Mardi 17 mars 2026 

Thème : La grâce surabonde là où le péché a abondé 
Romains 5 :12-21 ; LSG 

Pensée 

La loi de la justice et de la vie agit de manière aussi naturelle qu’a agi sur nous la loi du péché héritée d’Adam. Si nous comprenons réellement qui nous sommes en Christ, cette loi agira puissamment en nous. 

Étude 

« Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam… » — verset 14. 

Par un seul acte de péché, qui était en réalité une transgression puisque Yahweh avait clairement fait connaître sa volonté à Adam, tous ceux qui naissent d’Adam subissent la domination de la mort et du péché. Ils sont privés de la communion avec Dieu et de sa gloire. Quelques-uns, comme Hénoch qui fut enlevé au ciel, font figure d’exception. La majorité des hommes a vécu loin de Dieu. 

Une chose importante qui témoigne de la miséricorde de Dieu est le fait que les actes de péché commis par les descendants d’Adam n’étaient pas comptés comme des transgressions au sens de la loi de Moïse, laquelle est venue beaucoup plus tard. Rappelons qu’Adam est créé environ 4000 ans avant J.-C., tandis que Moïse reçoit la loi vers 1450 avant J.-C. Ainsi, depuis Adam jusqu’à Moïse, Dieu a choisi de ne pas imputer le péché comme transgression de la loi. 

Celui donc qui pèche sans la loi manque le but. Sans loi, il n’y a pas violation de loi. C’est un peu la situation d’une personne qui roulerait à 80 km/h sur une route où il n’y a aucun panneau de limitation de vitesse. À partir du moment où un panneau limitant la vitesse à 50 km/h est installé sur cette voie, la même personne transgresserait la loi si, le lendemain, elle repassait sur cette route en roulant à 80 km/h. 

« … car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses » — verset 16. 

Il existe une similitude entre Adam et Jésus : tous deux sont les têtes de deux races. Dans les deux cas, les descendants de chaque lignée héritent d’une identité, d’une position et d’un royaume. 

Ceux qui descendent d’Adam ont hérité la domination de la mort et du péché, une nature corrompue, et une vie éloignée de la présence et de la gloire de Dieu. 

Avec Adam, une seule offense a conduit à la condamnation. Lorsque Jésus paraît environ quatre mille ans plus tard, les offenses, les péchés et les transgressions des hommes sont innombrables. Pourtant, dans son amour, Dieu accorde le pardon des péchés, une nouvelle identité, la communion avec lui, son règne et sa gloire. C’est avec abondance qu’il offre la grâce et la justice (verset 17). 

Lorsque Dieu a donné la loi, ce n’était pas pour justifier l’homme, mais pour faire ressortir le péché (verset 20). Elle n’a jamais été donnée comme moyen de justification. En révélant le péché, la loi avait pour but de nous montrer nos limites et notre grand besoin d’un Rédempteur. 

« … comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle… » — verset 21. 

En nous séparant de Dieu, la mort spirituelle nous a poussés à agir naturellement d’une manière contraire à la nature divine. Mais la grâce que nous recevons en Jésus est la vie même de Dieu. En effet, il est dit de ceux qui croient en Jésus : « … lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1 :13). 

Cette vie de Dieu que nous recevons dans notre esprit règne par la justice. Plus la justice de Dieu s’établit dans notre vie, plus sa vie agit puissamment en nous. 

Ainsi, si la grâce abondante de Dieu rencontre du rejet, de la réticence ou de la résistance face à l’établissement de sa justice, Dieu se trouve limité dans ce qu’il peut accomplir en nous. Voilà pourquoi il est écrit qu’il peut faire au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui agit en nous (Éphésiens 3 :20). Cette puissance correspond au degré d’établissement de sa justice dans nos vies. 

En réalité, c’est l’homme qui décide combien de place il veut donner à Dieu dans sa vie. Jésus se tient encore à la porte et frappe. Celui qui entend son appel à une plus grande intimité et qui ouvre la porte ira là où ceux qui n’ouvrent pas ne peuvent aller (Apocalypse 3 :20). 

Lorsque nous ouvrons, c’est lui qui agit. Ce sera toujours à propos de lui et jamais à propos de nous. Ayons soin de ne jamais l’oublier. 

Pour aller plus loin 

Le péché et la domination de la mort depuis Adam : Genèse 2:17 ; Genèse 3:17-19 ; Romains 5:12 ; Romains 6:23 ; 1 Corinthiens 15:21-22; 

Le péché révélé par la loi : Romains 3:20 ; Romains 4:15 ; Romains 7:7-9 ; Galates 3:19 ; Galates 3:24; 

Adam et Christ : deux têtes de l’humanité : Romains 5:15-19 ; 1 Corinthiens 15:45-49 ; Philippiens 3:20-21 ; Colossiens 1:18; 

La grâce abondante et le don de la justice : Romains 5:17 ; Éphésiens 1:7-8 ; Tite 3:5-7 ; Hébreux 4:16 ; Jean 1:16; 

La nouvelle naissance et la vie de Dieu : Jean 1:12-13 ; Jean 3:3-6 ; 2 Pierre 1:3-4 ; 1 Jean 5:11-12 

La justice de Dieu agissant dans le croyant : Romains 8:1-4 ; 2 Corinthiens 5:21 ; Philippiens 3:9 ; Hébreux 12:23; 

La grâce qui agit selon la puissance en nous : Ã‰phésiens 3:16-20 ; Colossiens 1:27-29 ; 2 Thessaloniciens 1:11; 

Répondre à l’appel de Dieu et ouvrir son cÅ“ur : Proverbes 23:26 ; Jean 14:21 ; Jacques 4:8 ; Apocalypse 3:20; 

Requête 

Père, au nom de Jésus, je te donne tout mon cœur. Apprends-moi à me soumettre à ton Esprit qui désire établir ta justice dans tous les domaines de ma vie. 

N.B. 

N’oublions jamais que notre véritable justice est celle de notre Seigneur Jésus-Christ. 

2 Corinthiens 5:21 ; LSG 
« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » 

—————- 

Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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