Mercredi 4 mars 2026
Thème : La connaissance sans l’obéissance est condamnable
Romains 2 :17-24 ; LSG
Pensée
Plusieurs aiment se glorifier de leur connaissance des Écritures. Jésus dit :
« Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? »
L’obéissance est fondamentale.
Étude
Depuis le début du chapitre 2, l’apôtre Paul a tourné son regard vers ceux qui se donnaient le nom de Juifs et qui jugeaient les païens (Romains 2 :1), dont les égarements étaient dénoncés dans le premier chapitre.
Il est intéressant de noter que le mot grec Ioudaios, traduit par « Juif », vient du mot hébreu Yehudah, qui signifie « Louange » ou « Celui qui loue Yahweh » (voir Genèse 29 :35). Les Juifs étaient les descendants de Juda, fils de Jacob par Léa. Après la mort du roi Salomon et la division d’Israël en deux royaumes, les tribus de Juda et de Benjamin constituèrent le royaume de Juda. Ce sont elles qui furent déportées à Babylone. Au retour de la déportation, le nom de « Juif » devint progressivement l’appellation courante pour désigner l’ensemble des Israélites.
Il a plu à Yahweh de faire don à Israël d’une grâce particulière. À eux, en effet, appartiennent l’adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses, les patriarches, et de leur sein est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses (Romains 9 :4-5).
Cet héritage a poussé un nombre important de Juifs, marchant selon les lois et les traditions reçues de leurs ancêtres, à se considérer supérieurs aux autres. Cette attitude se retrouvait même dans l’Église, si l’on s’en tient aux reproches que le Saint-Esprit leur adressait par la bouche de Paul.
Ceux qui se donnaient le « glorieux nom de Juif » mettaient leur confiance dans la loi, se glorifiaient de Dieu dont ils disaient connaître la volonté ; ils se flattaient d’être les conducteurs des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, les docteurs des insensés, les maîtres des ignorants (Romains 2 :17-20). N’est-ce pas là l’esprit de la religion, de la suffisance, de la présomption et de l’orgueil ?
« Toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même » — verset 21. Celui qui prêchait de ne pas dérober dérobait. Celui qui prêchait de ne pas commettre l’adultère commettait l’adultère. Celui qui déclarait avoir en abomination les idoles commettait des sacrilèges. Là où l’on se vantait d’être observateur de la loi, on la transgressait par toutes sortes d’agissements. Ainsi, le nom de Dieu était blasphémé parmi les païens.
Jésus a dit : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6 :46). Dans un échange avec les pharisiens et les scribes, qui aimaient se présenter comme observateurs scrupuleux de la loi et disciples de Moïse, Jésus les traita d’hypocrites et leur appliqua la prophétie d’Ésaïe :
« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi » (Matthieu 15 :8).
Que vaut réellement toute notre connaissance si elle ne se traduit pas en obéissance ? Si nous ne pouvons pas diriger notre propre vie selon la Parole de Dieu, comment pourrions-nous diriger les autres ? Ils regarderont davantage ce que nous faisons que ce que nous disons. Mettons en pratique la Parole, même lorsqu’elle nous coûte quelque chose. Ce qui est enlevé laisse la place aux trésors du ciel.
Pour aller plus loin

L’obéissance vaut mieux que les paroles : Deutéronome 28 :1-2 ; 1 Samuel 15 :22 ; Jacques 1 :22-25 ; Jean 14 :15 ; Hébreux 5 :8-9 ;
Le danger de l’hypocrisie religieuse : Ésaïe 29 :13 ; Matthieu 23 :27-28 ; Luc 12 :1 ; Tite 1 :16 ; 2 Timothée 3 :5 ;
Enseigner exige l’exemple : Esdras 7 :10 ; Matthieu 5 :19 ; 1 Timothée 4 :12 ; Tite 2 :7-8 ; 1 Pierre 5 :3 ;
Le témoignage devant les nations : Ézéchiel 36 :20-23 ; Matthieu 5 :16 ; Philippiens 2 :14-15 ; 1 Pierre 2 :12 ; 2 Corinthiens 3 :2-3 ;
Requête
Père, au nom de Jésus, délivre-moi de toute forme d’hypocrisie. Je veux mettre en pratique la révélation que tu me fais connaître afin que ma vie soit un message pour ceux que je côtoie. Tu es mon Seigneur et mon Dieu.Â
N.B.
N’oublions jamais que notre véritable justice est celle de notre Seigneur Jésus-Christ.
2 Corinthiens 5 :21 ; LSG
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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