Méditation du mercredi 6 mai 2026 

Thème : La communion fraternelle et la reconnaissance dans le service 

Pensée 

Dieu connaît ceux qui l’honorent par leur fidèle service. Leur nom est connu dans le ciel. 

Une culture de reconnaissance et d’honneur, voilà ce qui gardera nos troupes engagées. 

  

Romains 16 :3-16 ; LSG 

  

Étude 

« Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus-Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens. » (versets 3 à 4). Paul n’a pas œuvré seul dans le ministère. Priscille et Aquilas sont les premiers cités dans la liste de ses compagnons d’œuvre en Jésus-Christ. Pour chacun d’entre eux, un trait particulier est souligné. Priscille et Aquilas ont risqué leur vie pour sauver celle de Paul. On les voit apparaître dans le livre des Actes, au chapitre 18, versets 2 et 3, alors que Paul se trouve à Corinthe et qu’Aquilas et Priscille arrivent de Rome, fuyant la persécution de l’empereur Claude. Il y a une forte opposition des Juifs. Ceux-ci traduisent Paul devant le tribunal dans les versets 12 à 17. Il est possible que ce qui est évoqué par Paul fasse écho à cette instance judiciaire de grande tension au cours de laquelle ses compagnons d’œuvre, Aquilas et Priscille, auraient risqué leur vie pour sauver la sienne. 

Dans le livre des Actes, au chapitre 19, Aquilas et Priscille accompagnent Paul à Éphèse. Ils y vivront également une grande opposition de la part des orfèvres, qui ameuteront toute la ville. Paul semble faire écho à ces événements dans 2 Corinthiens, chapitre 1, verset 8 : « Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie. » 

Plusieurs commentateurs pensent que c’est au cours de ces événements à Éphèse qu’Aquilas et Priscille, ainsi qu’Aquilas et Paul, auraient risqué leur vie pour sauver celle de Paul. 

« Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui a été pour Christ les prémices de l’Asie » (verset 5). L’Église romaine était probablement réunie dans la maison d’Aquilas et de Priscille. L’apôtre Paul, qui envoie sa lettre par Phœbé, ne manque pas de saluer également les frères et les sœurs qui célèbrent le Seigneur. 

Au début de l’Église de notre Seigneur Jésus-Christ, les réunions pour l’enseignement et la communion fraternelle se déroulaient principalement dans les maisons. Plusieurs églises, dans différentes villes, étaient des églises de maison. Il faudra attendre le IIIe siècle, lorsque Constantin fait du christianisme une religion reconnue dans l’Empire, pour voir des lieux de culte institutionnalisés émerger, avec les mélanges qui ont pu s’introduire. 

L’Église n’est pas un bâtiment. Ce qui fait l’Église, ce sont des hommes et des femmes habités par le Saint-Esprit, qui, conduits par lui, travaillent ensemble pour l’édification de tous. Revenons à la simplicité de l’Évangile et mettons les choses à leur juste place. Sans parler contre les bâtiments d’église, sachons garder devant nos yeux que l’Église, c’est nous, le corps de Christ. L’Église locale, c’est le corps de Christ rassemblé en un lieu quelconque. Ce sont les enfants de Dieu qui, par leur présence dans une maison, un étage ou tout autre lieu consacré à Dieu, font de cet endroit un lieu de culte. 

« Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous » (verset 6). J’entends la voix du Saint-Esprit qui dit : « Je me souviens non seulement de la vie de Marie et de toute la peine qu’elle s’est donnée pour l’Église locale de Rome, mais aussi de la vie d’Andronicus et de Junias, parents de notre bien-aimé Paul, de ses compagnons de captivité, d’Ampliatus, d’Apelles, de ceux de la maison d’Aristobule, d’Hérodiôn, de ceux de la maison de Narcisse, de Tryphène, de Tryphose, de Perside, d’Hermès, de Philologue, de Julie, et de tous ceux dont les noms sont cités dans cette lettre, mais aussi de ta vie et de ton service. » 

Il se souvient de chaque chose que tu as faite pour que son Église avance et que son nom soit sanctifié. Il voit ton travail afin que le sacrifice qu’il a accompli à la croix en faveur des hommes ne reste pas sans fruit dans ta vie, dans la maison de ton père, dans ton travail, partout où tu as proclamé la Parole et accompli sa justice par le Saint-Esprit. 

Le Seigneur a tout consigné dans le livre de souvenir les œuvres que nous avons accomplies pour lui, afin que nous ne perdions pas notre récompense. L’Éternel te voit. Il sait exactement où tu en es. Lorsque tu fais le choix de tourner le dos à tes propres ambitions, au monde et à tes rêves égoïstes pour embrasser les siens, il t’établit à ta place, par la puissance de son Esprit. 

  

Pour aller plus loin 

Le service fidèle et la récompense divine : Matthieu 25:21, Matthieu 25:23, Hébreux 6:10, 1 Corinthiens 15:58, Colossiens 3:23-24 ; 

La communion fraternelle et l’unité : Actes 2:42, Actes 2:44-47, Jean 13:34-35, Éphésiens 4:1-3, Psaume 133:1 ; 

L’honneur et la reconnaissance dans l’Église : Romains 12:10, 1 Thessaloniciens 5:12-13, Philippiens 2:29, 1 Timothée 5:17, Hébreux 13:7 ; 

L’Église comme corps et non comme bâtiment : 1 Corinthiens 3:16, 1 Corinthiens 12:27, Éphésiens 2:19-22, 1 Pierre 2:5, Matthieu 18:20 ; 

Le souvenir de Dieu et le livre de mémoire : Malachie 3:16, Apocalypse 20:12, Psaume 56:9, Hébreux 11:4, Luc 10:20 ; 

  

Requête 

Père, au nom de Jésus, tu es fidèle. Tu te souviens de mon service pour la gloire de ton nom. Tu te souviens de mon obéissance et de mon désir de tout te donner. Viens-moi en aide par ton Esprit. Ouvre mes yeux sur ceux et celles que tu destines à marcher avec moi. 

  

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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