Vendredi 20 février 2026
Thème : Appel à la miséricorde divine
Psaume 51 :1-2 ; LSG
Pensée
Il n’est pas bon de raidir le cou lorsqu’on est repris. Dieu brise l’orgueilleux qui refuse de se repentir. Lorsque nous tombons, confessons notre péché et recherchons la paix.
Étude
Il s’était écoulé près d’une année depuis le jour où le roi David avait envoyé le général Joab et ses troupes combattre les fils d’Ammon, tandis que lui-même était demeuré à Jérusalem dans l’oisiveté.
Ayant aperçu Bath-Schéba, la femme d’Urie, qui se baignait, le roi la fit venir et coucha avec elle. Lorsqu’elle tomba enceinte, David fit revenir Urie du front afin de dissimuler son péché. Mais Urie, par respect pour Yahweh et par solidarité envers ses compagnons engagés au combat, refusa de jouir du confort de sa maison. Sans le savoir, il signait ainsi son arrêt de mort.
David le renvoya alors au front, porteur d’un message destiné à Joab, qui organisa sa mise à mort par la main des ennemis. Une page semblait tournée lorsque, après le temps du deuil, David prit Bath-Schéba pour femme et l’accueillit dans son palais.
C’est alors que le prophète Nathan fut envoyé par Yahweh vers le roi (2 Samuel 12 :1 ; LSG).
Avec une grande sagesse, Nathan exposa la faute du roi au moyen d’une parabole : celle d’un homme riche possédant de nombreux troupeaux, qui choisit pourtant de prendre l’unique petite brebis d’un homme pauvre pour recevoir un voyageur. Cette injustice souleva la colère de David :
« L’Éternel est vivant ! L’homme qui a fait cela mérite la mort. Il rendra quatre brebis… »
(2 Samuel 12 :5-6 ; LSG)
Lorsque Nathan lui déclara : « Tu es cet homme », les yeux de David s’ouvrirent. Il répondit simplement :
« J’ai péché contre l’Éternel. »
Et Nathan lui annonça :
« L’Éternel pardonne ton péché, tu ne mourras point. »
(2 Samuel 12 :13 ; LSG)
Le pardon fut accordé, mais les conséquences demeurèrent : l’enfant mourut, et la violence entra dans la maison de David. Par son acte, il avait ouvert une porte à l’iniquité dans sa lignée.
Le Psaume 51 est le cri d’un cœur brisé. C’est un chant de repentance, une confession sincère, une quête de restauration. David ne discute pas avec Dieu. Il ne justifie pas son acte. Il ne compare pas sa faute à celle des autres. Il reconnaît son péché.
Qu’est-il possible d’obtenir lorsque l’homme refuse de chercher Dieu sincèrement ? Rien. Car la porte du cœur demeure fermée.
Dieu est bon. Sa miséricorde est grande. Mais elle est reçue par un cœur humble. Certains préfèrent discuter avec l’Esprit de Dieu lorsqu’Il met le doigt sur l’iniquité. Ils minimisent leur égarement. Ils invoquent l’évolution du monde, l’opinion de la majorité, les nouvelles mentalités.
Comme si Dieu devait adapter sa justice à la popularité des idées.
David, lui, avait compris : la repentance est la seule porte de sortie — et la seule porte vers la restauration. Celui qui raidit le cou lorsqu’il est repris sera brisé subitement et sans remède (Proverbes 29 :1 ; LSG).
La miséricorde divine n’est pas une approbation du péché. Elle est l’occasion d’un retour.
Pour aller plus loin

Sur la repentance sincère : Psaume 32:5 ; Proverbes 28:13 ; Ésaïe 55:6-7 ; Actes 3:19 ; 1 Jean 1:9 ;
Sur l’humilité et la correction : Proverbes 3:11-12 ; Hébreux 12:5-6 ; Jacques 4:6-10 ; Psaume 34:19 ;
Sur les conséquences du péché : Galates 6:7-8 ; Nombres 32:23 ; Romains 6:23 ; 2 Samuel 12:10-12 ;
Sur la miséricorde et la restauration : Lamentations 3:22-23 ; Michée 7:18-19 ; Psaume 103:8-12 ; Joël 2:12-13 ; Jean 8:10-11 ;
Sur le cœur brisé que Dieu agrée : Psaume 51:17 ; Ésaïe 66:2 ; Psaume 147:3 ; Luc 18:13-14 ;
Requête
Père, au nom de Jésus, délivre-moi de la folie qui pousse l’homme à fermer les yeux lorsque tu montres le chemin, et à fermer les oreilles lorsque tu appelles. Donne-moi un cÅ“ur qui écoute, un esprit humble et prompt à se repentir. Je veux faire ta volonté.Â
N.B.
N’oublions jamais que notre véritable soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21 ; LSG).
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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