent. Sa justice exige la mort du pécheur.
Le salaire du péché, c’est la mort spirituelle, c’est-à -dire la séparation éternelle d’avec Dieu. C’est la croix qui devient le pont pour aller vers Dieu.
« et à celui qui ne fait point d’Å“uvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice » – verset 5.
Comment Celui qui, en proclamant son nom à Moïse, a déclaré qu’il ne tient point le coupable pour innocent peut-il justifier l’impie sans renier sa propre justice qui exige la mort du pécheur ?
Son amour a donné Jésus-Christ comme victime propitiatoire (Romains 3 :25).
La propitiation consistait à mettre le sang de la victime expiatoire sur le couvercle du coffre dans lequel se trouvaient les tables de la loi de Moïse. La propitiation apaise la colère de Dieu. L’expiation enlève la faute.
Ainsi, à la croix, comme sacrifice pour le péché, Jésus a accompli trois choses :
- l’expiation : ôter la fauteÂ
- la propitiation : apaiser la colère de DieuÂ
- la substitution : Christ prend notre placeÂ
L’expiation a ouvert la porte à la rédemption : le pécheur est acheté au juste prix, libéré, retiré du marché et transféré.
Ensuite vient la justification : l’acte par lequel Dieu déclare juste celui qui met sa confiance dans l’œuvre de la croix.
Puis celui qui est justifié reçoit l’adoption : il est fait enfant de Dieu et reçoit l’héritage.
Toutes ces choses ne dépendent pas de lui. Il n’obtient pas ce qu’il mérite, il reçoit ce que donne l’amour extravagant de Dieu.
« Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! » – verset 8.
Le terme grec « makarios », traduit « bonheur » au verset 6, signifie être fortuné spirituellement, être dans un état de faveur divine.
C’est :
- le bonheur d’être pardonnéÂ
- le bonheur d’être justifiéÂ
- le bonheur d’être déclaré juste par DieuÂ
Ainsi, le vrai bonheur — qui correspond aussi au shalom de Dieu — n’est ni matériel ni psychologique, mais juridique et spirituel : être justifié devant Dieu.
Nous avons besoin de la révélation de la situation de l’homme sans Dieu, mais aussi de la révélation de l’amour de Dieu qui a agi pour faire de l’homme son enfant, afin de comprendre ce bonheur qui doit nous habiter.
Celui qui t’a conduit des ténèbres à sa lumière achèvera son œuvre dans ta vie. Il est fidèle.
Pour aller plus loin

La justification par la foi : Genèse 15:6 ; Romains 3:24 ; Romains 4:3 ; Romains 5:1 ; Galates 2:16 ; Philippiens 3:9 ;
Le pardon et la non-imputation du péché : Psaume 32:1-2 ; Psaume 103:10-12 ; Ésaïe 43:25 ; Michée 7:18-19 ; Colossiens 2:13-14 ;
L’œuvre de la croix : Ésaïe 53:4-6 ; Matthieu 20:28 ; Romains 3:25 ; 1 Pierre 2:24 ; 1 Jean 2:2 ;
L’adoption et l’héritage : Jean 1:12 ; Romains 8:15-17 ; Galates 4:4-7 ; Éphésiens 1:5 ; 1 Pierre 1:3-4 ;
Requête
Père, au nom de Jésus, donne-moi de comprendre l’étendue de ce que tu as déployé pour faire de moi ton enfant. Merci pour le glorieux héritage que tu m’as donné. Je renonce à toute forme de performance afin de tout recevoir par grâce, au moyen de la foi.Â
N.B.
N’oublions jamais que notre véritable justice est celle de notre Seigneur Jésus-Christ.
2 Corinthiens 5:21 ; LSG
« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. »
—————-
Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
No responses yet