Mercredi 4 février 2026Â
Thème : La fidélité et la foi de RuthÂ
Pensée
Ruth représente celui qui a rencontré Dieu face à face. Une telle personne n’acceptera, sous aucun prétexte, de retourner en arrière. As-tu goûté et reconnu combien Jésus est bon ?
Ruth 1:14-18 ; LSG
Étude
En tant qu’Israélites, à qui appartiennent l’adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses et les patriarches, Élimélec et sa famille vivaient d’une manière qui rendait Yahweh visible et tangible aux yeux des jeunes femmes moabites, Orpa et Ruth. À leur contact, elles avaient appris à connaître Yahweh et à l’adorer. Leur identité de femmes païennes s’était progressivement transformée. Elles avaient choisi de tourner le dos à Kémosh, le dieu national de Moab, pour s’attacher à Yahweh, la gloire d’Israël.
L’évolution des échanges entre Naomi, qui avait décidé de retourner à Bethléem, et ses belles-filles révèle toutefois que ces deux jeunes femmes ne s’étaient pas attachées à Yahweh de la même manière. Pour Orpa, Yahweh était demeuré le dieu de son mari, ajouté à sa vie par attachement familial et par convenance. Pour Ruth, en revanche, Yahweh était devenu son Dieu personnel, son Espérance, Son Rédempteur. Elle n’envisageait pas sa vie sans Lui.
Les pleurs d’Orpa étaient sincères. Avec le départ de sa belle-mère, une page de sa vie se tournait : une histoire autrefois belle, désormais marquée par la tristesse et le chagrin. L’homme qu’elle avait épousé était mort sans lui laisser de fils à chérir. Cependant, Orpa ne s’était pas personnellement attachée à Yahweh. C’est donc avec une relative facilité qu’elle consentit à retourner vers son peuple et vers ses dieux.
Pour Ruth, qui avait une compréhension plus profonde de la miséricorde de Yahweh et de ses alliances, se séparer de la nation au sein de laquelle elle était comme « née de nouveau » était inconcevable. Yahweh était devenu son Dieu, Israël son peuple, et Naomi sa mère. Elle avait résolu de prendre soin d’elle jusqu’à la fin de ses jours.
« Naomi, la voyant décidée à aller avec elle, cessa ses instances » (verset 18).
Le terme hébreu amets, traduit ici par « décidée », signifie courageux, ferme d’esprit, résolu, persévérant. Ruth avait le cœur solidement attaché à Yahweh et à l’héritage qu’elle avait reçu en devenant Israélite et participante de toutes les promesses.
L’homme n’obtient pas dans la vie ce qu’il désire vaguement, mais ce qu’il a véritablement résolu dans son cœur. Qui est réellement Dieu pour nous ? Qui est Jésus pour nous ? Qui est le Saint-Esprit pour nous ? Les connaissons-nous à la manière d’Orpa ou à la manière de Ruth ?
Lorsque le passé demeure vivant en nous, comme il l’était dans le cœur d’Orpa, nous trouverons toujours un chemin pour y retourner, ou nous n’irons jamais aussi loin que Dieu le souhaite pour nous. Ce principe est sérieux et redoutable : la majorité de ceux qui sont sortis d’Égypte avec Moïse n’est jamais entrée en Canaan, non pas parce que Dieu les en a empêchés, mais parce qu’il n’a jamais pu faire sortir l’Égypte de leur cœur.
Le plus grand drame pour l’homme est de côtoyer la gloire de Dieu sans se laisser profondément transformer par elle. Apprenons des erreurs des autres et entrons pleinement dans tout ce que Dieu a placé devant nous. Suivons les traces de Ruth.
Pour aller plus loin

S’attacher pleinement à Dieu : Psaume 73:25-26 ; Deutéronome 10:20 ;
Quitter le passé pour entrer dans l’héritage : Genèse 12:1 ; Ésaïe 43:18-19 ; Luc 9:62 ;
La résolution du cœur et la persévérance : Psaume 57:8 ; Daniel 1:8 ; Hébreux 10:39 ;
Le danger de ne pas laisser Dieu transformer le cœur : Nombres 14:22-23 ; Hébreux 3:12-14 ;
Requête
Père, au nom de Jésus, sépare-moi de mon passé et de tout ce qui, en moi, combat tes desseins. Tu es mon plus grand bien. En dehors de toi, il n’y a rien. Conduis-moi là où se trouvent mon héritage et ma véritable vie.Â
N. B. N’oublions jamais que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Corinthiens 5:21).
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Auteur : Yves Djiki
Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki
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