Méditation du mercredi 26 novembre 2025 

Semaine de jeûne et de prières 

  

Thème : L’architecture intérieure de l’être humain. 

Comprendre l’esprit, l’âme et le corps pour discerner d’où viennent nos réactions 

  

Thème 3 : Quand l’âme prend le contrôle : la source de la confusion 

Pensée 3 : Ce n’est pas à l’homme qui marche de conduire ses pas. Tous les êtres qu’il a créés à son image sont appelés à vivre dans la dépendance à Dieu. Lorsqu’il suit Lucifer dans sa rébellion, l’homme (Adam) fait l’expérience douloureuse de la confusion qui naît de l’absence de la lumière et de la vérité, qui ne peuvent se trouver qu’en Dieu seul. Comment pourrions-nous connaître la paix si l’âme ne consent pas à se soumettre à l’Esprit ? 

  

Romains 8:6; LSG 

  

Étude 

  

Sarx : dans le contexte de Romains 8:6, il est question de ce qui vient de l’homme naturel ou adamique. Comme il est incapable de recevoir ce qui vient de l’Esprit de Dieu, l’homme naturel ne peut pas lui plaire. Ce qui apparaît acceptable, bon ou juste à l’homme naturel — tout ce qu’il peut produire comme Å“uvre loin de Dieu — apparaît devant l’Éternel comme un vêtement souillé (Ésaïe 64:6). 

  

L’ordre dans lequel le Saint-Esprit énumère les parties de notre être dans 1 Thessaloniciens 5:23 n’est pas fortuit. Ce qu’il nous révèle, c’est la hiérarchie que le Père a instituée au commencement pour que nous marchions dans la vie et la paix. 

  

C’est de l’Esprit de Dieu qui habitait son esprit qu’Adam recevait ses instructions pour agir en tant que gouverneur de la terre, et représentant du Dieu vivant. 

  

Rappelons que, dans le dessein originel de Dieu, l’esprit d’Adam utilisait l’âme, siège de sa personnalité, pour contrôler le corps et agir dans le monde. L’âme et le corps étaient parfaitement soumis à l’esprit, qui accomplissait lui-même la volonté de Dieu. 

  

En ce qui concerne la race d’Adam, c’est dans le livre de la Genèse, au chapitre 3, que se trouve le récit dramatique de la perte de contrôle de notre être par notre esprit au profit de notre âme. Lucifer, qui avait vécu le même drame bien avant la création de l’homme, avait transmis à Adam sa nature rebelle. 

  

Lorsque l’âme prend le contrôle, c’est le « moi » qui règne là où l’Esprit de Dieu régnait autrefois. Il est important de comprendre que tous ceux qui sont nés d’Adam se trouvent dans cette situation terrible que les Écritures appellent la mort spirituelle. 

  

Le miracle de la nouvelle naissance ne règle pas automatiquement le problème auquel l’homme est confronté, car la vieille nature a construit dans l’âme une structure que le Saint-Esprit s’évertue à démanteler à travers le processus de la sanctification. 

  

Lorsque l’âme prend le contrôle, c’est le « moi » qui dirige. Lorsque c’est le « moi » qui dirige, il en résulte toujours confusion, peine et misère. 

  

Étant donné que le processus de sanctification dure tout le temps de notre pèlerinage sur terre, le Saint-Esprit dit expressément à l’Église : « Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » (Galates 5:16). 

  

La chair ne peut pas être recyclée. De plus, le système que la vieille nature a mis en place en nous n’apprendra jamais à faire la volonté de Dieu. Il doit être démantelé. La chair doit être mise à la croix, là où le péché a été condamné dans la mort de Jésus. (Galates 5:17-24). 

  

Les effets de la prise de contrôle de notre être par la chair sont manifestes : impudicité, dissolution, idolâtrie, magie, inimitiés, querelles, jalousies, animosités, disputes, divisions, sectes, envie, ivrognerie, excès de table, etc. (Galates 5:19-21). 

  

Dieu a voulu que l’âme s’appuie sur l’esprit guidé par le Saint-Esprit pour connaître les choses spirituelles, de la même manière qu’il est dépendant du corps pour connaître les choses physiques. L’âme, laissée à elle-même, ne peut pas, par exemple, accéder à la vérité et à la lumière qui sont en Dieu. Ce qui précède explique la nature instable de l’âme. En effet, elle change selon l’humeur, la fatigue, les circonstances, les blessures, les hormones, les saisons de la vie, les relations et les pensées du moment. 

  

L’âme est en mouvement permanent, comme la mer. 

Construire une vie stable sur l’âme revient à bâtir une maison sur un sol mouvant. 

  

Alors que nous cheminons vers la stature parfaite du Christ, à des fréquences et à des degrés divers, nous faisons l’expérience de la prise de contrôle de notre être par notre âme. Lorsque ces chutes se produisent, avons-nous le courage de nous poser les bonnes questions ? Est-il vraiment possible de discerner l’origine de nos réactions ? 

  

Trois causes fondamentales qui font basculer notre âme en mode « maître ». 

  

1. Les blessures non résolues. 

Une âme blessée prend le contrôle pour se protéger. 

  

Elle se dit : « Je dois tout contrôler pour ne plus souffrir » ou « Je ne laisserai plus personne s’approcher de moi ». 

« Je vais éviter tout ce qui ressemble à la douleur. » 

  

Si ce réflexe de protection est, dans une certaine mesure, normal et compréhensible, il devient destructeur lorsqu’il dicte toute notre vie. 

  

Et si le mécanisme de protection était une béquille qui nous empêche de vivre normalement ? Est-il possible que l’âme blessée soit prisonnière des effets des violences qu’elle a subies ? Pourquoi choisir de demeurer dans une prison de l’âme alors que Jésus offre la guérison à ceux qui s’ouvrent à lui ? 

  

2. La peur devient alors la voix la plus forte. 

  

Quand l’âme est envahie par la peur, elle imagine le pire, anticipe la catastrophe, amplifie les problèmes, déclenche l’hypervigilance et coupe l’accès à la paix. 

  

La peur est un tyran intérieur. Elle prend le contrôle sans demander la permission. 

  

  

3. La déconnexion de l’esprit. 

  

Lorsque l’esprit (la partie de nous reliée à Dieu) n’est plus écouté, la parole de Dieu semble lointaine, l’intuition spirituelle diminue, la paix s’éloigne, la voix du Saint-Esprit se tait et l’âme prend naturellement la place laissée vacante. 

  

Autrement dit, quand l’esprit est silencieux, l’âme devient bruyante. 

  

  

Comment l’âme prend-elle le contrôle ? (Les 5 mécanismes internes) 

  

L’âme ne prend pas le pouvoir d’un seul coup. Elle s’empare du leadership par glissements progressifs. 

  

1. L’émotion devient le gouvernail. 

  

L’émotion, légitime en elle-même, devient alors directrice du comportement. La colère engendre la réactivité ou l’impulsivité (la bête sort de la cave). La peur engendre la fuite ou le contrôle. La tristesse engendre le retrait. La honte engendre l’évitement. L’anxiété, quant à elle, engendre l’hyperanticipation. 

  

Quand l’émotion prend le dessus, la confusion s’installe. 

  

Illustration : Ã  Antioche, par peur des Juifs venus de Jérusalem avec Jacques, Pierre qui mangeait et se mêlait aux chrétiens d’origine païenne s’est esquivé et s’est tenu à l’écart. Il sera sévèrement repris par Paul (Galates 2, 11-14). Ici la peur a engendré la fuite

  

  

2. Les pensées prennent une tournure absolutiste. 

  

L’âme invente des histoires : « Personne ne m’aime ». « Je vais échouer ». « Dieu m’a oublié ». « Je suis seul. » « Tout va mal. » 

Elle généralise, amplifie et dramatise. Sa perception devient alors distordue. 

  

3. La mémoire blessée s’impose comme une vérité. 

  

L’âme confond le souvenir avec la réalité actuelle. Un rejet subi à 10 ans devient un filtre à 40 ans. 

Une humiliation passée réécrit le présent. La mémoire devient un prisme plutôt qu’une archive. 

  

4. La volonté se rigidifie. 

  

L’âme cherche à éviter la douleur à tout prix. Alors, elle dit : « Je ne pardonnerai jamais. » « Je ne laisserai personne entrer. » « Je dois réussir pour être aimé. » « Je ne montrerai pas mes faiblesses. »  

La volonté devient alors un bouclier. 

  

5. Les besoins affectifs dictent les choix. 

L’âme cherche en effet la reconnaissance, la validation, la sécurité, la réassurance, l’amour et la stabilité. L’âme prend des décisions centrées sur ses manques plutôt que sur la vérité. 

C’est ainsi qu’on tombe dans l’épuisement, les relations toxiques, la dépendance émotionnelle ou le perfectionnisme. 

  

La situation dramatique que Paul décrit dans Romains 7:15 peut prendre fin si nous laissons l’Esprit de Dieu nous guider. Pour que Dieu règne à travers nous, l’âme doit se mettre volontairement à la disposition de l’Esprit. Le processus de délivrance et de guérison passe par une bonne compréhension de ce qui se passe dans notre âme. C’est ce que nous aborderons dans le cadre de la prochaine leçon : « Les salles de l’âme : mémoire, imagination, croyances ». 

  

  

Pour aller plus loin 

•    Lire Romains 8:1-17; Romains 6:21 ; Romains 7:14-25 

•    Lire Ésaïe 6:5 ; Ésaïe 64:6 ; Éphésiens 2:1-2 ; Romains 13:14 

•    Lire Galates 5:16-24 ; Galates 6:8; Jacques 1:14-15; 

  

Requêtes 

Père, au nom de Jésus, ouvre mes yeux afin que je vois les détails des mécanismes qui me ramènent sur les sentiers de l’iniquité. Ce le cycle maudit de Romains 7:15 soit définitivement brisé dans ma vie. C’est Toi que je veux. Je veux faire ce j’ai sais; ce que je vois auprès de Toi. Je veux faire ce que j’aime ; je veux me réjouir de tout ce que je dis et fais. 

  

Note importante : N’oublie pas que notre soutien est la justice de notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5 verset 21)  

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Auteur : Yves Djiki 

Mise en ligne : Isaïe-Nathan Djiki 

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