Méditation du samedi 31 janvier 2026
Thème général : Koïnonia avec le Père, koïnonia avec le Fils, koïnonia avec le Saint-Esprit (2026 | 21 JJP)
Thème 21 : Être en communion avec le Père, au nom du Fils, par le Saint-Esprit
Pensée 21
Notre héritage en Dieu est merveilleux.
Rien dans ce monde n’égale ce qu’Il a mis en réserve pour Ses enfants que nous sommes. Le chemin qui conduit vers Lui, ainsi que tout ce qu’Il nous a donné, est le chemin de la justice.
La communion avec le Père et le Fils par le Saint-Esprit établit la justice de Dieu dans nos vies. Elle fait de nous à la fois les possesseurs et les dispensateurs des trésors du ciel.
Ne revenons pas en arrière !
Entrons par la porte ouverte qu’Il a placée devant nous, afin d’établir toujours plus parfaitement Sa justice dans nos vies.
(1 Jean 1:1-9 ; LSG)
Étude
Vers la fin du 1ᵉʳ siècle, l’apôtre Jean écrit à des communautés chrétiennes d’Asie Mineure confrontées à de fausses doctrines, notamment le gnosticisme. De faux enseignants prétendaient entretenir une communion avec Dieu tout en rejetant la justice, niant la réalité du péché et l’incarnation véritable de Jésus-Christ.
Jean affirme avec force une vérité fondamentale :
La communion avec Dieu est impossible en dehors de la justice de Dieu.
La justice de Dieu est la conformité aux exigences de Sa Parole. Elle est l’alignement total avec ce qu’elle proclame.
La Parole de Dieu est la vérité. Elle est établie pour toujours dans les cieux (Psaume 119:89). Elle est la source de toutes les lois spirituelles qui gouvernent l’univers. Elle trace une ligne droite : ce qui s’y conforme est juste ; ce qui s’en éloigne est tordu — c’est l’iniquité.
Les vêtements de peau que Yahweh donna à Adam et Ève après avoir immolé un animal, le principe des autels, des sacrifices et des alliances sont autant d’expressions des exigences de Sa justice. Tout cela visait à établir un cadre juridiquement légal de communion avec Dieu, en attendant la venue de Celui qui devait venir.
La révélation de Celui qui devait venir
Jean reprend, dans sa première épître, presque les mêmes termes que dans l’Évangile qui porte son nom :
« Ce qui était dès le commencement… concernant la Parole de vie » (1 Jean 1)
fait écho à
« Au commencement était la Parole… » (Jean 1:1).
Son témoignage est digne de confiance :
il a vu de ses yeux, entendu de ses oreilles et touché de ses mains Celui qui est venu du ciel de la part de Dieu.
Jésus est la Parole de vie, qui était avec Dieu au commencement et qui est Lui-même Dieu (Jean 1:1-2). Par Lui, la vie de Dieu a été manifestée. Le mystère de la foi est grand, et la miséricorde de Dieu est extraordinaire : Dieu a visité la terre comme un homme (1 Timothée 3:16).
Il fallait qu’Il devienne notre proche parent pour acquérir le droit légal de nous racheter (Lévitique 25:25).
L’homme, prisonnier du péché et de la mort, spirituellement séparé de Dieu, ne peut pas communier avec Lui. Toute prétention à une communion avec Dieu en dehors de la justice accordée exclusivement par Jésus est donc une illusion et une impossibilité.
La vie éternelle manifestée
La vie éternelle qui était auprès de Dieu a été manifestée afin que le règne de Dieu revienne sur la terre qu’Adam avait perdue.
Ceux qui reçoivent cette vie en Jésus sont constitués en une maison : la famille de Dieu, Son Église — l’organisation la plus puissante de la terre, le royaume qui ne passera jamais sous la domination d’un autre.
Le Père désire entretenir avec chacun de Ses enfants une relation vivante et mutuellement gratifiante. Et pourtant, nous sommes les premiers bénéficiaires de cette œuvre extraordinaire qu’Il a accomplie.
Les fondements de la véritable communion avec Dieu
La vraie communion avec Dieu repose sur plusieurs réalités essentielles :
1. La réalité de l’incarnation de Jésus
La venue de Jésus en chair, Sa mort comme substitut à la croix, sont la preuve irréfutable de l’amour extravagant de Dieu pour nous. Il a agi ainsi alors que nous étions perdus, indignes et rebelles.
Les Écritures révèlent que nous avons été élus selon la prescience de Dieu, par la sanctification de l’Esprit, pour devenir obéissants et participer à l’aspersion du sang de Jésus-Christ — la Nouvelle Alliance.
L’incarnation et la croix marquent la naissance d’une nouvelle race : des fils de Dieu.
La communion est rendue possible parce que nous sommes devenus tels qu’Il est.
Nous sommes tels qu’Il est. Que rien ne nous fasse jamais oublier cette vérité éternelle et puissante.
2. La marche dans la lumière
Le Saint-Esprit est venu nous enseigner notre nouvelle nationalité. Nous sommes du ciel, non de la terre. Nous vivons désormais selon les principes du ciel et non selon les lois de ce monde.
Marcher dans la lumière établit le règne de Dieu en nous. La grâce que nous avons reçue agit par la justice (Romains 5:21).
Celui qui cherche continuellement le Royaume et la justice de Dieu se place dans un espace où Dieu n’est plus limité dans sa vie.
Marcher dans la lumière, c’est ne plus vivre selon nos désirs, mais selon les Siens ; non plus selon notre volonté, mais selon la Sienne. Cette volonté est clairement révélée dans les Écritures. Marcher dans la lumière, c’est marcher à la suite de Jésus, la lumière du monde (Jean 8:12).
3. La reconnaissance du péché
L’homme doit d’abord reconnaître sa pauvreté spirituelle pour venir à Dieu dans une repentance sincère.
Puis, dans le processus de sanctification, il doit demeurer attentif à l’appel du Saint-Esprit à aller toujours plus loin.
4. L’œuvre purificatrice du sang de Christ
Lorsque nous chutons, nous appliquons le sang de Jésus afin de restaurer la communion avec Dieu (1 Jean 1:7-9).
Il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ, mais une conviction salutaire qui restaure la relation — si essentielle à notre victoire dans cette vie.
La quatrième personne à la table du Seigneur
Le Père, le Fils et le Saint-Esprit vivent dans une parfaite communion… à laquelle ils nous invitent.
Abraham était assis à l’entrée de sa tente lorsque l’Éternel lui apparut près des chênes de Mamré. Trois hommes se tenaient devant lui (Genèse 18:1-2). Nous pouvons y discerner l’image du Père, du Fils et du Saint-Esprit désireux de communier avec l’homme.
La communion nous fait passer du statut d’adorateur à distance à celui d’ami. Et c’est à Ses amis que Dieu ouvre Son cœur.
« Voici, je me tiens à la porte et je frappe… » (Apocalypse 3:20)
Contrairement à ce que l’on pense souvent, Jésus s’adressait ici à une Église — celle de Laodicée — et non à des non-convertis. Malgré sa tiédeur, Dieu désirait la restaurer et l’inviter à une koinonia vivante et profonde.
Tu es la quatrième personne à la table du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Aller plus loin dans la communion
Il existe une flamme de feu qui porte ton nom. Celui qui t’a connu avant la fondation du monde n’a rien laissé au hasard. Ton héritage est entier en Lui.
Cette flamme se déploie lorsque ta soif augmente. C’est à Lui qu’il faut venir pour boire (Jean 7:37-39).
Un secret : lorsque notre soif est authentique, le fait de se relâcher facilite l’entrée dans le fleuve. C’est par la foi que nous entrons, et par la foi que nous demeurons.
La communion avec le Père et le Fils, par le Saint-Esprit, est le fondement de la vie chrétienne normale.
Nous sommes transformés de gloire en gloire à mesure que nous demeurons dans Sa présence. Une vie de communion saine produit nécessairement une croissance visible.
Allons toujours plus loin, jusqu’à voir la stature parfaite de Christ établie dans nos vies.
Pour aller plus loin

Lire :
- Psaume 25:14 ; Amos 3:7 ; Genèse 18:1-33 ; 2 Corinthiens 3:12-18
- Psaume 5:4-6 ; Jean 15:15 ; Jacques 2:23 ; Actes 13:1-3
- Jean 16:12-15 ; 1 Jean 2:4 ; Marc 3:13-14 ; Actes 15:28
Requête
Père, au nom de Jésus, conduis-moi sur la voie étroite de la communion avec Toi.
Je veux voir Ta gloire tous les jours de ma vie.
Je tourne le dos au monde, aux traditions et à mes propres désirs.
Conduis-moi là où Tu veux.
N. B. N’oublie pas que notre soutien est la Justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5:21)
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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